Gazoduc Transsaharien : L'Algérie lance les travaux, enterre le projet marocain

A Preemptive Blow Shatters the Moroccan Regime’s Dreams
Photo via Echoroukonline

L'Algérie a annoncé le 5 juin 2026 le lancement des travaux de construction d'une nouvelle section du gazoduc transsaharien, reliant l'Algérie au Nigeria en passant par le Niger. Cette initiative marque une étape décisive pour le projet énergétique régional, confirmant l'engagement de l'Algérie, du Niger et du Nigeria dans la concrétisation de cette infrastructure majeure. Le pipeline vise à transporter le gaz naturel du Nigeria, à travers le Niger, jusqu'aux côtes algériennes, d'où il pourra être acheminé vers les marchés européens. Ce développement intervient dans un contexte de forte demande énergétique mondiale et de repositionnement des acteurs sur le marché international du gaz, où la diversification des sources d'approvisionnement est devenue une priorité pour de nombreux pays consommateurs.

Lancement officiel des travaux

La cérémonie d'inauguration du projet algérien a eu lieu dans la région d'Aoulef, située dans la province d'Adrar, au sud de l'Algérie. Cet événement, qui marque le début concret de la construction d'une section clé du gazoduc transsaharien, a rassemblé plusieurs personnalités de haut rang des pays partenaires. Le ministre algérien de l'Énergie, Mohamed Arkab, était présent pour superviser le lancement des travaux, soulignant l'importance stratégique que l'Algérie accorde à ce projet.

Le Nigeria, acteur clé en tant que principal fournisseur de gaz pour le pipeline, a été représenté par son ministre d'État aux Ressources pétrolières (Gaz), Ekperikpe Ekpo, soulignant l'importance régionale et économique de l'initiative pour son pays. Le Niger, pays de transit essentiel, a également pris part à la cérémonie avec la présence de son ministre du Pétrole, Hamadou Téné, démontrant l'engagement tripartite. Noureddine Daoudi, le PDG de la compagnie nationale algérienne Sonatrach, a également assisté à l'événement, représentant l'expertise technique et la capacité d'exécution algérienne. La présence de ces hauts responsables des trois pays partenaires met en évidence l'engagement politique et économique fort envers ce projet d'envergure, destiné à renforcer la coopération Sud-Sud et à dynamiser les économies régionales.

Le projet marocain contesté

Le régime marocain a, quant à lui, promu un projet hypothétique de gazoduc reliant le Maroc au Nigeria. Cette initiative marocaine, souvent présentée comme une alternative au gazoduc transsaharien, a été mise en avant par la propagande étatique. Le projet algérien, qui vient de voir ses travaux démarrer de manière concrète, s'inscrit dans une logique de coopération tripartite bien établie entre l'Algérie, le Niger et le Nigeria, offrant une voie directe et économiquement viable pour l'acheminement du gaz nigérian vers l'Europe via le territoire algérien. La concrétisation de cette section du gazoduc transsaharien par l'Algérie intervient alors que le projet marocain n'avait pas dépassé le stade de la promotion théorique, sans avancée concrète sur le terrain ni engagement financier significatif.

Implications géopolitiques régionales

Le projet marocain visait à acheminer du gaz du sud du Nigeria à travers quatorze pays situés sur la côte ouest de l'Afrique pour atteindre l'Europe, selon l'article. Ce tracé proposé impliquerait une longue distance et une multitude de juridictions nationales, ce qui pourrait potentiellement compliquer la mise en œuvre et la gestion du projet, notamment en termes de sécurité, de financement et de coordination réglementaire. L'article note que ce projet marocain devait traverser des nations présentant diverses complexités, qualifiées de "problem-ridden countries", ce qui aurait pu ajouter des défis considérables à sa réalisation. En comparaison, le gazoduc transsaharien, dont l'Algérie a lancé les travaux, est conçu pour relier le Nigeria à l'Algérie via le Niger, offrant un corridor plus direct, plus stable et plus court pour l'exportation de gaz vers l'Europe. La concrétisation de l'initiative algérienne intervient dans un contexte de compétition régionale intense pour le rôle de principal fournisseur de gaz africain vers le marché européen, consolidant la position de l'Algérie en tant qu'acteur énergétique majeur sur le continent.