L'Algérie propose son expertise pharmaceutique au Congo

وزارة الصناعة الصيدلانية
Photo via Echoroukonline

Mardi, le ministre de l'Industrie pharmaceutique, Dr. Wassim Guédri, a reçu le ministre de la Coopération et du Développement des Partenariats Public-Privé de la République du Congo, Denis Christel Sassou Nguesso, à Alger. Cette rencontre bilatérale, qui s'est déroulée au siège du ministère de l'Industrie pharmaceutique, a été l'occasion d'approfondir les discussions sur la proposition de l'Algérie de partager son expertise dans le domaine pharmaceutique avec la République du Congo. Cette initiative marque une étape significative dans le renforcement des liens bilatéraux et de la coopération Sud-Sud entre les deux nations africaines. L'objectif principal de cette réunion était d'explorer les voies concrètes de collaboration et d'échange de savoir-faire, en vue de soutenir activement le développement et la modernisation du secteur pharmaceutique congolais. Les deux parties ont notamment abordé les moyens de renforcer la coopération bilatérale et d'explorer de nouvelles opportunités de partenariat dans l'industrie pharmaceutique.

Capacités algériennes reconnues et cadre réglementaire

La réunion a permis d'examiner en détail l'état actuel de l'industrie pharmaceutique en Algérie, ainsi que ses évolutions récentes, particulièrement en ce qui concerne la production locale de médicaments essentiels. L'Algérie a mis en place un système réglementaire solide, qui respecte les normes internationales les plus élevées. Ce cadre strict renforce non seulement la qualité des produits pharmaceutiques algériens, mais aussi leur compétitivité sur les marchés régionaux et internationaux. Au cours des échanges, le ministre Guédri a réaffirmé la capacité avérée de l'Algérie à répondre aux besoins en médicaments du marché congolais. Il a souligné que cette capacité est rendue possible grâce à la performance et à la diversité des unités industrielles nationales, compte tenu du potentiel de fabrication algérien en constante croissance. Cette capacité de production est un atout majeur que l'Algérie est prête à mettre au service du développement pharmaceutique congolais.

Besoins congolais et transfert d'expertise

Les discussions ont spécifiquement porté sur le transfert d'expertise et le développement de projets industriels conjoints entre l'Algérie et la République du Congo. Côté congolais, le ministre Denis Christel Sassou Nguesso a clairement exprimé le souhait de son pays de tirer pleinement parti de l'expérience algérienne accumulée dans le développement de son industrie pharmaceutique. Il a spécifiquement mentionné plusieurs axes prioritaires pour la coopération, notamment l'amélioration des capacités de production locales, le transfert d'expertise et de technologie, ainsi que la formation des compétences congolaises dans ce secteur stratégique. En réponse à cette demande, l'Algérie s'est dite entièrement prête à transférer son savoir-faire et ses connaissances approfondies pour permettre à la partie congolaise de maîtriser l'ensemble des chaînes de production pharmaceutique, de la recherche au conditionnement. Cet engagement vise à renforcer de manière significative l'autonomie pharmaceutique du Congo et à garantir un accès plus large aux médicaments pour sa population.

Vers un partenariat stratégique continental

Les deux parties ont également abordé les moyens de renforcer davantage la coopération bilatérale et d'explorer de nouvelles opportunités de partenariat dans l'industrie pharmaceutique. La possibilité de lancer de futurs projets industriels conjoints, qui pourraient bénéficier aux deux nations, a été discutée avec un intérêt marqué. L'Algérie et le Congo ont convenu de travailler conjointement à l'élévation de cette coopération bilatérale vers un partenariat stratégique plus large et plus intégré. Ce partenariat impliquera activement les acteurs économiques des deux pays, favorisant ainsi une dynamique de croissance mutuelle. L'objectif de ce partenariat est d'encourager les investissements directs et d'établir des projets communs structurants, afin de renforcer la sécurité pharmaceutique à travers l'ensemble du continent africain, contribuant ainsi à une meilleure santé publique régionale.