Le Ministère des Finances autorise le règlement exceptionnel de dépenses de missions et de voyages

تسديد مستحقات المهمات المتأخرة للموظفين… وهذه الحالات مستثناة
Photo via Echoroukonline

Le Ministère des Finances a autorisé l'intégration des arriérés d'indemnisation dans le budget de 2026, une décision majeure qui ouvre la voie au recouvrement des dus financiers en suspens pour des milliers d'employés et de fonctionnaires. Cette initiative représente une mesure significative visant à régulariser des situations financières en attente de traitement, offrant une solution attendue par de nombreux agents de la fonction publique.

Autorisation exceptionnelle de paiement

Le Ministère des Finances a exceptionnellement autorisé le règlement de dépenses de missions et de voyages impayées de l'exercice budgétaire précédent sur le budget de 2026. Cette autorisation découle d'une décision approuvée par le Ministre des Finances le 10 mai 2026. Elle concerne spécifiquement les frais de missions et de voyages effectués après le 20 décembre de l'exercice fiscal précédent. Cette mesure vise à garantir que les agents ayant engagé des dépenses pour des missions et des voyages en fin d'année fiscale ne soient pas pénalisés par les contraintes budgétaires habituelles.

Ces dépenses sont désormais autorisées à être couvertes par le budget de l'exercice fiscal en cours, à condition que toutes les dispositions réglementaires soient respectées. Pour encadrer cette mesure, une circulaire conjointe, datée du 6 juillet 2026, a été émise par la Direction Générale du Budget et la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité. Cette circulaire fournit les lignes directrices nécessaires pour l'application correcte de cette autorisation, assurant ainsi la transparence et la conformité des procédures. L'objectif est de faciliter le processus de régularisation tout en maintenant un cadre financier rigoureux.

Contexte des demandes reçues

Cette mesure est attendue pour alléger les difficultés rencontrées par de nombreuses administrations et institutions publiques dans le règlement des dus de leurs employés, particulièrement pour les missions achevées en fin d'exercice budgétaire. Elle vise à résoudre les problèmes de trésorerie et de régularisation qui surviennent fréquemment lorsque les délais d'exécution budgétaire sont dépassés, entraînant des retards de paiement pour les agents.

Le Ministère des Finances a reçu de nombreuses demandes émanant de divers secteurs ministériels, de collectivités locales et d'institutions publiques. Ces requêtes sollicitaient une autorisation pour couvrir les dépenses de missions et de voyages de l'exercice fiscal précédent, après l'expiration des délais d'exécution budgétaire. La multiplication de ces demandes a mis en lumière la nécessité d'une intervention exceptionnelle pour débloquer ces situations. Cette décision répond donc à un besoin exprimé par l'ensemble des acteurs publics, soucieux de garantir les droits de leurs personnels et la continuité de leurs activités.

Limites et exclusions de la mesure

Les dossiers d'avances financières restent soumis à un règlement sur les crédits de l'exercice budgétaire d'origine et sont exclus de cette mesure exceptionnelle. Cela signifie que les avances accordées avant le déplacement doivent être régularisées selon les règles prévues initialement. Si les délais légaux de l'engagement, de l'ordonnancement et du virement sont prolongés, ces dépenses demeurent, en principe, imputables à l'exercice budgétaire concerné. Cette distinction est clé pour maintenir la clarté des procédures budgétaires et éviter toute confusion.

Le règlement des avances financières, effectuées avant le déplacement, n'est possible que sur les crédits de l'exercice budgétaire lié à la mission. Cette règle est établie conformément aux dispositions de l'article 10 du décret exécutif n° 24-79 du 8 février 2024. Par conséquent, les avances financières ne sont pas couvertes par l'autorisation exceptionnelle accordée pour le règlement des dépenses tardives. Cette décision marque une distinction claire entre les différents types de dépenses et leurs modes de régularisation, soulignant que l'autorisation exceptionnelle cible spécifiquement les dépenses non réglées après la clôture de l'exercice et non les avances qui suivent un processus de régularisation distinct.

Objectifs et portée de la décision

Cette décision vise à protéger les droits acquis des employés tout en assurant le bon fonctionnement des services publics. La mesure exceptionnelle a également pour objectif de sauvegarder les droits acquis des employés et des fonctionnaires. Elle prévient la perte de leurs dus financiers qui pourrait survenir en raison de la clôture de l'exercice fiscal. L'initiative vise ainsi à régulariser des situations de paiement qui, sans cette intervention, pourraient rester en suspens, causant des préjudices financiers aux agents et des complications administratives.

En permettant le recouvrement de ces arriérés, le Ministère des Finances affirme son engagement à soutenir les fonctionnaires et à garantir l'équité dans la gestion des dépenses publiques. Cette démarche contribue à renforcer la confiance des employés envers l'administration et à assurer la pérennité et l'efficacité des missions de service public.