Voici l'article étendu :
Nabila Mounib, secrétaire générale du Parti Socialiste Unifié (PSU), a accusé Israël de vouloir diviser le Maroc, affirmant que les Israéliens avaient un projet visant à fragmenter le pays en « six États ». Ces déclarations interviennent après que le Maroc et Israël ont convenu d'élever leurs représentations diplomatiques au rang d'ambassades avec l'échange d'ambassadeurs, le mercredi 16 septembre. Selon Nabila Mounib, « Israël veut diviser le Maroc en six États », ajoutant que « Rien de bon ne peut nous venir des criminels sionistes ». Elle a par ailleurs déclaré que « les Marocains sont des hommes libres qui savent être solidaires et défendre leur pays avec tous les moyens. Nous n’allons laisser personne décider de notre sort ». Ces propos soulignent la vive opposition de la dirigeante politique aux rapprochements diplomatiques avec l'État hébreu.
Projet de division du Maroc et appels électoraux
Les élections législatives marocaines sont prévues pour le 23 septembre. Dans ce contexte, Nabila Mounib a appelé à élire des personnes « qui ont le niveau » lors de ces prochaines élections législatives afin d'« arrêter les catastrophes ». Elle a insisté sur l'importance de choisir des représentants capables de défendre les intérêts du pays face à ce qu'elle perçoit comme des menaces extérieures. Plus tôt, en février 2024, la secrétaire générale du Parti Socialiste Unifié avait déjà dénoncé des agissements israéliens. Elle avait alors accusé des Israéliens d'inciter à l'animosité entre les supporters et internautes algériens et marocains, les qualifiant de « mouches électroniques sionistes ». Ces accusations s'inscrivaient déjà dans une série de prises de position critiques envers Israël.
Pression sur les députés et questions de nationalité
Nabila Mounib a évoqué une proposition visant à « donner la nationalité aux sionistes ». En mai, la secrétaire générale du Parti Socialiste Unifié (PSU) avait révélé que des pressions étaient exercées sur les députés pour « naturaliser les sionistes et criminaliser l'antisémitisme ». Selon Mme Mounib, le droit international interdit d'accorder la nationalité à ceux qui ont participé à la guerre contre « nos frères ». Elle a rappelé que cette interdiction est un principe fondamental qui devrait guider les décisions législatives et politiques du Maroc, mettant en garde contre les implications d'une telle mesure.
Contexte diplomatique et électoral tendu
En novembre 2023, Mme Mounib a interrogé le ministre des Affaires religieuses sur la nomination d'un Juif marocain à la tête de l'administration des Wakfs. Cette demande d'explications faisait suite aux liens de cette personne avec un responsable israélien, soulevant des questions sur l'influence potentielle d'Israël dans les institutions marocaines. L'incident s'inscrit dans un contexte où les relations entre le Maroc et Israël sont au cœur des débats politiques, notamment en vue des prochaines élections législatives. Le Parti Socialiste Unifié, par la voix de sa secrétaire générale, continue de manifester une opposition ferme aux rapprochements avec Israël, soulevant régulièrement des questions sur les implications de ces liens pour la souveraineté et l'intégrité du Maroc.
Appel à la vigilance citoyenne et à l'unité maghrébine
Nabila Mounib est députée du Parti Socialiste Unifié (PSU), dont elle est également la secrétaire générale. Dans ce cadre, elle a appelé à la vigilance citoyenne face aux évolutions diplomatiques et politiques. Madame Mounib a notamment exhorté à la construction du Grand Maghreb et à la formation d'un « front commun au Sud de la Méditerranée ». Elle a mis en garde le peuple marocain quant à la nécessité d'assumer ses responsabilités, déclarant : « Comment assumer nos responsabilités devant le peuple marocain qui refuse cela ? Ça va venir et ça fait peur ». Cet appel à l'unité régionale et à la responsabilité citoyenne vise à contrer ce qu'elle perçoit comme des menaces à la stabilité et à la souveraineté du Maroc.