Le président Abdelmadjid Tebboune s'est de nouveau exprimé sur les relations entre l'Algérie et la France, lors d'un extrait de son entretien diffusé par la Présidence de la République le lundi 27 juillet. Ses déclarations clarifient la position algérienne sur les questions de visas et de mémoire historique, notamment suite à l'adoption d'une loi pénalisant le colonialisme.
M. Tebboune a affirmé que « l’Algérie ne fait jamais la manche » et a précisé : « Le président algérien n’a jamais demandé un quota de visas, un nombre de visas ou parlé de visas ». Il a également souligné « Trois choses aux Algériens avant nos amis français ».
Concernant la question mémorielle, une loi criminalisant le colonialisme, adoptée en avril par le Parlement algérien, a été amendée pour retirer les demandes d'excuses et de compensations. Le président Tebboune a insisté sur ce point : « Je n’ai jamais demandé d’excuses, je n’ai jamais demandé d’indemnisation ».
Démenti des accusations françaises
Des figures de la droite et de l'extrême droite françaises, parmi lesquelles Bruno Retailleau, Marine Le Pen, Jordan Bardella et Éric Ciotti, ont accusé le gouvernement français de capituler face à l'Algérie sur les questions de mobilité et de mémoire. Ces allégations ont alimenté un débat public sur la nature des relations bilatérales. Le Quai d'Orsay, ministère français des Affaires étrangères, a réagi en précisant que la délivrance des visas aux ressortissants algériens ne figurait pas parmi les sujets de discussion abordés entre Paris et Alger. Cette déclaration visait à clarifier la position officielle française face aux critiques.
Le président Abdelmadjid Tebboune, s'exprimant lundi 27 juillet, a également apporté des précisions sur les attentes algériennes. Il a affirmé n'avoir « jamais demandé d’excuses » et n'avoir « jamais demandé d’indemnisation » concernant les questions mémorielles. Cette déclaration intervient dans un contexte où une loi algérienne criminalisant le colonialisme, initialement adoptée par le Parlement en avril, a été amendée pour retirer les requêtes d'excuses et de compensations. La position du président algérien vise à dissiper les malentendus et à recentrer les discussions sur d'autres aspects des relations bilatérales.
Position sur la mémoire coloniale
L'Algérie revendique de la France une reconnaissance officielle de son passé colonial. Cependant, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a affirmé que son pays n'a jamais formulé de demandes d'excuses, de repentance ou d'indemnisation à la France concernant ce passé colonial. Ces clarifications interviennent dans un contexte de relations bilatérales complexes, où la question mémorielle occupe une place prépondérante dans les discussions entre les deux nations. La position algérienne, telle qu'exprimée par M. Tebboune, vise à établir une distinction entre la nécessité d'une reconnaissance historique et l'absence de requêtes formelles pour des réparations ou des excuses de la part de l'Algérie.
Clarification sur les visas
L'entretien du président Tebboune était prévu pour être diffusé sur la Télévision algérienne dans la soirée du lundi 27 juillet. Cette intervention s'inscrit dans un contexte où le président français Emmanuel Macron avait précédemment abordé la question des visas. M. Macron a affirmé, lors d'un conseil ministériel, que « la France a engagé un travail exigeant sur les enjeux et les sujets majeurs avec l’Algérie ». Il a cependant précisé qu'« il n’y a aucun objectif chiffré en matière de visas ». Cette déclaration du président français visait à dissiper les rumeurs et les accusations de certains politiques français concernant une prétendue capitulation sur la délivrance de visas. La position française, telle qu'exprimée par son président, note l'absence de quotas spécifiques dans les discussions bilatérales, tout en reconnaissant l'importance des échanges sur des sujets majeurs.