L'Algérie plaide pour un contrôle international accru du Prégabaline

Algeria Calls for International Controls on Pregabalin at Vienna Meeting
Photo via Echoroukonline

L'Algérie a demandé une classification internationale pour certaines substances non soumises aux contrôles actuels, notamment le prégabaline. Cet appel a été lancé par Tarek Kour, Directeur Général de l'Office National de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie, lors de la clôture de la 33ème session des Chefs des Organismes Nationaux Chargés de l'Application des Lois sur les Drogues en Afrique. La rencontre s'est tenue à Vienne, en Autriche, et la position algérienne a été relayée dans un communiqué de l'Office National de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie publié dimanche 13 septembre 2026.

L'ampleur du trafic de Prégabaline

La proposition algérienne intervient alors que la propagation du prégabaline s'intensifie dans plusieurs pays, dont l'Algérie elle-même. Cette substance n'est actuellement pas classifiée parmi celles soumises à un contrôle international, ce qui complexifie la lutte contre son trafic. Les risques de détournement du prégabaline de ses usages thérapeutiques légitimes sont en augmentation constante.

Le Bureau national de lutte contre la drogue et la toxicomanie a souligné cette situation dans un communiqué. « La proposition intervient dans un contexte de propagation croissante du prégabaline dans plusieurs pays, dont l'Algérie. La substance n'étant pas actuellement classée parmi celles soumises au contrôle international, les risques de son détournement à des fins thérapeutiques augmentent, avec de graves conséquences pour les individus et la société dans son ensemble », a déclaré l'Office.

Une proposition pour l'Afrique

L'Algérie cherche à renforcer l'échange de connaissances et d'expertises entre les pays africains dans la lutte contre le trafic de substances illicites. Le pays souhaite également intensifier le partage d'informations concernant les itinéraires de trafic illicite du prégabaline et les schémas de son usage abusif. Par cette initiative, l'Algérie aspire à mobiliser le soutien africain en vue de développer une approche commune pour faire face à ce phénomène. L'objectif est de formuler des recommandations pratiques et des mesures concrètes aux niveaux national, régional et international. L'Algérie réaffirme son engagement à combattre le trafic illicite de substances psychoactives. Le pays insiste également sur sa volonté de renforcer l'action africaine conjointe pour relever les défis émergents dans ce domaine.

Contexte de la réunion à Vienne

L'ambassadeur Rachid Bladehane, représentant permanent de l'Algérie auprès de l'Office des Nations Unies et d'autres organisations internationales à Vienne, a accueilli la délégation algérienne. Ce geste s'inscrit dans le cadre de la participation du pays à la 33ème session des Chefs des Organismes Nationaux Chargés de l'Application des Lois sur les Drogues en Afrique, qui s'est tenue dans la capitale autrichienne. La présence de l'ambassadeur Bladehane a marqué le soutien officiel à la mission algérienne chargée de présenter des propositions sur le contrôle des substances.

Appel à l'action internationale

L'Algérie a demandé l'inscription de la question du trafic illicite et de l'usage non médical du prégabaline à l'ordre du jour de la prochaine session des Chefs des organismes nationaux africains chargés de l'application des lois sur les drogues. Cette initiative vise à intensifier la coordination régionale face à la propagation croissante de cette substance. La proposition algérienne, formulée lors de la 33ème session à Vienne, note l'urgence d'une réponse collective pour lutter contre les risques de détournement du prégabaline de ses usages thérapeutiques légitimes. Les autorités algériennes cherchent ainsi à mobiliser un soutien africain pour développer des approches communes et des mesures concrètes au niveau international.