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Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique a annoncé la fermeture complète du détroit d'Ormuz à la navigation internationale, selon une déclaration officielle publiée jeudi par l'agence de presse iranienne des étudiants (ISNA). Cette décision militaire et géopolitique, rendue publique par le quartier général militaire de Khatam al-Anbiya à l'aube, marque la fermeture de cette voie navigable vitale jusqu'à nouvel ordre. Les dirigeants militaires iraniens ont indiqué que le détroit, point de passage essentiel pour le commerce mondial, serait totalement inaccessible. L'annonce de la fermeture complète du détroit d'Ormuz par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, effective jusqu'à nouvel ordre, a été relayée par l'agence de presse iranienne des étudiants (ISNA), soulignant l'importance de cette mesure pour la navigation internationale. Le quartier général militaire de Khatam al-Anbiya a précisé que cette fermeture était une décision majeure, affectant l'une des voies maritimes les plus stratégiques au monde. Les dirigeants de l'armée iranienne ont réaffirmé que cette voie navigable vitale serait entièrement bloquée, signalant une escalade significative dans la région.
Menaces et avertissements directs
Le Corps des Gardiens de la Révolution a averti jeudi que l'approche de tout type de navire commercial ou de pétrolier du détroit stratégique d'Ormuz serait considérée comme une coopération directe avec l'ennemi. Parallèlement, un communiqué militaire a appelé tous les navires présents dans la zone à ne pas quitter leurs zones d'ancrage actuelles dans le golfe Persique et la mer d'Oman afin d'éviter toute cible. Cette mise en garde s'adresse explicitement à l'ensemble du trafic maritime, qu'il s'agisse de navires marchands transportant des marchandises diverses ou de pétroliers cruciaux pour l'approvisionnement énergétique mondial. La déclaration du Corps des Gardiens de la Révolution, émise jeudi, a clairement établi que toute tentative de navigation dans le détroit d'Ormuz par ces navires serait interprétée comme un acte hostile, assimilé à une collaboration avec les adversaires de l'Iran. En conséquence, les autorités militaires ont exhorté tous les navires déjà présents dans la région à demeurer dans leurs zones d'ancrage actuelles, que ce soit dans le golfe Persique ou la mer d'Oman, afin de ne pas se retrouver pris pour cible.
Le quartier général responsable de la gestion des opérations de guerre au sein de l'Armée iranienne a confirmé que cette mesure exceptionnelle s'appliquait à tous les types de navires commerciaux et de pétroliers mondiaux sans exception. Toute tentative de passage par cette voie navigable internationale exposera les navires à des tirs directs et à des bombardements immédiats de la part des forces stationnées dans la zone. Le quartier général a souligné l'universalité de cette interdiction, précisant qu'aucun navire, quelle que soit sa nationalité ou sa cargaison, ne serait exempté de cette restriction. La menace de tirs directs et de bombardements immédiats a été clairement formulée, indiquant la détermination des forces iraniennes à faire respecter cette fermeture. Les navires qui tenteraient de braver cette interdiction s'exposeraient à des conséquences graves, face aux unités militaires positionnées stratégiquement dans le détroit d'Ormuz.
Justifications et escalade
Téhéran a justifié cette mesure par une « violation flagrante du cessez-le-feu » de la part des États-Unis d'Amérique. Ces décisions, selon les autorités iraniennes, constituent une réponse directe à de nouvelles frappes aériennes américaines ciblant diverses localisations. Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) avait préalablement annoncé le bombardement de plusieurs cibles militaires et vitales dans des bases américaines au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie. La capitale iranienne a affirmé que l'action américaine représentait une rupture inacceptable des accords de trêve, poussant l'Iran à prendre des mesures défensives. Les décisions prises sont présentées comme une réaction directe et proportionnée aux récentes opérations aériennes menées par les États-Unis, qui ont touché plusieurs sites. Avant cette annonce, le Corps des Gardiens de la Révolution islamique avait déjà revendiqué des frappes sur des cibles militaires et des infrastructures essentielles situées dans des bases américaines au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie, signalant une intensification des hostilités.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a fermement condamné les récentes frappes américaines. Il a déclaré que ces « attaques criminelles et illégales » rendaient le cessez-le-feu, annoncé il y a environ deux mois, « pratiquement insignifiant ». Téhéran tient la direction américaine « entièrement responsable des graves conséquences de cette escalade militaire non calculée autour du détroit d'Ormuz ». Le ministère a qualifié ces actions de violations du droit international, sapant les efforts de désescalade. Selon le ministère, les frappes américaines ont vidé de son sens la trêve établie il y a environ deux mois, annulant de fait les progrès réalisés. La République islamique d'Iran a clairement imputé à la direction des États-Unis l'entière responsabilité des répercussions sérieuses et imprévisibles de cette escalade militaire, particulièrement dans la zone sensible du détroit d'Ormuz.
Contexte des négociations
Washington et Téhéran ont été engagés dans des négociations politiques complexes visant à mettre fin à la guerre depuis le début de la trêve actuelle, le 8 avril. Ces discussions ont connu des hauts et des bas, oscillant entre des revers et un optimisme prudent, depuis l'éclatement des affrontements militaires généralisés le 28 février. Les pourparlers entre les deux capitales, débutés après l'instauration de la trêve le 8 avril, avaient pour objectif de trouver une solution politique durable au conflit. Cependant, le chemin a été semé d'embûches, avec des périodes de stagnation et des moments d'espoir mesuré. Les confrontations militaires généralisées avaient éclaté le 28 février, marquant le début d'une période de forte tension qui a nécessité l'ouverture de ces négociations.