Le deuxième jour du Biem algérien : entre défis mathématiques et soulagement linguistique

الرياضيات ترهق المترشحين والإنجليزية تعيد الأمل!
Photo via Echoroukonline

Le deuxième jour des épreuves du Brevet d'Enseignement Moyen (BEM) algérien s'est déroulé le 20 mai 2026 à travers le pays. Cette journée d'examens a confronté les élèves à des défis notables en mathématiques et leur a offert un soulagement relatif avec l'épreuve d'anglais. La passation de ces épreuves s'est faite dans un contexte particulier, marqué par des conditions climatiques exigeantes dans plusieurs régions.

Épreuves mathématiques exigeantes

L'épreuve de mathématiques, passée par les candidats lors de la deuxième journée du Brevet d'Enseignement Moyen (BEM), a été jugée particulièrement exigeante par de nombreux participants. L'examen a sollicité de manière intensive les connaissances antérieures des élèves, une caractéristique qui a été décrite comme épuisante par certains d'entre eux. Il a principalement porté sur les leçons enseignées durant le premier et le second semestre de l'année scolaire, insistant sur l'importance clé des « connaissances antérieures » pour la résolution des problèmes.

De nombreux exercices proposés dans cette épreuve requéraient une compréhension systématique et une approche de raisonnement mathématique approfondie. Ces questions ne se limitaient pas à des demandes directes de formules ou de définitions, exigeant plutôt des candidats une capacité à mobiliser diverses compétences analytiques et logiques pour résoudre les problèmes posés. La structure de l'examen a ainsi mis à l'épreuve la capacité des élèves à appliquer leurs acquis de manière intégrée et à faire preuve de pensée critique face à des situations complexes. Cette conception de l'épreuve visait à évaluer non seulement la mémorisation des concepts, mais aussi l'aptitude à les utiliser dans des contextes variés.

Soulagement avec l'anglais

En contraste avec l'épreuve de mathématiques, l'épreuve d'anglais, passée également lors de cette deuxième journée du BEM, a offert un certain soulagement aux candidats. Selon les observations recueillies auprès des élèves, les questions de cet examen se sont révélées plus abordables qu'anticipé, contribuant à remonter le moral des participants après l'intensité de l'épreuve précédente. L'examen d'anglais s'est concentré sur les acquis fondamentaux des premier et second semestres, mettant l'accent sur l'application des bases linguistiques et grammaticales essentielles. Cette approche plus directe et axée sur les compétences de base a permis aux élèves de mobiliser leurs connaissances de manière plus confortable et avec une plus grande confiance. Le sentiment général était que l'épreuve était bien en phase avec le programme d'études, offrant une occasion de démontrer les compétences acquises sans la pression supplémentaire des défis inattendus.

Conditions climatiques difficiles

Des températures élevées ont impacté les conditions d'examen dans plusieurs wilayas du pays, ajoutant une difficulté supplémentaire non négligeable pour les candidats. La chaleur accablante a rendu la concentration plus ardue pour de nombreux élèves. Il a été constaté que certains établissements éducatifs n'étaient pas équipés de systèmes de ventilation ou de climatisation adéquats pour faire face à ces conditions caniculaires, ce qui a accentué l'inconfort. Malgré ces conditions environnementales difficiles, des élèves à besoins spécifiques, y compris ceux présentant des blessures, ont participé aux épreuves. Ces derniers ont bénéficié des aménagements nécessaires pour composer dans les meilleures conditions possibles, soulignant l'engagement à inclure tous les candidats malgré les obstacles.

Recommandations d'experts

Face à ces défis climatiques, des experts ont suggéré qu'une révision du calendrier officiel des examens devrait être envisagée afin de prendre en compte les conditions météorologiques. Cette recommandation vise à adapter les périodes d'épreuves aux températures, potentiellement élevées, rencontrées durant la saison des examens, en particulier en fin de printemps et début d'été. L'objectif est d'assurer des conditions de passation optimales pour les candidats, notamment dans les régions où les infrastructures de ventilation sont insuffisantes. Une telle mesure permettrait de minimiser l'impact des facteurs environnementaux sur la performance et le bien-être des élèves, garantissant ainsi une évaluation plus équitable et moins stressante. La prise en compte de ces facteurs climatiques est perçue comme essentielle pour l'amélioration continue du système d'examen national.