Trump offre une "dernière chance" à l'Iran, Téhéran dément des négociations

Le président américain Donald Trump a déclaré lundi vouloir offrir à l'Iran une "dernière chance" avant d'entreprendre ce qu'il a décrit comme une action de "décapitation", affirmant que des négociations étaient en cours malgré les démentis de Téhéran. Ces déclarations interviennent après des semaines d'échanges de frappes militaires entre les États-Unis et l'Iran, une période marquée par une escalade des tensions.

"L’Iran ne voulait pas être frappé, et ils ont dit qu’ils voulaient parler", a affirmé Donald Trump, ajoutant : "Nous discutons à la demande de l’Iran, avec le soutien de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et du Qatar en particulier, mais aussi d’autres pays." Il a précisé : "C’est la dernière chance pour eux de signer un bon document." Le président Trump a également insisté sur le fait que ces pourparlers étaient "en cours", malgré les affirmations contraires de Téhéran, soulignant la complexité de la situation diplomatique.

Détails des discussions proposées

Donald Trump a affirmé que les discussions se déroulaient à la demande de l'Iran, avec le soutien de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et du Qatar, entre autres nations régionales. Il a précisé que ces négociations se dérouleraient en deux phases distinctes. La première concernerait la réouverture du détroit d'Ormuz, un point de passage maritime stratégique clé pour le commerce mondial de pétrole. La seconde phase aborderait les capacités nucléaires de l'Iran, un sujet de préoccupation majeur pour la communauté internationale. Le président américain a également déclaré que les États-Unis n'autoriseraient pas l'Iran à percevoir des frais de passage pour les navires transitant par le détroit d'Ormuz, une position ferme visant à garantir la liberté de navigation. Donald Trump a estimé que les producteurs de pétrole américains ExxonMobil et Chevron avaient "fait trop d'argent", suggérant qu'ils devraient baisser les prix de détail, une déclaration qui a suscité des réactions dans le secteur énergétique.

Position iranienne et contexte tendu

L'Iran a affirmé lundi ne pas être engagé dans des négociations avec les États-Unis, contredisant les déclarations de Donald Trump. Cette prise de position intervient après que Washington a attaqué des cibles à l'intérieur du territoire iranien, une action qui a exacerbé les tensions bilatérales. Téhéran avait précédemment riposté en ciblant ce qu'il a présenté comme des installations et équipements militaires américains dans plusieurs pays arabes, notamment la Jordanie, Bahreïn et le Koweït, illustrant la nature réciproque des frappes militaires récentes.

Téhéran a indiqué travailler avec Oman pour établir une "route temporaire" dans le détroit d'Ormuz afin d'assurer la sécurité de la navigation. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a précisé que les discussions actuelles avec Oman concernent la garantie du passage sécurisé des navires dans cette voie maritime stratégique, soulignant l'importance pour l'Iran de maintenir la fluidité du trafic maritime.

M. Baqaei a par ailleurs rejeté les informations faisant état de négociations entre Téhéran et Washington. Il a déclaré sans équivoque : "Nous ne menons pas de négociations avec les États-Unis." Cette déclaration confirme la position iranienne de non-engagement direct avec l'administration américaine concernant les tensions régionales, marquant un contraste frappant avec les affirmations du président américain.

Implications économiques et futures

Donald Trump a affirmé que les négociations étaient « en cours » en dépit des démentis iraniens. Cette escalade faisait suite à la signature en juin d'un protocole d'accord entre Washington et Téhéran, ainsi qu'au lancement de négociations en vue d'un accord final. Le président américain a également déclaré que les prix du pétrole baisseraient une fois que les États-Unis en auraient « fini avec l'Iran », liant directement la résolution du conflit à l'évolution des marchés mondiaux de l'énergie.