Le Soudan accuse les Émirats arabes unis de prolonger la guerre

Le Soudan a récemment accusé la milice terroriste d'être responsable de la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire, en raison de ses actes qualifiés de crimes de guerre et de génocide. L'ambassadeur soudanais a explicitement déclaré que la milice terroriste est responsable de cette détérioration, soulignant les crimes de guerre et le génocide qui en découlent. Cette accusation survient alors que les Forces armées soudanaises affirment avoir repris le contrôle de la plupart des territoires du pays. L'ambassadeur a également affirmé que les forces armées, soutenues par un soutien populaire, ont regagné la plupart des territoires, à l'exception de certaines parties des États du Kordofan et du Darfour.

Selon les déclarations de l'ambassadeur soudanais, un soutien extérieur fournirait des ressources militaires et financières, empêchant ainsi les chefs de la milice de déposer les armes et de mettre fin au conflit. Ce soutien externe, qui apporte des ressources militaires et financières, est perçu comme l'obstacle majeur à la fin des hostilités. Ces allégations interviennent dans un contexte de tensions persistantes et de combats acharnés à travers le Soudan, exacerbant une crise humanitaire déjà critique. Le gouvernement soudanais, pour sa part, s'est engagé à coopérer avec les partenaires humanitaires et à faciliter la livraison de l'aide à travers le pays, cherchant à alléger les souffrances de la population.

Initiatives pour la paix et le dialogue

L'ambassadeur soudanais a affirmé que le soutien émirati à la milice comprenait de l'argent, des armes et des mercenaires, une assistance qui aurait été documentée par des organisations des Nations unies, des organisations gouvernementales et non gouvernementales, des médias internationaux et des comités d'enquête internationaux. Ces allégations détaillées mettent en lumière la nature et l'ampleur du soutien présumé. Parallèlement, les institutions étatiques soudanaises fonctionneraient en pleine harmonie, incluant le Conseil souverain et le gouvernement civil dirigé par le Dr Kamil Idris. Cette affirmation vise à montrer la stabilité et la cohésion de l'appareil gouvernemental soudanais malgré les défis. Le gouvernement soudanais a déployé des efforts pour parvenir à la paix, y compris l'accord de Jeddah de mai 2023, auquel la milice n'a pas adhéré. Cet accord, qui représentait une opportunité de désescalade, a été rejeté par la milice, prolongeant ainsi le conflit.

Le Premier ministre, le Dr Kamil Idris, a soumis une initiative au Conseil de sécurité en décembre 2025 afin de trouver une solution au conflit. Cette démarche diplomatique note la volonté du gouvernement de rechercher des voies de résolution pacifique. Le président Abdel Fattah al-Burhan a également annoncé des dispositions pour un dialogue politique soudanais inclusif fin mai 2026. Ces initiatives démontrent un engagement continu des autorités soudanaises envers une solution politique globale et participative. La décision de l'Union africaine de geler l'adhésion du Soudan a été jugée prématurée, n'ayant pas laissé suffisamment de temps pour le dialogue ou les missions d'établissement des faits, selon l'ambassadeur. Cette suspension, selon le Soudan, a entravé les efforts diplomatiques plutôt que de les faciliter.

L'ambassadeur a exprimé l'espoir d'une implication accrue de l'Algérie pour neutraliser l'influence de certains pays africains voisins qui seraient soutenus financièrement par les Émirats arabes unis pour aider la milice. Cette intervention algérienne est perçue comme clé pour contrer les dynamiques régionales qui alimentent le conflit. Le gouvernement soudanais s'est engagé à coopérer avec les partenaires humanitaires et à faciliter la livraison de l'aide à travers le pays. Cette coopération est essentielle pour répondre aux besoins urgents d'une population affectée par la crise.

