Prix Assia Djebar 2026 : Trois lauréats consacrés

La huitième édition du prix Assia Djebar du roman s'est tenue le samedi 17 octobre au Centre international de conférences Abdelatif Rahal à Alger. Cette cérémonie a récompensé trois lauréats pour leurs contributions littéraires.

Farida Sahoui a obtenu le prix dans la catégorie langue tamazight pour son roman « Aghous » (La Ceinture), paru chez Talsa Editions. Cette distinction vient couronner le travail de l'écrivaine au sein de cette édition du prix, organisée par l'Agence nationale d'édition et de publicité (ANEP). L'événement a rassemblé des acteurs de la scène culturelle algérienne pour honorer la mémoire de la romancière Assia Djebar.

Une cérémonie sous le signe de la mémoire

L'Agence nationale d'édition et de publicité (ANEP) a placé cette huitième édition du prix sous le thème « In Memory, Roots of Tomorrow ». Cette thématique a guidé l'ensemble de l'organisation de la cérémonie au Centre international de conférences Abdelatif Rahal à Alger. Les responsables de l'ANEP ont choisi cet intitulé pour marquer le lien entre l'héritage littéraire d'Assia Djebar et la création contemporaine. Plusieurs figures de la scène culturelle et institutionnelle ont assisté aux travaux, soulignant l'importance de ce rendez-vous dans le calendrier littéraire national. L'Agence nationale d'édition et de publicité (ANEP) a ainsi structuré la célébration autour de cet axe mémoriel, en cohérence avec les objectifs de valorisation de la langue et de la création romanesque portés par le prix depuis sa création. Les organisateurs ont réitéré leur engagement à soutenir la visibilité des œuvres lauréates à travers leurs réseaux de diffusion habituels.

Hommage à l'héritage d'Assia Djebar

L'Agence nationale d'édition et de publicité (ANEP) a institué le prix Assia Djebar en 2015 afin de commémorer la mémoire de la romancière Assia Djebar, disparue la même année après avoir marqué la littérature par une œuvre couvrant la période 1936-2015. Cette distinction annuelle s'inscrit dans une volonté de pérenniser l'héritage intellectuel de l'écrivaine à travers la promotion de la création romanesque nationale.

Mohamed Bouslimani, ministre de la Communication, a souligné la portée symbolique de cette récompense lors de la cérémonie. « Le prix représente un hommage aux efforts des créateurs algériens et une fidélité à la regrettée écrivaine Assia Djebar, qui a consacré son talent à défendre la cause nationale et à transmettre les luttes du peuple algérien et sa profondeur civilisationnelle au monde », a-t-il déclaré. Le ministre a également précisé l'ambition de l'institution : « Le prix constitue une opportunité pour les jeunes plumes et les auteurs méconnus d'entrer dans le monde du roman algérien et d'élever la créativité nationale vers la mondialisation. »

Sarah Mohamed Meriche a été consacrée dans la catégorie langue arabe pour son roman « Al-Rafraf » (La biographie de la montagne mythique), édité par l'Entreprise nationale des arts graphiques (ENAG). Ce prix distingue la qualité narrative de son ouvrage, qui rejoint désormais le corpus des œuvres primées par l'ANEP.

Hosni Kitouni a pour sa part obtenu le prix dans la catégorie langue française avec son ouvrage intitulé « Ce que la mort m’a pris de toi », publié aux éditions Casbah Editions. Cette reconnaissance vient saluer le travail de l'auteur dans le cadre de cette huitième édition, confirmant la diversité des genres et des langues valorisés par le jury. Ces distinctions reflètent l'engagement des organisateurs à soutenir la diffusion des auteurs primés au sein de la scène littéraire contemporaine, conformément aux objectifs fixés lors de la création du prix il y a dix ans.