Le tribunal d'Alger a rendu son verdict mardi 14 juillet 2026 dans l'affaire de corruption dite « Emmital », marquant une étape importante dans ce dossier complexe. Les peines prononcées par la Cour de justice d'Alger ont couvert un large éventail, allant de la condamnation à 10 ans de prison ferme jusqu'à l'acquittement pur et simple. Cette décision judiciaire clôture un procès suivi de près, qui a vu plusieurs individus faire face à des accusations variées.
Détails des condamnations et acquittements
Le mis en cause, connu sous le surnom de « Nounou Manita » et identifié comme A. Abdel Nour, a été condamné à une peine de 10 ans de prison ferme. Le tribunal a également prononcé à son encontre une amende d'un million de dinars algériens. L'investisseur Sami Bouqtaia a reçu une sentence identique, écopant également de 10 ans d'emprisonnement et d'une amende d'un million de dinars algériens.
Dans ce même dossier, le directeur général de la société « Fondale », S. Nour El Din, ainsi que le PDG de « Sider El Hadjar », B. Karim, ont été condamnés à trois ans de prison ferme chacun. Une amende d'un million de dinars algériens a également été infligée à chacun de ces deux dirigeants.
Plusieurs personnalités ont bénéficié d'un acquittement total des charges qui pesaient contre elles. Parmi elles figurent l'ancien président de la Fédération algérienne de football, Cherifdine Amara, ainsi que le directeur général d'une agence chinoise de concession automobile, Ayman Cherrit. Le responsable de police Attia a également été acquitté. Enfin, les directeurs de la société pharmaceutique, Amraoui Abdelkader et Habes Mohamed, ont eux aussi été acquittés.
Sanctions financières et levée des contrôles
L'ancien ministre de l'Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, a été condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis, ainsi qu'à une amende d'un million de dinars algériens. Son fils, Mehdi Aoun, s'est vu infliger une peine de quatre ans d'emprisonnement et une amende de 200 000 dinars algériens. L'opérateur économique Cherfaoui Mohamed et le président du club équestre El Kouara, Abdel Halim, ont été condamnés à cinq ans de prison et à une amende d'un million de dinars algériens. Parallèlement, le contrôle judiciaire a été levé pour les accusés acquittés, et leurs passeports leur ont été restitués. Le tribunal a également ordonné à chaque accusé condamné de verser un million de dinars algériens au Trésor public en guise de réparation pour les dommages.
Contexte de l'affaire Emmital
L'affaire Emmital tire son nom d'une société privée dont les activités ont fait l'objet d'une enquête approfondie par les autorités algériennes. Ce dossier judiciaire concerne des allégations de corruption et de malversations financières impliquant diverses personnalités du monde des affaires et de la fonction publique. Le procès s'est tenu à la Cour de justice d'Alger, focalisant l'attention sur des pratiques commerciales et des décisions administratives. Parmi les entités citées figurent également les sociétés Fondale et Sider El Hadjar, ainsi que des individus tels que Ali Aoun, ancien ministre, et des dirigeants d'entreprises, témoins des ramifications de cette affaire.