Procès pour corruption du barrage Majaz El Bakr : l'ancien ministre Berraki devant la justice

الوزير الأسبق للموارد المائية أزرقي براقي
Photo via Echoroukonline

Le procès de l'ancien ministre des Ressources en eau, Arezki Berraki, a été reporté au 23 juin par le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M'hamed. Cette affaire concerne des accusations de corruption grave liées au projet de renforcement du barrage Majaz El Bakr, situé dans la wilaya de Guelma. Sont également impliqués l'ancien directeur général de l'Agence nationale des barrages et des transferts (ANBT), M.M. Son successeur B.Ch.W. Ainsi que d'autres prévenus. Ce projet aurait occasionné des dépenses d'environ 600 milliards de centimes pour le Trésor public.

L'audience, qui devait initialement se tenir, a été ajournée, marquant un nouveau chapitre dans cette affaire de grande envergure. Le report de ce procès très attendu a été décidé par le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M'hamed, qui est en charge de l'instruction et du jugement des affaires complexes de corruption et de délits financiers. Cette décision vise à garantir le bon déroulement de la procédure judiciaire et à permettre à toutes les parties de préparer adéquatement leur défense.

Détails des accusations

Les accusations portées contre l'ancien ministre Arezki Berraki et les autres prévenus incluent l'abus d'influence réel et supposé, le délit d'utilisation intentionnelle des fonctions pour l'octroi d'avantages indus, le détournement de deniers publics, ainsi que l'octroi de privilèges injustifiés. Ces faits sont liés au projet de renforcement du barrage Majaz El Bakr. Les charges détaillent une série d'agissements qui auraient permis de favoriser indûment certaines parties au détriment des intérêts de l'État. L'enquête a mis en lumière des mécanismes présumés de contournement des procédures régulières, conduisant à des surcoûts considérables pour les finances publiques.

Le propriétaire de l'entreprise ayant bénéficié du projet, identifié comme R.H. Est également poursuivi. Il doit répondre des chefs d'incitation d'agents publics à l'exploitation de leur fonction, de bénéfice de privilèges injustifiés, et de participation au détournement de deniers publics et au blanchiment d'argent. Ces accusations soulignent la complexité de l'affaire, impliquant à la fois des fonctionnaires et des acteurs du secteur privé dans un réseau présumé de corruption. La participation de R.H. à ces délits présumés est un élément central de l'accusation, qui cherche à établir la chaîne des responsabilités dans cette affaire.

Contexte du projet

Le projet de renforcement du barrage Majaz El Bakr, situé dans la wilaya de Guelma, était initialement estimé à environ 130 milliards de centimes. Cependant, son coût a considérablement augmenté, atteignant plus de 580 milliards de centimes en raison de multiples avenants et annexes ajoutés au cours de sa réalisation. Cette augmentation spectaculaire des dépenses est au cœur des préoccupations des enquêteurs et des accusations de corruption. Les avenants et annexes, qui ont fait passer le coût initial de 130 milliards de centimes à plus de 580 milliards de centimes, sont examinés de près pour déterminer s'ils étaient justifiés ou s'ils ont servi de prétexte à des malversations.

Ce projet visait principalement à soutenir l'irrigation agricole dans la commune d'Ain Makhlouf, également située dans la province de Guelma. L'escalade des coûts est au cœur des accusations de corruption portées contre l'ancien ministre Arezki Berraki et les autres prévenus. L'importance stratégique du barrage pour l'agriculture locale rend d'autant plus grave les allégations de détournement de fonds, car cela aurait pu compromettre l'efficacité et la pérennité d'une infrastructure essentielle pour le développement régional.

Motifs du report

Le report de l'audience a été accordé notamment en raison de la nature de la première session du procès. La défense a sollicité un délai supplémentaire pour examiner en détail le dossier de l'affaire, une requête qui a été acceptée par le tribunal. Cette décision vise à garantir que toutes les parties disposent du temps nécessaire pour préparer leurs arguments et prendre connaissance de l'ensemble des éléments constitutifs du dossier. Le tribunal a ainsi répondu à la demande des avocats des prévenus, permettant un examen approfondi des faits avant la reprise des débats. Ce report est une pratique courante lors des premières audiences d'affaires complexes, afin d'assurer le respect des droits de la défense et d'éviter toute précipitation dans la procédure judiciaire. Le 23 juin sera donc une date clé pour la suite de ce procès qui retient l'attention de l'opinion publique.