A.P. Moller Capital, filiale du groupe A.P. Moller Group, a acquis la société Portek International, entreprise japonaise enregistrée à Singapore. Portek International gère actuellement les opérations au port de Bejaia en Algérie. Le PDG de CMA CGM, Rodolphe Saadé, a rencontré le président algérien Abdelmadjid Tebboune le 2 juin 2025 pour discuter de projets d'infrastructures portuaires à Oran. Une visite initialement prévue par Rodolphe Saadé en Algérie le 15 avril 2025 avait été annulée dans un contexte de tensions diplomatiques entre l'Algérie et la France.
L'expansion stratégique de Maersk
Portek International traite chaque année un volume d'environ 700 000 conteneurs à travers ses terminaux portuaires mondiaux. Cette activité opérationnelle inclut également la manutention de 7 millions de tonnes de fret. Le bilan annuel de l'entreprise, désormais sous le contrôle de A.P. Moller Capital, comprend par ailleurs le transit de 90 000 véhicules. Ces flux logistiques globaux caractérisent l'empreinte de la société, laquelle assure la gestion des opérations au port de Bejaia. A.P. Moller Capital, filiale du groupe A.P. Moller Group, a finalisé l'acquisition de cet opérateur, dont le siège est enregistré à Singapore. Le volume total des marchandises et des unités automobiles constitue la référence actuelle des capacités de gestion de Portek International sur les différents terminaux qu'elle exploite internationalement. Ces données chiffrées reflètent la dimension des services logistiques fournis par l'entité au sein du réseau portuaire où elle opère.
Les difficultés de CMA CGM
Rodolphe Saadé, PDG de CMA CGM, a effectué un déplacement en Algérie en août 2022. Ce voyage s'inscrivait dans le cadre de la visite officielle du président français Emmanuel Macron dans le pays.
Le 19 juin 2025, le ministre algérien des Transports, Said Sayoud, a tenu une réunion avec Christine Cabau, directrice générale adjointe de CMA CGM. Les discussions ont porté sur les projets d'infrastructures portuaires de l'entreprise en Algérie.
Impact des tensions diplomatiques
Environ 300 entreprises françaises exportatrices vers l'Algérie ont fait faillite en raison de la crise actuelle des relations bilatérales entre les deux pays. Cette situation de blocage affecte un nombre plus large d'acteurs économiques. Environ 6 000 entreprises françaises rencontrent actuellement des difficultés significatives pour exporter leurs produits vers le marché algérien. Ces deux indicateurs chiffrés illustrent les conséquences économiques directes de la dégradation des rapports diplomatiques sur le tissu industriel et commercial français opérant vers l'Algérie.