Les Émirats Arabes Unis accusés de financer le terrorisme par le paiement de rançons

Les Émirats Arabes Unis (EAU) sont accusés d'avoir financé le terrorisme en payant des rançons pour la libération d'otages, selon plusieurs rapports de presse. Un article du Wall Street Journal de décembre 2025 a révélé que les EAU auraient versé plus de 20 millions de dollars pour la libération d'أحمد بن مكتوم بن جمعة آل مكتوم, un prince émirati enlevé par la branche ouest-africaine d'القاعدة au مالي. أحمد بن مكتوم بن جمعة آل مكتوم et deux autres personnes enlevées avec lui ont été libérés fin octobre en échange d'au moins 23 millions de dollars en espèces, acheminés depuis les trésoreries des EAU vers le مالي. Trois sources régionales ont confirmé à Reuters que les EAU étaient l'État ayant payé la rançon de 50 millions de dollars mentionnée dans un rapport des الأمم المتحدة. Ces allégations soulèvent de sérieuses questions sur le rôle des EAU dans le financement indirect d'organisations terroristes et leurs répercussions sur la sécurité régionale et mondiale.

Détails des paiements de rançons

Le Cheikh Ahmed bin Maktoom bin Juma Al Maktoum, 78 ans, membre de la famille dirigeante de Dubaï, a été enlevé lors d'un raid d'Al-Qaïda sur sa ferme située au sud de Bamako. Cet événement s'inscrit dans un contexte où les paiements de rançons sont examinés de près par la communauté internationale. L'enlèvement du prince émirati est survenu alors que le groupe terroriste assiégeait la capitale malienne, Bamako, et réalisait des avancées rapides sur le terrain, démontrant ainsi sa capacité à frapper des cibles de haut niveau.

Un rapport des Nations Unies, daté du 10 août 2026, a affirmé qu'une rançon d'environ 50 millions de dollars versée pour la libération d'un otage enlevé par des militants liés à Al-Qaïda au Mali fin 2025 a contribué à financer leur expansion en Afrique de l'Ouest. Ce rapport indique également que le paiement a aidé à soutenir le réseau mondial de l'organisation. La majeure partie de ces 50 millions de dollars a été allouée à des combattants au Sahel, mais une partie de ces fonds aurait également transité vers Al-Qaïda au Yémen, ainsi qu'au commandement central de l'organisation, supposé se trouver en Iran ou en Afghanistan, soulignant la portée globale de ce financement.

Impact sur les groupes terroristes

Les fonds versés par les Émirats Arabes Unis ont servi à financer des groupes terroristes et leurs opérations dans le الساحل الإفريقي. Ce paiement est décrit comme ayant renfloué les caisses de guerre de l'une des branches les plus actives et les plus performantes de القاعدة. أكرم خريف, expert en sécurité, a suggéré que les millions de dollars versés par les EAU aux groupes terroristes dans le Sahel les ont considérablement renforcés. Ces renforcements financiers ont des conséquences directes sur la capacité opérationnelle de ces groupes, leur permettant d'acquérir des armes, de recruter de nouveaux membres et de planifier des attaques plus sophistiquées.

Contexte sécuritaire au Sahel

Le groupe terroriste ayant reçu ces fonds est identifié comme Jama'at Nasr al-Islam wal Muslimin (JNIM), la branche d'Al-Qaïda en Afrique de l'Ouest. Akram Khareef, expert en sécurité, a établi un lien entre le financement des paiements de rançons des Émirats Arabes Unis et l'attaque du 25 avril 2026 au Mali, qui a visé Bamako et d'autres sites. L'enlèvement du prince émirati est survenu alors que le groupe assiégeait la capitale malienne, Bamako, et réalisait des avancées rapides sur le terrain. Cette situation met en lumière la vulnérabilité de la région face à la montée en puissance de ces groupes, exacerbée par des apports financiers extérieurs.

Analyse et implications

L'analyste des affaires de sécurité et militaires Akram Khareef a affirmé que les Émirats Arabes Unis auraient versé 10 millions de dollars pour obtenir la libération du missionnaire et pilote américain Kevin Raidaout. Ce dernier avait été retenu en otage pendant plus de neuf mois au Sahel après son enlèvement au Niger en octobre 2025. Un rapport des Nations Unies a par ailleurs indiqué que la majeure partie des 50 millions de dollars versés en rançon a été allouée à des combattants au Sahel. Une partie de ces fonds aurait également transité vers Al-Qaïda au Yémen, ainsi qu'au commandement central de l'organisation, supposé se trouver en Iran ou en Afghanistan. Ces transferts de fonds soulignent une chaîne de financement complexe qui bénéficie à l'ensemble du réseau terroriste mondial d'Al-Qaïda.