Un chercheur sahraoui, Mohamed Bachir Lahsen, affirme que le Maroc utilise la technologie à des fins de surveillance et de répression. L'universitaire s'est exprimé dans un article daté du 17 juillet 2026, analysant cette utilisation, selon lui, détournée des outils technologiques. Mohamed Bachir Lahsen, qui est lui-même identifié comme une victime de l'espionnage marocain, soutient que la technologie n'est pas employée par le Maroc pour le développement, mais plutôt comme un moyen d'exercer une répression et une surveillance accrues. L'article présente une interview approfondie avec Mohamed Bachir Lahsen, dans laquelle il détaille ses allégations et les implications de ces pratiques.
Alliance et financement de l'espionnage
Mohamed Bachir Lahsen affirme que le recours du Maroc à des outils d'espionnage israéliens confirme une alliance entre Rabat et Tel-Aviv. Le chercheur soutient l'existence d'une alliance à trois entités. Selon lui, cette coalition inclut Israël, le Maroc et les Émirats arabes unis. Il précise que cette coopération va au-delà des liens diplomatiques, se manifestant concrètement par l'acquisition et l'utilisation de technologies de surveillance avancées. Lahsen allègue spécifiquement que les Émirats arabes unis ont financé l'achat du système "Pegasus", un outil de cyber-espionnage de renommée mondiale, qui serait ensuite utilisé par le Maroc à des fins d'espionnage. Cette affirmation met en lumière les mécanismes de financement et les partenariats qui, selon lui, sous-tendent les capacités de surveillance du Maroc.
Le Makhzen, un régime répressif
Mohamed Bachir Lahsen décrit le régime marocain comme un « régime d'occupation » ciblant les individus qui défendent les droits du peuple sahraoui. Le chercheur soutient que cette qualification s'appuie sur la manière dont le pouvoir marocain utilise la technologie non pas pour le développement, mais comme un instrument de surveillance et de répression. Lahsen affirme que le Maroc déploie des outils sophistiqués pour traquer et contrecarrer les efforts de ceux qui militent pour l'autodétermination du peuple sahraoui, assimilant ces actions à une forme d'occupation. Il insiste sur le fait que la répression exercée par le régime vise spécifiquement les défenseurs des droits humains et les activistes, cherchant à étouffer toute voix dissidente. Selon Lahsen, cette utilisation de la technologie est une preuve directe de la nature répressive du régime, qui privilégie le contrôle et la suppression des libertés au détriment du progrès social et économique.
Recours à la justice européenne
Mohamed Bachir Lahsen, chercheur sahraoui et victime présumée, a indiqué que les victimes de l'espionnage marocain se tourneront vers les tribunaux européens pour faire valoir leurs droits. Selon Lahsen, cette démarche judiciaire vise à obtenir réparation pour les préjudices subis. Le chercheur a affirmé que ces recours légaux constituent une voie essentielle pour les personnes affectées par les pratiques de surveillance qu'il attribue au Maroc. Il a souligné l'importance de ces actions en justice pour dénoncer l'utilisation de la technologie à des fins répressives et pour chercher des mécanismes de responsabilisation au sein du système judiciaire européen. Cette orientation vers la justice européenne, a-t-il précisé, est une étape clé pour les victimes dans leur quête de justice, espérant que les tribunaux européens offriront une plateforme pour contester ces actions et obtenir des compensations pour les atteintes à leurs droits fondamentaux.
Implications et portée de la dénonciation
Mohamed Bachir Lahsen, le chercheur sahraoui, se présente lui-même comme une victime de l'espionnage marocain. Il affirme que les Émirats arabes unis ont financé l'acquisition du système "Pegasus", dont le Maroc se servirait à des fins d'espionnage. Lahsen dénonce cette utilisation de la technologie pour la surveillance et la répression, soulignant les implications de tels accords de financement pour les outils d'espionnage. Il insiste sur la gravité de ces pratiques qu'il impute au Maroc, avec le soutien financier extérieur, et met en garde contre les conséquences pour les droits humains et la liberté d'expression. Sa dénonciation vise à alerter la communauté internationale sur l'étendue de ces pratiques et sur la nécessité d'une surveillance accrue des transferts de technologies de surveillance.