Depuis deux ans, la secte madkhalie critique « les hommes de la résistance » dans le contexte de l'opération « Déluge d'Al-Aqsa ». Cette position intervient alors que deux colons israéliens ont été tués lors de l'opération menée à Tal. L'article soulève l'hypothèse que les Madkhalis pourraient baser leur critère d'héroïsme sur l'apparence vestimentaire, transformant ainsi des actes provocateurs en un « djihad béni ». Cette analyse met en lumière une apparente incohérence dans les jugements de la secte concernant les actions de résistance.
Critique des Opérations de Résistance
Les Madkhalis ont affirmé que les opérations du Hamas étaient « ostentatoires » et avaient provoqué « l'ennemi sioniste à détruire Gaza et à tuer des milliers de civils ». Cette critique a été formulée de manière persistante au cours des deux années de l'opération « Déluge d'Al-Aqsa ». Cette position a été mise en lumière dans un article précédent intitulé « C'est de l'envie, ô Madkhalis », publié le 6 février 2025 dans le journal Al-Shorouk. L'article précisait que le groupe Madkhali aurait été chargé de combattre les Frères musulmans, ajoutant une dimension politique à leurs critiques des mouvements de résistance. Les Madkhalis, en adoptant cette ligne, se sont distingués par une approche qui semble minimiser la légitimité des actions du Hamas tout en soulignant leurs conséquences tragiques pour la population civile.
L'Opération de Farouk Ramadan
Farouk Ramadan a mené une opération dans la ville de Tal, au sud-ouest de Nablus, en Cisjordanie. Il est décrit comme un homme salafiste n'étant affilié à aucun parti ou organisation. L'opération qu'il a menée a entraîné la mort de deux colons israéliens, un fait qui a suscité une réaction notable de la part de la secte Madkhalie. L'article affirme que Farouk Ramadan défendait sa terre, tandis que les combattants de la résistance défendent la terre bénie, la religion et les lieux saints de la nation. Cette distinction est clé dans l'argumentation de l'article, car elle met en évidence une divergence d'interprétation des motivations et des objectifs des actions de résistance. Les combattants de la résistance en Cisjordanie auraient mené des centaines d'opérations similaires ou supérieures à celle de Farouk Ramadan, démontrant l'ampleur et la fréquence des actions menées dans la région. Par exemple, une opération dans le village d'Al-Funduq, à l'est de Qalqilya, le 6 janvier 2025, a entraîné la mort de 3 Israéliens et fait 9 blessés. Une autre opération au poste de contrôle militaire de Tayasir, à l'est de Tubas, le 18 février 2025, a causé la mort de 2 soldats israéliens et blessé 8 autres. Ces exemples illustrent la nature continue et souvent plus impactante des actions de résistance collectives par rapport à l'opération individuelle de Farouk Ramadan.
Hypocrisie et Critères Ambiguës
Les Madkhalis ont loué l'action de Farouk Ramadan, la comparant aux opérations du Hamas, ce qui est perçu comme une contradiction frappante. Cette comparaison soulève des questions sur la cohérence de leur doctrine et de leurs jugements. La position du groupe Madkhali concernant l'opération de Farouk Ramadan est présentée comme une incohérence flagrante, alimentée par l'envie, selon l'analyse de la publication. L'article s'interroge sur la réaction des Madkhalis si l'auteur de l'opération à Tal avait été un membre des Brigades Al-Qassam, la branche militaire du Hamas. Cette interrogation note l'hypothèse que la perception des Madkhalis pourrait être influencée par l'affiliation organisationnelle plutôt que par la nature de l'acte lui-même. Il est rappelé, dans ce contexte, le dicton selon lequel « quiconque est tué en défendant sa propriété est un martyr », un principe qui pourrait, selon l'article, être appliqué de manière sélective par la secte Madkhalie. Cette sélectivité dans l'application des principes religieux et moraux est au cœur de la critique formulée contre les Madkhalis, suggérant un biais dans leur évaluation des actes de résistance.