Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a évoqué samedi la possible adhésion de l'Égypte à un accord de défense conjoint, actuellement en vigueur entre la Turquie, l'Arabie saoudite et le Pakistan. Cet accord, nommé « Accord de défense conjoint de La Mecque », vise à renforcer la coopération en matière de défense et à soutenir la sécurité et la stabilité régionales et internationales. La signature de cet accord a eu lieu lors d'un sommet réunissant le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le président turc Recep Tayyip Erdoğan et le Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif. Hakan Fidan a précisé que « l'alliance de défense maritime dirigée par Riyad “ne cible aucun pays” ».
Détails de l'accord de défense
L'Accord de défense conjoint de La Mecque est techniquement équivalent au principe de défense collective stipulé à l'article 5 de la Charte de l'OTAN. L'article 5 de la Charte de l'OTAN stipule que toute attaque armée contre l'une des parties à l'accord est considérée comme une attaque contre toutes les parties. L'accord de La Mecque comprend la formation d'un comité ministériel, similaire aux mécanismes de travail au sein de l'OTAN. Un secrétariat général est également inclus dans l'accord de La Mecque pour coordonner les travaux de l'accord et mettre en œuvre ses mécanismes.
Contexte des alliances régionales
L'Égypte avait déjà rejoint l'alliance militaire navale dirigée par l'Arabie saoudite le 30 juillet de l'année dernière. La Turquie et le Pakistan font également partie de cette alliance navale menée par Riyad. Les responsables de l'alliance ont affirmé que cette entité de défense navale ne visait aucun pays spécifique. Parallèlement, en septembre 2025, l'Arabie saoudite et le Pakistan ont conclu un accord stratégique de défense conjoint. Cet accord saoudo-pakistanais stipule que toute agression contre l'un des deux pays est considérée comme une agression contre les deux parties signataires.
Implications potentielles pour la sécurité
L'éventuelle intégration de l'Égypte à l'Accord de défense conjoint de La Mecque pourrait remodeler les dynamiques sécuritaires régionales. Actuellement, cet accord lie la Turquie, l'Arabie saoudite et le Pakistan, et vise à renforcer la coopération en matière de défense et à soutenir la stabilité. Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a évoqué cette possibilité, soulignant l'importance stratégique d'une telle adhésion.
L'Accord de défense conjoint de La Mecque établit un principe de défense collective, similaire à l'article 5 de la Charte de l'OTAN, considérant toute attaque armée contre un membre comme une attaque contre tous. L'Égypte fait déjà partie d'une alliance militaire navale dirigée par l'Arabie saoudite, aux côtés de la Turquie et du Pakistan, dont les responsables ont affirmé qu'elle ne ciblait aucun pays spécifique. Un accord stratégique de défense conjoint entre l'Arabie saoudite et le Pakistan, conclu en septembre 2025, stipule également qu'une agression contre l'un est considérée comme une agression contre l'autre. L'élargissement de l'accord de La Mecque à l'Égypte renforcerait potentiellement cette architecture de sécurité existante, en consolidant les liens entre ces nations du Moyen-Orient et d'Asie du Sud.