La production pétrolière algérienne franchit un cap symbolique

La production de pétrole brut de l'Algérie a atteint 1,003 million de barils par jour en septembre 2026. Ce niveau marque une évolution par rapport au mois précédent, où la production s'établissait à 1 million de barils par jour en août 2026. Ces données officielles retracent la progression mensuelle du volume d'extraction pétrolière dans le pays.

Une performance historique en perspective

Energy Research Unit estime la production pétrolière moyenne de l'Algérie à 990 000 barils par jour pour l'année 2026. Cette prévision annuelle diverge des chiffres mensuels observés en fin de période. Parallèlement, l'historique du secteur pétrolier algérien conserve comme point de référence un niveau d'extraction nettement supérieur à celui des années récentes. Le pays a effectivement atteint un sommet de production de pétrole brut à 1,372 million de barils par jour durant l'année 2007. Cette donnée constitue le record historique d'extraction pour l'Algérie sur une base annuelle. Les volumes actuels restent ainsi inférieurs à ce pic observé il y a près de deux décennies.

Le contexte des quotas OPEP+

OPEP+ prévoyait de supprimer progressivement les réductions volontaires de production de pétrole, fixées à 1,65 million de barils par jour, d'ici la fin du mois de septembre 2026. Cette décision visait un ajustement global de l'offre au sein des pays membres de l'organisation et de ses alliés. Le calendrier établi pour cette levée des quotas volontaires arrivait à échéance le 30 septembre 2026. L'Algérie, en tant que membre de l'OPEP+, suivait les directives relatives à ces plafonds de production collective. La fin de ces restrictions programmées influence désormais les volumes d'extraction observés dans les pays signataires, incluant les capacités opérationnelles de l'Algérie sur le marché international. Les États parties à cet accord ont coordonné le retrait de ces mesures selon le planning prévu pour septembre 2026.

Investissements et nouveaux contrats pétroliers

Algeria a lancé en 2024 un appel d'offres international portant sur l'exploration d'hydrocarbures. Ce processus a abouti à la signature de cinq contrats impliquant huit entreprises internationales. Cet engagement contractuel prévoit un investissement minimum total de 936 millions de dollars. Le détail financier de cette enveloppe se répartit en 533 millions de dollars destinés aux activités d'exploration et 403 millions de dollars alloués aux opérations de développement. Parmi les acteurs engagés figurent notamment TotalEnergies, QatarEnergy et Eni.

Le gouvernement a poursuivi cette stratégie de développement du secteur en lançant un nouvel appel d'offres international au mois d'avril 2026. Cette procédure concerne sept zones d'exploration distinctes réparties sur le territoire national. Les entreprises intéressées par ces périmètres ont jusqu'au mois de janvier 2027 pour soumettre leurs offres techniques et financières. Les autorités algériennes cherchent par ces contrats successifs à accroître les capacités de recherche et à stimuler l'activité dans les bassins sédimentaires du pays. Ces initiatives s'inscrivent dans une volonté de renouveler les réserves pétrolières et gazières via des partenariats avec des groupes étrangers. Chaque zone proposée dans le cadre de l'appel d'offres de 2026 fait l'objet de conditions spécifiques visant à encourager l'investissement direct dans les infrastructures d'exploration.