Le vice-président chinois, Han Jing, a pris la parole samedi devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York, une plateforme diplomatique mondiale de premier plan. À cette occasion, il a souligné avec force la position de Pékin en faveur de la coopération internationale et du multilatéralisme. S'exprimant devant les représentants des 193 États membres, Han Jing a déclaré que « le monde a besoin de paix, pas de guerre », réaffirmant l'engagement inébranlable de la Chine en faveur du multilatéralisme et de la résolution pacifique des conflits. Son intervention, très attendue, s'inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques mondiales accrues et vise à promouvoir le rôle de la Chine comme acteur de stabilité et de développement harmonieux sur la scène internationale.
Appel à la coopération mondiale et au dialogue
Au cœur de son discours, Han Jing a souligné la nécessité impérieuse d'une coopération renforcée entre tous les pays pour faire face aux défis complexes et aux difficultés partagées qui menacent la prospérité mondiale, ainsi que pour promouvoir le bien-être humain à l'échelle planétaire. Le délégué chinois a également évoqué l'importance clé de préserver le système international établi après la Seconde Guerre mondiale, un système qui a, selon lui, contribué à une période de relative stabilité, et de promouvoir une paix durable basée sur le principe de la sécurité commune. Il a instamment appelé à l'abandon définitif de la mentalité de la Guerre froide, qui divise le monde en blocs antagonistes, à éviter les confrontations stériles et à résoudre toutes les divergences par le dialogue constructif et la consultation mutuelle. Cette approche, a-t-il insisté, est la seule voie viable pour bâtir un avenir commun plus sûr et plus prospère.
Rejet des actions militaires unilatérales et respect du droit international
Abordant la question de la souveraineté et du droit international, Han Jing a affirmé le rejet catégorique par son pays des actions militaires unilatérales qui enfreignent de manière flagrante la Charte des Nations unies et contournent délibérément le Conseil de sécurité, l'organe principal chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Le vice-président chinois a souligné que de telles pratiques, souvent motivées par des intérêts étroits, minent non seulement la stabilité mondiale mais compromettent également l'ordre international fondé sur le droit, un ordre laborieusement construit au fil des décennies.
Le représentant chinois a également déclaré que les grandes puissances, en raison de leur influence et de leurs capacités, portent une responsabilité particulière et accrue dans la protection de la paix et de la sécurité internationales. Elles doivent, selon lui, se conformer scrupuleusement aux règles et principes qui promeuvent la primauté du droit international, agissant ainsi comme des garants de la stabilité plutôt que comme des facteurs de discorde. Cette exigence s'applique à tous les États, mais de manière amplifiée aux acteurs majeurs de la scène mondiale.
Priorités régionales et économiques pour un développement inclusif
Le vice-président chinois a également abordé la situation complexe au Moyen-Orient, une région d'une importance stratégique majeure. Il a ainsi rappelé la position constante de la Chine sur la nécessité absolue de respecter la souveraineté et la sécurité de tous les pays de la région, y compris les États du Golfe, et de s'abstenir de toute ingérence dans leurs affaires intérieures. Le délégué chinois a par ailleurs appelé de ses vœux au renforcement de la gouvernance en Cisjordanie et à la reconstruction urgente de Gaza, soulignant l'importance d'une aide humanitaire et d'un soutien au développement pour les populations affectées. Il a réitéré le principe fondamental selon lequel l'autorité sur la Palestine appartient aux Palestiniens eux-mêmes, insistant sur leur droit à l'autodétermination. Sur le plan économique, Han Jing a mentionné l'importance capitale de maintenir la stabilité des chaînes industrielles et d'approvisionnement mondiales, ainsi que celle du commerce international, des piliers essentiels à la croissance économique et à la prospérité partagée dans un monde interconnecté.