Les relations franco-algériennes sont actuellement entachées par la décision déséquilibrée du Palais de l'Élysée concernant la question du Sahara occidental, conduisant à une situation de quasi-isolement pour la France. Un arrêt quasi total est constaté dans les partenariats des institutions françaises dans les secteurs industriels, agricoles, de la construction et portuaires, alors que les accrochages politiques ont repris récemment, ignorant les nécessités stratégiques, selon Ségolène Royal. Les relations entre l'Algérie et la France sont enlisées dans la décision déséquilibrée du Palais de l'Élysée concernant la question du Sahara occidental, ce qui a eu des répercussions significatives.
L'ancienne ministre française Ségolène Royal a affirmé que la France a été exclue du Sahel et de l'Afrique francophone en raison de la « politique diplomatique désastreuse » du président Emmanuel Macron. Elle a déclaré que « Macron a isolé Paris au Maghreb et en Afrique francophone », soulignant que des contrats énergétiques et de travaux publics sont désormais signés avec l'Italie, et qu'une visite en Allemagne a déjà produit une trentaine de contrats incluant l'hydrogène vert et l'industrie automobile. Alors que Pedro Sánchez, le Premier ministre espagnol, se prépare à une visite en Algérie pour proposer plusieurs projets, la France se trouve marginalisée. Ségolène Royal a appelé à « retisser les ponts de l'entente entre les deux rives de la Méditerranée, loin de toute dépendance ou alignement sur les choix politiques et diplomatiques des États souverains ». Elle a ajouté qu'« avec l'arrivée de 2027, il sera nécessaire de relancer une diplomatie de sagesse et de clairvoyance, basée sur le calme et le respect mutuel, avec tous les pays voisins méditerranéens, afin de consolider un partenariat fructueux et de servir les intérêts communs ».
Conséquences de la politique sur le Sahara
La reprise des accrochages politiques entre l'Algérie et la France, qui ignorent les impératifs stratégiques, est liée à la déclaration du Premier ministre français, Sébastien Lecornu, sur le Sahara occidental. Cette déclaration a été faite jeudi depuis la capitale du régime marocain. Ces accrochages politiques, qui ont repris ces derniers jours, manifestent un manque de considération pour les nécessités stratégiques.
La détérioration des relations diplomatiques entre les deux pays est survenue après un « alignement flagrant » du Président français sur le plan d'autonomie marocain concernant le Sahara occidental. Cette position a été perçue comme un changement majeur par Alger. Cet alignement a été un facteur clé dans la dégradation des liens bilatéraux.
Des accrochages politiques ont repris ces derniers jours entre l'Algérie et la France. Ces tensions manifestent un manque de considération pour les nécessités stratégiques régionales. Ces récents affrontements politiques soulignent une fois de plus les défis auxquels sont confrontées les relations franco-algériennes, en particulier en ce qui concerne les dossiers sensibles comme le Sahara occidental.
Isolement français et gains concurrents
Les relations entre l'Algérie et les voisins européens de Paris progressent de manière significative, signalant un isolement français croissant en Afrique du Nord. L'Italie, tirant parti de ses excellentes relations avec l'Algérie, a ainsi pu obtenir des accords dans les secteurs de l'énergie et des travaux publics. Ces avantages obtenus par l'Italie mettent en lumière la perte d'influence française dans des domaines économiques stratégiques. La visite du président algérien Abdelmadjid Tebboune en Allemagne a abouti à la signature d'une trentaine d'accords, couvrant l'énergie, les énergies renouvelables, notamment l'hydrogène vert, et l'industrie automobile. Dans ce contexte, Opel a pris la décision de localiser sa production de moteurs en Algérie, tandis que l'usine française de Renault demeure inactive. Cette décision d'Opel contraste fortement avec la situation de Renault en Algérie, illustrant les difficultés rencontrées par les entreprises françaises.
Parallèlement, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez devait se rendre en Algérie le lundi 20 juillet 2026. La presse espagnole a considéré cette visite comme l'annonce d'un « tournant définitif » concernant le désaccord sur le Sahara occidental. Les médias espagnols ont interprété cette visite comme une volonté de « tourner définitivement la page du désaccord » sur la question du Sahara occidental, marquant ainsi une nouvelle étape dans les relations bilatérales. L'Espagne vise à augmenter l'approvisionnement en gaz algérien via le gazoduc Medgaz d'environ 10 % et à doubler les expéditions de gaz naturel liquéfié (GNL). Cette démarche espagnole est influencée par la décision de l'Union européenne de cesser d'importer du gaz russe d'ici l'année prochaine. Cette décision de l'UE a incité l'Espagne à diversifier ses sources d'approvisionnement énergétique, l'Algérie étant un partenaire clé. De son côté, la France misait sur un doublement des exportations de gaz algérien vers son territoire depuis la visite du président Emmanuel Macron en 2022. Cet accord ne s'est pas concrétisé et s'est effondré après la détérioration des relations bilatérales le 30 juillet 2024. La dégradation des relations a ainsi anéanti les espoirs français d'un renforcement de leur approvisionnement en gaz algérien.
Appel à une diplomatie renouvelée
Ségolène Royal, ancienne ministre et figure du Parti socialiste français, a alerté sur la politique d'Emmanuel Macron, qui, selon elle, entraîne une perte des intérêts économiques et géopolitiques de Paris dans la région du Maghreb. Madame Royal a affirmé que « Macron a isolé Paris au Maghreb et en Afrique francophone », ajoutant que des « contrats d’énergie et de travaux publics [sont signés] avec l’Italie, [qu’]une visite en Allemagne a produit une trentaine de contrats incluant l’hydrogène vert et l’industrie automobile, et la visite du Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, en Algérie [pourrait] proposer plusieurs projets, [ce qui] marginalise la France après son exclusion du Sahel et de l’Afrique francophone en raison d’une politique diplomatique désastreuse ». Ségolène Royal s'est dite choquée par l'arrêt quasi total des partenariats entre les institutions françaises et algériennes dans les secteurs industriels, agricoles, de la construction et portuaires.
L'ancienne ministre a souligné la nécessité pour l'Algérie et la France de parvenir à un accord « loin de tout parti pris » envers un pays plutôt qu'un autre. Elle a insisté sur l'importance d'une approche équilibrée et impartiale pour surmonter les tensions actuelles. Madame Royal a dénoncé un arrêt « quasi total dans les partenariats des institutions [françaises] dans les secteurs industriels, agricoles, de la construction et portuaires », alors que les accrochages politiques auraient repris « ces derniers jours, ignorant les nécessités stratégiques ». Elle a insisté : « Nous devons retisser les ponts de l'entente entre les deux rives de la Méditerranée, loin de toute dépendance ou alignement sur les choix politiques et diplomatiques des États souverains. »
Le projet politique de Ségolène Royal, en vue des prochaines élections présidentielles françaises en 2027, inclut la relance d'une diplomatie caractérisée par la sagesse, la clairvoyance, le calme et le respect mutuel avec tous les voisins méditerranéens. Elle a précisé qu'« avec l'arrivée de 2027, il sera nécessaire de relancer une diplomatie de sagesse et de clairvoyance, basée sur le calme et le respect mutuel, avec tous les pays voisins méditerranéens, afin de consolider un partenariat fructueux et de servir les intérêts communs ». Son projet vise à restaurer une relation de confiance et de coopération mutuellement bénéfique.