Les institutions pharmaceutiques devront désormais joindre un certificat de situation fiscale à divers dossiers soumis à l'الوكالة الوطنية للمنتجات الصيدلانية, une nouvelle procédure rendant ce document une condition fondamentale pour l'acceptation administrative. Cette exigence est liée au règlement des sommes dues au Trésor public. L'objectif principal de cette mesure est de renforcer la conformité fiscale des acteurs du secteur pharmaceutique et d'assurer que toutes les obligations financières envers l'État sont respectées avant l'approbation de leurs démarches administratives. Le ministère de l'Industrie Pharmaceutique a émis cette directive par une instruction datée du 18 mai 2026, portant le numéro 44/26. Cette instruction, provenant d'الجزائر, demande aux institutions pharmaceutiques d'inclure ce certificat dans leurs dossiers, assurant ainsi la conformité fiscale comme prérequis à toute démarche administrative et marquant un tournant dans la gestion des relations entre l'administration et les opérateurs du secteur.
Détails de la nouvelle procédure
Cette procédure s'appliquera aux dossiers d'enregistrement de produits pharmaceutiques, d'accréditation de dispositifs médicaux, de renouvellement, de modification ou de transfert des décisions d'enregistrement et d'accréditation. Elle concernera également les avenants et les licences soumis à des redevances. L'étendue de cette exigence note la volonté des autorités de couvrir l'ensemble des interactions administratives et financières des institutions pharmaceutiques avec l'agence. Tout dossier ne comportant pas ce certificat sera jugé irrecevable et ne sera pas traité par les services compétents de l'الوكالة الوطنية للمنتجات الصيدلانية. Cette intransigeance vise à garantir l'application stricte de la nouvelle réglementation. Le certificat de situation fiscale devra être délivré par la Direction des Finances et de la Comptabilité de l'الوكالة الوطنية للمنتجات الصيدلانية. La présence de ce document est désormais une condition préalable indispensable pour l'acceptation de toute demande administrative soumise à l'Agence, renforçant ainsi les exigences de conformité fiscale pour les acteurs du secteur et assurant une meilleure traçabilité des obligations financières.
Cadre légal et financier
Cette procédure s'aligne sur les dispositions de l'ordonnance n° 21-07 du 8 juin 2021, relative à la Loi de finances complémentaire pour 2021. Elle respecte également les préceptes de la loi n° 24-08 du 24 novembre 2024, qui établit la Loi de finances pour 2025. Ces cadres législatifs régissent spécifiquement le versement des redevances au Trésor public, soulignant l'importance de ces contributions pour les finances de l'État. L'intégration du certificat de situation fiscale dans les dossiers administratifs des institutions pharmaceutiques vise à renforcer la conformité avec ces exigences financières et légales. Cette démarche administrative s'inscrit dans une politique plus large de rationalisation et de sécurisation des recettes fiscales, garantissant que les entités opérant dans un secteur aussi stratégique que l'industrie pharmaceutique respectent pleinement leurs obligations.
Période de transition et mise en conformité
Une période transitoire de trois mois sera accordée aux institutions pharmaceutiques pour régulariser leur situation fiscale, avant que le certificat ne devienne entièrement obligatoire pour l'acceptation de tout dossier. Ce délai de trois mois est effectif à compter de la date d'émission de l'instruction, permettant aux entités de régler leurs potentielles dettes et de se conformer aux nouvelles exigences sans interruption majeure de leurs activités. Durant cette période, les dossiers pourront être déposés sans le certificat de situation fiscale, à condition que la régularisation soit achevée dans les délais impartis. Cette flexibilité temporaire est destinée à faciliter une transition en douceur pour l'ensemble des acteurs concernés. Une fois cette période transitoire expirée, la présentation du certificat de situation fiscale deviendra une condition impérative pour l'acceptation de tout dossier, soulignant l'engagement ferme des autorités à faire appliquer cette nouvelle réglementation de manière universelle et sans exception.