Soutien émirati aux milices

L'ambassadeur soudanais Abdel Hafeez Awad a déclaré que si Abu Dhabi cessait son soutien « illimité » à la milice, le conflit au Soudan prendrait fin. Cette affirmation catégorique met en évidence la conviction du Soudan que la cessation du soutien émirati est la clé pour restaurer la paix. Il a directement imputé au gouvernement d'Abu Dhabi la responsabilité de « tout le sang versé, des vies innocentes perdues et des femmes victimes de viol » dans le pays. Cette déclaration note la gravité des allégations formulées par le Soudan à l'encontre des Émirats arabes unis, les tenant pour directement responsables des atrocités commises.

M. Awad a également affirmé que les pays arabes soutenaient les institutions étatiques soudanaises et rejetaient l'existence d'entités parallèles ou la division du Soudan. Il a cependant précisé que les Émirats arabes unis constituaient une exception à cette position commune au sein du monde arabe. Cette divergence de position au sein de la Ligue arabe est un point de tension majeur. Ces accusations interviennent alors que le gouvernement soudanais, dirigé par le Dr Kamil Idris, cherche des solutions au conflit et à la crise humanitaire.

Rôle de l'Algérie et soutien international

Les forces armées soudanaises, appuyées par un soutien populaire, ont regagné des territoires à l'exception de certaines parties des États du Kordofan et du Darfour, selon les déclarations soudanaises. Cette progression militaire est présentée comme un signe de la capacité du gouvernement à reprendre le contrôle du pays. Le Soudan a également soumis des preuves et des éléments au Conseil de sécurité des Nations unies et à la Cour internationale de Justice. Ces démarches visent à documenter les violations et à obtenir une reconnaissance internationale des crimes commis. L'ambassadeur soudanais a exprimé l'espoir d'obtenir un soutien algérien pour restaurer l'adhésion du Soudan à l'Union africaine. Cette réintégration est jugée essentielle pour la pleine participation du Soudan aux instances régionales et continentales.

L'Algérie est appréciée pour sa position en faveur de la souveraineté, de l'unité et de l'intégrité territoriale du Soudan, ainsi que pour son rejet de la milice terroriste des Forces de soutien rapide. Cette reconnaissance de la position algérienne renforce les liens diplomatiques entre les deux nations. Le président du Conseil de souveraineté de transition, le lieutenant-général Abdel Fattah al-Burhan, s'est rendu en Algérie à deux reprises : une première fois pour le Sommet arabe début novembre 2023, puis de nouveau début 2024. Ces visites de haut niveau témoignent de l'importance des relations bilatérales et de la recherche d'un soutien diplomatique. L'Algérie a soutenu les questions soudanaises lors de son mandat de membre non permanent au Conseil de sécurité et de membre du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine. Ce soutien actif de l'Algérie sur les scènes internationales est un atout précieux pour le Soudan dans sa quête de stabilité.

Appels à la condamnation et à la responsabilité

L'ambassadeur a appelé la communauté internationale et l'opinion publique mondiale à condamner l'intervention émiratie et à désigner la milice comme organisation terroriste. Cette démarche vise à accroître la pression sur les Émirats arabes unis et à obtenir une reconnaissance internationale de la nature des Forces de soutien rapide. Une telle désignation pourrait avoir des implications significatives sur le soutien international à la milice.

L'ambassadeur a déclaré que certains pays tiraient profit de la vente d'armes à des prix élevés à Abu Dhabi, qui les transmet ensuite à la milice. Cette affirmation suggère un réseau de soutien logistique et financier étendu qui alimenterait le conflit soudanais, impliquant des acteurs tiers dans la chaîne d'approvisionnement en armes.

Le Soudan, de son côté, a historiquement offert un soutien politique et logistique aux révolutionnaires algériens pendant leur lutte armée contre le colonialisme. Ce rappel historique note les liens anciens et profonds entre les deux nations, potentiellement en vue de renforcer l'appel du Soudan à l'aide algérienne dans la crise actuelle. Cette solidarité historique est invoquée comme fondement pour un soutien continu de l'Algérie.