Microsoft sous le feu des critiques après l'usage de sa technologie par l'armée israélienne

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Une enquête, publiée en 2024 par The Guardian, +972 Magazine et Local Call, a révélé que l'Unité 8200 de l'armée israélienne utilisait la plateforme cloud Azure de Microsoft. Cette révélation a mis en lumière l'ampleur de l'implication technologique du géant américain dans des opérations de surveillance controversées. À la suite de cette publication, Microsoft a lancé une enquête interne et a mis fin à l'accès de l'armée israélienne aux services cloud et à l'IA employés dans le projet de surveillance. Le géant technologique a publié jeudi un résumé officiel de cinq pages de ses conclusions. Microsoft a déclaré que ses « conclusions factuelles demeurent inchangées » et qu'il entend adopter une série de recommandations pour améliorer « l’efficacité de sa gouvernance en matière de droits humains ». L'entreprise renforce notamment ses procédures de diligence raisonnable concernant les droits humains dans les « zones de conflit et à haut risque ».

Microsoft soutient que ses dirigeants, y compris son PDG Satya Nadella, ignoraient que l’Unité 8200 utilisait Azure pour stocker des communications palestiniennes interceptées. La firme affirme également ne pas « fournir de technologie destinée à faciliter la surveillance de masse de civils ». Des employés de la filiale israélienne de Microsoft auraient eu des « loyautés conflictuelles » entre leurs obligations professionnelles et leur soutien à l'armée israélienne, notamment après les attaques du Hamas du 7 octobre 2023. Des préoccupations sont apparues quant au fait que certains employés de la filiale israélienne n'auraient pas été totalement transparents avec le siège américain concernant leur connaissance de l'utilisation des technologies Microsoft par l'Unité 8200. Microsoft a annoncé une série de nouvelles mesures, incluant des changements dans la manière dont l'entreprise supervise les employés détenant des habilitations de sécurité délivrées par des gouvernements étrangers. Ces changements visent à mieux encadrer la gestion des informations sensibles et à prévenir de futures violations potentielles.

Révélations sur la surveillance

Un système mis en place a permis aux officiers de renseignement de l'armée israélienne de collecter, écouter et analyser quotidiennement des millions d'appels téléphoniques de Palestiniens. Ce système a été qualifié d'« indiscriminé » et visait des civils à grande échelle, une pratique qui, selon les allégations, violerait les conditions contractuelles d'utilisation de Microsoft. Les premières constatations de l'entreprise ont d'ailleurs montré que l'agence de renseignement israélienne, l'Unité 8200, avait violé les conditions de service de l'entreprise. Selon des informations du Guardian, plusieurs employés impliqués dans la gestion de projets avec l'Unité 8200 avaient précédemment servi au sein de cette unité d'élite ou étaient des réservistes. Ces révélations surviennent alors que Microsoft a admis que l'agence de renseignement israélienne, l'Unité 8200, avait violé les conditions de service de l'entreprise, comme l'ont montré les premières constatations.

Microsoft a réitéré que « ses dirigeants, y compris son PDG Satya Nadella, ignoraient que l’Unité 8200 utilisait Azure pour stocker des communications palestiniennes interceptées », affirmant qu'il ne « fournit de technologie destinée à faciliter la surveillance de masse de civils ». La firme a déclaré que ses « conclusions factuelles demeurent inchangées » suite à son enquête interne. L'entreprise technologique a également annoncé son intention d'améliorer « l’efficacité de sa gouvernance en matière de droits humains ». Dans ce cadre, Microsoft a renforcé ses procédures de diligence raisonnable concernant les droits humains, particulièrement dans les « zones de conflit et à haut risque ».

La société a également introduit de nouvelles mesures concernant la supervision des employés détenant des habilitations de sécurité délivrées par des gouvernements étrangers, notamment pour les projets « liés à la sécurité nationale ». L'objectif est de s’assurer que ces employés « savent comment concilier ces exigences avec leurs obligations envers Microsoft ». Ces ajustements incluent également une réévaluation des projets « lors de nouvelles circonstances politiques ou de changements dans des projets sensibles ». Ces mesures visent à établir une plus grande transparence et un contrôle plus strict sur l'utilisation de ses technologies, en particulier dans des contextes sensibles.

