Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a affirmé n'avoir jamais demandé de quota ou de nombre spécifique de visas, alors que le différend sur les visas entre l'Algérie et la France refait surface. M. Tebboune a déclaré : « J’affirme trois choses aux Algériens avant nos amis français : le président algérien n’a jamais demandé de “quota” de visas ni un nombre précis de visas. Nous n’avons jamais évoqué ce dossier, et je n’ai jamais demandé d’excuses ni de compensations. » En réponse, le président français Emmanuel Macron a chargé le porte-parole du gouvernement, Prigione, de noter que la France « ne fléchira pas » sur la question des visas.
Déni algérien des demandes de visas
Le président Abdelmadjid Tebboune a également précisé qu'il n'avait jamais exigé d'excuses ni de compensations de la part de la France. Cette affirmation s'inscrit dans le cadre de ses déclarations concernant le différend sur les visas entre les deux pays. Il a souligné devant la presse nationale que le dossier des visas n'avait jamais été évoqué par ses soins en des termes de "quota" ou de "nombre précis", réfutant ainsi certaines interprétations ou rumeurs. M. Tebboune a mis en avant son approche, déclarant : « Nous n’avons jamais évoqué ce dossier, et je n’ai jamais demandé d’excuses ni de compensations. »
Position française sur les visas
L'ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, a exprimé l'espoir de voir le nombre de visas accordés aux Algériens atteindre 250 000. Des ministres français tels que Naima Moutchou, Benjamin Haddad et Jean-Noël Barrot sont impliqués dans les discussions concernant cette problématique. La question des visas a été abordée lors d'un Conseil des ministres français, soulignant l'importance que la France accorde à ce dossier. Le sujet reste un point de tension récurrent dans les relations bilatérales.
Contexte des relations bilatérales
Une « trêve officieuse » entre l'Algérie et Paris avait débuté avec la visite du ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin en février 2026. Cette période de rapprochement a été ponctuée par des échanges diplomatiques.
D'autres responsables français ont également effectué des déplacements en Algérie, à l'instar de Gérald Darmanin en mai, ainsi que d'Alice Rufo, également en mai, soulignant une activité diplomatique soutenue entre les deux nations. Un diplomate a affirmé que le pragmatisme français était jugé excessif, la France recherchant ses propres intérêts tout en ignorant des demandes algériennes jugées non négociables.
Selon la même source, les visites ministérielles françaises en Algérie visaient à obtenir des avancées sur des dossiers clés, notamment en matière de migration. Ces déplacements avaient également pour objectif de renforcer la coopération dans l'échange de renseignements de sécurité et la lutte contre le crime organisé, des domaines d'intérêt commun pour les deux pays.
Implications et perspectives
La question des visas n'est pas perçue comme un levier efficace par la France, selon certaines analyses, car les Algériens peuvent se tourner vers d'autres options Schengen grâce à de bonnes relations avec d'autres pays européens. Un ancien diplomate estime que les deux pays n'ont pas suffisamment résolu leurs différends accumulés pour pouvoir bâtir une relation solide et durable. Il a indiqué que les divergences passées continuent de peser sur les dynamiques bilatérales actuelles. Parmi les exigences algériennes qui n'ont pas été satisfaites par la France figurent la récupération de fonds pillés et l'extradition d'individus recherchés par la justice algérienne. Ces dossiers sensibles demeurent des points de friction non résolus, affectant la confiance mutuelle entre Alger et Paris.