Le Ministère de l'Intérieur presse les collectivités locales pour accélérer les projets et régler les dettes

الداخلية تستعجل الولاة لإنهاء المشاريع المتأخرة وتسديد الديون
Photo: ح.م via Echoroukonline

Le Ministère de l'Intérieur, des Collectivités Locales et de l'Aménagement du Territoire a exhorté les walis, chefs de daïras et présidents d'Assemblées Populaires Communales à accélérer les projets de développement accusant un retard. Cette instruction vise à dynamiser la mise en œuvre des initiatives locales essentielles. Une note-cadre urgente, datée du 7 juin, a été adressée aux responsables locaux pour l'élaboration des budgets et le règlement des dettes. En parallèle, les budgets supplémentaires pour 2026 doivent être préparés et votés impérativement avant le 15 juin. Cette échéance serrée note la volonté ministérielle d'instaurer une gestion financière plus rigoureuse et proactive au sein des collectivités.

Urgence budgétaire et projets en attente

Le Ministère de l'Intérieur a observé que la préparation des budgets supplémentaires a connu des retards persistants au cours des années précédentes dans plusieurs wilayas et communes. Ces délais ont eu un impact négatif sur le lancement des projets, selon les constats du ministère. Cette situation a freiné l'avancement des infrastructures et des services publics locaux, pénalisant ainsi les citoyens. Parallèlement, une directive a été émise à l'intention des communes pour qu'elles procèdent à l'assainissement des programmes inscrits lors des exercices budgétaires antérieurs. Cette démarche inclut la clôture des programmes achevés, une mesure visant à clarifier l'état d'avancement des projets et à libérer les ressources. L'objectif de cette opération est de préparer le code du budget 2027, visant une meilleure gestion et une clarification des engagements financiers locaux.

Dettes envers les services publics

Les collectivités locales cumulent des dettes importantes auprès de plusieurs entités de services publics, selon les informations du Ministère de l'Intérieur. Cette situation concerne notamment Sonelgaz, l'Algérienne des Eaux, Algérie Télécom et l'Entreprise Nationale de Publication et de Publicité. Le ministère a souligné l'urgence de cette situation financière, qui entrave le bon fonctionnement de ces entreprises vitales et, par ricochet, la qualité des services offerts à la population.

Il a été précisé que ces dettes accumulées doivent être réglées sans délai. Pour ce faire, les collectivités sont tenues d'allouer les crédits financiers nécessaires. Cette injonction s'inscrit dans un effort plus large visant à assainir la gestion financière et à garantir le bon fonctionnement des services publics à travers le pays. Le ministère insiste sur la nécessité pour les collectivités d'honorer leurs engagements pour assurer la pérennité et la qualité des services essentiels.

Perspectives financières pour 2026

Les collectivités locales bénéficieront d'allocations financières de l'État pour l'exercice 2026, a indiqué le Ministère de l'Intérieur. Ces dotations sont destinées à couvrir diverses dépenses, incluant le fonctionnement des écoles primaires et la prise en charge des repas scolaires, des postes budgétaires cruciaux pour le bien-être des jeunes. Le financement étatique permettra également d'assurer les augmentations de salaires des fonctionnaires locaux et de soutenir le fonctionnement général des services publics. Cette mesure vise à renforcer les capacités financières des collectivités pour l'année à venir, leur permettant de faire face à leurs obligations et de soutenir les infrastructures et services essentiels à la population. Ces allocations sont perçues comme un levier pour aider les collectivités à surmonter leurs défis financiers actuels et futurs.

Conséquences des retards passés

Le Ministère de l'Intérieur, des Collectivités Locales et de l'Aménagement du Territoire a constaté que les retards dans la préparation des budgets supplémentaires ont eu des répercussions défavorables sur le lancement des projets de développement. Cette observation a conduit à l'instruction d'assainir les programmes inscrits lors des exercices budgétaires antérieurs. La clôture des programmes achevés est ainsi exigée afin d'éviter que des projets inachevés ou obsolètes ne continuent d'encombrer les budgets. Cette démarche vise à rationaliser la gestion et à clarifier les engagements financiers des collectivités locales. Elle doit également préparer les bases du code du budget 2027, selon les directives ministérielles, pour une planification plus efficace et transparente. Des entités comme Sonelgaz, l'Algérienne des Eaux et Algérie Télécom sont directement concernées par les dettes accumulées, ce qui met en lumière l'interdépendance entre la gestion financière locale et la stabilité des entreprises publiques nationales.