Réactions et démissions internes

Le directeur de la division israélienne de Microsoft a annoncé son départ le mois dernier. Cette décision serait liée à des violations présumées du code éthique interne de l'entreprise, selon des informations. Plusieurs autres dirigeants ont également quitté la société dans les mois qui ont suivi ces révélations. Ces départs surviennent alors que Microsoft a réaffirmé que « ses dirigeants, y compris son PDG Satya Nadella, ignoraient que l’Unité 8200 utilisait Azure pour stocker des communications palestiniennes interceptées ».

L'entreprise a déclaré ne pas « fournir de technologie destinée à faciliter la surveillance de masse de civils », ajoutant que ses « conclusions factuelles demeurent inchangées » après son enquête interne. Microsoft a par ailleurs exprimé son intention d'améliorer « l’efficacité de sa gouvernance en matière de droits humains ». Pour ce faire, la firme a renforcé ses procédures de diligence raisonnable concernant les droits humains, particulièrement dans les « zones de conflit et à haut risque ». De nouvelles mesures ont été introduites concernant la supervision des employés détenant des habilitations de sécurité délivrées par des gouvernements étrangers pour les projets « liés à la sécurité nationale ». Le but est de s’assurer que ces employés « savent comment concilier ces exigences avec leurs obligations envers Microsoft ». Ces ajustements incluent également une réévaluation des projets « lors de nouvelles circonstances politiques ou de changements dans des projets sensibles ». L'entreprise s'efforce ainsi de restaurer la confiance et de renforcer son cadre éthique.

Promesses de réformes

Microsoft s'est engagé à revoir la manière dont elle évalue les contrats « liés à la sécurité nationale » avant de les signer, selon l'entreprise. Ces engagements font suite aux révélations concernant l'utilisation de sa technologie par l'armée israélienne. La société a en outre promis d'améliorer « l’efficacité de sa gouvernance en matière de droits humains », affirmant que ses « conclusions factuelles demeurent inchangées » après son enquête interne. Elle a réitéré que « ses dirigeants, y compris son PDG Satya Nadella, ignoraient que l’Unité 8200 utilisait Azure pour stocker des communications palestiniennes interceptées », et qu'elle ne « fournit de technologie destinée à faciliter la surveillance de masse de civils ».

D'autres mesures incluent la mise en place de révisions périodiques destinées à vérifier si les politiques d'utilisation acceptable de Microsoft sont respectées par les clients, notamment « lors de nouvelles circonstances politiques ou de changements dans des projets sensibles ». Cette approche vise à garantir que les technologies de l'entreprise ne sont pas utilisées de manière contraire à ses principes, particulièrement dans les « zones de conflit et à haut risque ». La firme technologique s'engage également à mieux gérer les habilitations de sécurité accordées par des gouvernements étrangers à ses propres employés. L'objectif est « afin de s’assurer que ceux-ci savent comment concilier ces exigences avec leurs obligations envers Microsoft ». Microsoft mènera des audits périodiques pour vérifier que les politiques d'utilisation acceptable sont respectées par ses clients. L'entreprise s'engage à une surveillance continue pour prévenir de futures utilisations inappropriées de ses plateformes.

Protestations et exigences

Des manifestations ont éclaté en réaction aux révélations sur l'utilisation de la technologie Microsoft. Des manifestants ont exigé une rupture claire avec les clients militaires israéliens, déployant des banderoles telles que « Microsoft finance le génocide » lors d'une conférence à San Francisco. Le groupe militant No Azure for Apartheid, composé en partie d'employés et d'anciens employés de Microsoft, dirige cette mobilisation.

Les révélations ont déclenché des protestations au siège américain de l'entreprise et dans l'un de ses centres de données européens. Des actionnaires, des ONG et ce groupe de campagne mené par des travailleurs, No Azure for Apartheid, ont réclamé de la transparence concernant ses activités avec les clients militaires israéliens. Cette semaine, le groupe a organisé une nouvelle vague de protestations lors d'une conférence annuelle à San Francisco où l'entreprise a annoncé de nouveaux produits. Ces actions soulignent la pression croissante sur Microsoft pour qu'il adopte une position plus ferme et plus transparente concernant ses partenariats dans des zones de conflit.