Le Ministère de la Santé Renforce les Règles de Nomination des Responsables des Unités d'Infection

شروط صارمة لتعيين رؤساء وحدات مكافحة العدوى بالمستشفيات
Photo via Echoroukonline

Le Ministère de la Santé a renforcé les règles régissant la nomination des responsables des unités de prévention et de contrôle des infections, selon une communication du 25 mai 2026. La Direction générale de la Prévention et de la Promotion de la Santé, rattachée au Ministère de la Santé, a émis le mémorandum officiel numéro 14 pour encadrer ces nominations. Ce document concerne spécifiquement la mise en place, les missions et la composition des unités de prévention et de contrôle des infections au sein des établissements de santé publics et privés. Le mémorandum a été signé par le Dr. Forar Jamal, Directeur général de la Prévention et de la Promotion de la Santé.

Nouvelles Qualifications Requises

Désormais, seuls les médecins en exercice, qu'ils soient généralistes ou spécialistes, sont habilités à diriger ces unités de prévention et de contrôle des infections. Cette nouvelle exigence, stipulée dans le mémorandum numéro 14, vise à garantir que la direction de ces structures repose sur une expertise médicale directe et approfondie. Le Dr. Forar Jamal, Directeur général de la Prévention et de la Promotion de la Santé, a précisé que cette mesure renforce le cadre de compétence nécessaire pour faire face aux défis liés à la gestion des infections nosocomiales et assurer la sécurité des patients au sein des établissements de santé. La décision s'inscrit dans une volonté du Ministère de la Santé de standardiser et d'élever le niveau de qualification des responsables des unités à travers l'Algeria.

Exclusions et Interdictions Spécifiques

Le mémorandum numéro 14 exclut explicitement les médecins spécialisés en épidémiologie et médecine préventive qui travaillent ou appartiennent aux services d'épidémiologie et de médecine préventive (SEMEP) de la direction de ces unités. Cette disposition vise à délimiter clairement les rôles et à éviter les conflits d'intérêts potentiels au sein des structures sanitaires. Le texte interdit également aux directeurs d'établissements de santé d'occuper la fonction de chef d'unité, garantissant ainsi une séparation des responsabilités administratives et techniques. Le mémorandum interdit l'affectation à cette tâche de toute personne occupant des postes administratifs médicaux ou techniques de haut rang. Ces interdictions visent à assurer que les responsables des unités soient pleinement dédiés à leurs missions spécifiques de prévention et de contrôle des infections, sans interférence avec d'autres fonctions hiérarchiques ou spécialisées.

Base Légale et Sanctions

Le mémorandum s'appuie sur la Décision Ministérielle numéro 15, datée du 15 septembre 2024, qui régit la mise en place, les missions et la formation de l'unité de prévention et de contrôle des infections associées aux soins. Il se fonde également sur l'Instruction Ministérielle numéro 25, émise le 25 novembre 2024, relative à l'établissement et à la gestion de ces unités au sein des secteurs public et privé. Le Ministère de la Santé a averti que toute nomination ou affectation contrevenant à ces nouvelles dispositions légales et conditions engagera la responsabilité juridique et administrative pleine et directe du chef de l'institution concernée. Cette mesure vise à garantir le respect strict des directives établies.

Prochaines Étapes et Formation

Une session de formation destinée aux responsables de ces unités est prévue du 21 au 25 juin 2026, a indiqué le Ministère de la Santé. Cette initiative vise à accompagner la mise en œuvre des nouvelles directives et à assurer que les personnes désignées pour ces postes clés disposent des compétences actualisées nécessaires pour leurs missions. La formation représente une étape clé pour l'application des règles renforcées concernant la prévention et le contrôle des infections au sein des établissements de santé.