Dix-neuf prévenus comparaissent actuellement devant la justice dans le cadre d'un procès pour corruption visant la Fédération Algérienne de Football (FAF). Cette procédure judiciaire concerne notamment trois anciens présidents de l'instance dirigeante du football national. Charaf-Eddine Amara, Kheireddine Zetchi et Djahid Zefizef figurent parmi les personnes poursuivies par les autorités judiciaires. Les débats portent sur des malversations présumées au sein de la gestion de la Fédération Algérienne de Football. Les magistrats examinent les responsabilités individuelles des ex-dirigeants dans ce dossier qui implique un total de 19 accusés.
Gestion des contrats et équipements
La Fédération Algérienne de Football (FAF) a maintenu son contrat avec l'équipementier Adidas après que la société a relevé son offre initiale de 900 000 euros à 1,6 million d'euros. Parallèlement, l'instance a conclu un accord avec l'agence tunisienne Concorde Voyages pour l'organisation de stages de préparation et de matchs amicaux contre les sélections du Mali et du Nigeria.
Les dépenses liées à l'hébergement ont également été scrutées par la justice. La Fédération Algérienne de Football a fait appel aux services de l'hôtel privé Tazrout Olympic, situé à Dely Ibrahim, pour loger ses équipes. Le coût total de ces prestations s'est élevé à environ 500 millions de centimes pour une période de cinq mois. Ces transactions contractuelles font partie des éléments examinés par les magistrats dans le cadre du procès visant les anciens dirigeants de l'instance.
Responsabilités administratives et techniques
N. Abdelghani a occupé le poste de directeur de l'administration générale de la FAF de juillet 2017 jusqu'à sa démission, le 30 mai 2021. Interrogé sur sa fonction durant le procès, il a déclaré : « سيدتي الرئيسة، أنا كنت مسؤولا بطريقة غير مباشرة، فأنا أراقب نشاط هذا الأخير فقط سواء من حيث الطلبيات التي توجه للفرق الوطنية أو الطلبيات المقدمة من طرف الرئاسة أو الأمانة العامة للفيدرالية. »
B. Hadjer a exercé les fonctions de gestionnaire du magasin de la FAF entre 2013 et 2023. Devant le tribunal, ce dernier a précisé : « سيدتي الرئيسة، أنا كلفت من طرف مدير الإدارة بتسجيل خروج السلع على مستوى تطبيقة ERP الخاصة بتسيير المخزن وهي تطبيقة جديدة تم استحداثها سنة 2020. » Cette même application ERP, mise en place en 2020, a fait l'objet d'un signalement pour une erreur technique. Ce dysfonctionnement logiciel a entraîné l'enregistrement de certains articles d'inventaire avec une valeur nulle.
Expertises financières et conclusions
Un rapport d'expertise financière complémentaire a été versé au dossier concernant la gestion des fonds alloués aux activités des équipes nationales. Les conclusions de ce document technique portent spécifiquement sur le stage de préparation organisé en Autriche.
Les experts mandatés par la justice ont analysé les flux financiers relatifs à l'enveloppe de 18 millions de dinars algériens (DZD) dédiée à ce regroupement. L'étude conclut à l'absence de préjudice financier pour la Fédération Algérienne de Football (FAF) dans la gestion de ces fonds. Les magistrats intègrent ces résultats aux débats pour déterminer si les procédures de décaissement respectaient les normes comptables en vigueur lors de l'organisation de ce stage. Ces conclusions viennent nuancer les soupçons pesant sur les anciens responsables de l'instance au sujet de la transparence des dépenses effectuées à l'étranger. Le tribunal poursuit désormais l'examen des autres volets financiers du dossier, notamment ceux concernant les contrats d'équipement et les services de logistique fournis à la sélection nationale.