Listes électorales sous la menace d'une disqualification imminente

قوائم انتخابية مهددة بالسقوط خلال الـ24 ساعة المقبلة
Photo via Echoroukonline

Voici l'article étendu :

Les partis politiques et les listes indépendantes du pays attendent avec appréhension les décisions concernant les listes approuvées au niveau des wilayas dans les prochaines 24 heures, craignant la perte de leur représentation dans certaines circonscriptions électorales. Cette situation survient après l'épuisement de tous les mécanismes d'appel et de substitution suite à des disqualifications, ce qui rend les prochaines décisions particulièrement critiques. Parallèlement, l'Autorité nationale indépendante des élections a entamé les procédures visant à organiser les candidats sur les listes pour l'élection des membres de l'Assemblée populaire nationale, prévue le jeudi 2 juillet 2026. La tension est palpable alors que les formations politiques s'efforcent de se conformer aux exigences légales dans un délai très contraint.

Course contre la montre pour les substitutions

Dans la wilaya d'Alger, où les listes se disputent un nombre significatif de 38 sièges, le parti du Front de Libération Nationale (FLN), ainsi que d'autres formations majeures comme le Rassemblement National Démocratique (RND), le mouvement El Bina, des listes Indépendantes et le Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), s'affairent à remplacer les candidats rejetés. La pression est intense pour ces partis, car chaque candidat disqualifié représente un défi supplémentaire pour maintenir l'intégrité de leurs listes. Des données initiales indiquent que le FLN a vu 14 de ses candidats disqualifiés de sa liste dans cette circonscription stratégique, ce qui nécessite un effort considérable de substitution. La date limite impérative pour soumettre une nouvelle candidature est fixée au samedi 6 juin 2026, à minuit (00h00), ne laissant que très peu de temps aux partis pour finaliser leurs ajustements.

Cadre légal et échéances électorales

Le décret présidentiel n° 26-145, daté du 4 avril 2026 (correspondant au 16 Shawwal 1447 de l'Hégire), convoque officiellement le corps électoral pour l'élection des membres de l'Assemblée populaire nationale le jeudi 2 juillet 2026. Cette convocation marque le coup d'envoi formel du processus électoral. L'Autorité nationale indépendante des élections a fixé au 6 juin à minuit la date limite pour le dépôt des dossiers de substitution et des nouvelles candidatures, un délai clé pour les partis politiques et les listes indépendantes afin d'assurer leur participation. Ces décisions s'inscrivent dans l'application rigoureuse de l'article 176 de la loi n° 21-01 du 10 mars 2021 (correspondant au 26 Rajab 1442 de l'Hégire), relative au régime électoral, telle que modifiée et complétée. Cette loi structure l'ensemble des procédures de candidature et de remplacement des listes électorales, garantissant un cadre légal strict pour l'organisation du scrutin.

Risques pour la représentation politique

Les prochaines heures seront décisives pour les partis politiques, en particulier ceux qui sont confrontés au risque de perdre des listes entières dans certaines wilayas. Ce risque est dû à l'incapacité de ces listes à atteindre le quorum légal requis après les disqualifications enregistrées. La loi électorale stipule qu'une liste doit compter au minimum 31 candidats pour être validée et pouvoir concourir aux élections. Cette exigence pose un défi majeur aux formations politiques et aux listes indépendantes qui peinent à remplacer les candidats rejetés dans les délais impartis, menaçant ainsi leur représentation dans plusieurs circonscriptions. La période actuelle est marquée par une incertitude quant à la capacité de certaines listes à satisfaire cette condition avant la date limite du 6 juin à minuit. La non-conformité à cette règle pourrait entraîner l'exclusion pure et simple de listes, modifiant potentiellement le paysage politique local et national.