Des incendies dévastateurs ont ravagé la région de Jijel, en Algérie, à la fin du mois d'août, transformant notamment le village de Djemaâ Beni Hbibi en un lieu désert. Ces feux, d'une intensité rare, ont laissé derrière eux des paysages de désolation, marquant profondément la vie des communautés locales. Djemaâ Beni Hbibi est situé à environ cinquante kilomètres à l'est de la ville de Jijel, une localisation qui l'a rendu particulièrement vulnérable aux flammes se propageant à travers les zones montagneuses. Le Premier ministre Sifi Ghrieb s'est rendu sur place le vendredi 28 août pour assister aux funérailles de plusieurs victimes, soulignant la gravité de la catastrophe et le deuil qui a frappé la région. Cet événement tragique a laissé une empreinte durable sur la communauté locale, comme le révèle cet article publié le 9 septembre 2026, analysant les conséquences humaines et environnementales de ces feux.
L'étendue des Dégâts
La visite du sénateur Aboudjerra Soltani dans un village de Djemaâ Beni Hbibi a permis d'évaluer l'ampleur des destructions. Le paysage local a été décrit comme « réduit en cendres » et « chaotique » par Aboudjerra Soltani, témoignant de l'ampleur des destructions. Cette description poignante met en lumière la violence des flammes qui ont consumé tout sur leur passage. Les feux ont carbonisé la végétation, incluant de nombreux oliviers et figuiers, essentiels à l'économie et au cadre de vie du village de Djemaâ Beni Hbibi. Ces arbres, véritables piliers de l'agriculture locale, ainsi que d'autres types de végétation, ont été entièrement consumés par les flammes, anéantissant des années de travail et de subsistance pour les habitants. La force des incendies a également impacté le sol lui-même, altérant la terre qui supportait auparavant cette flore luxuriante, la rendant stérile et vulnérable à l'érosion. La destruction ne s'est pas limitée aux habitations et aux infrastructures, mais a également touché la biodiversité locale, laissant un écosystème dévasté.
Exode Massif et Abandon
« Ici, à Djemaa Beni Habibi (Jijel), il y avait de la vie autrefois », a déploré Aboudjerra Soltani, décrivant la transformation radicale du village. Selon lui, « il y avait des olives, des figues, des abeilles, des fermes. Aujourd’hui, il n’y a plus de vie, il n’y a que des cendres. » Cette déclaration note la perte irréversible d'un mode de vie rural et la disparition des activités économiques qui faisaient la richesse de cette communauté. Les incendies ont entraîné un exode massif des habitants de cette région montagneuse, confrontés à la destruction de leurs foyers et de leurs moyens de subsistance. Aboudjerra Soltani a affirmé que « personne n’habite plus ici », soulignant l'ampleur du départ de la population, qui a dû fuir pour sa sécurité et chercher refuge ailleurs. Il s'est interrogé sur le sort des anciens résidents, se demandant « s’ils sont morts ou s’ils ont simplement fui », une question qui résonne avec l'incertitude et la douleur qui planent sur le village. L'étendue de cet abandon est manifeste, comme l'a décrit Aboudjerra Soltani : « tout est vide, à gauche et à droite, et qu’il ne reste sur terre que des cendres ». Cette situation a laissé le village de Djemaâ Beni Hbibi quasiment désert, transformé en une localité fantôme où seuls subsistent les vestiges calcinés d'une vie passée. La perte d'une communauté et de son histoire est une conséquence dévastatrice de ces incendies.
Mobilisation et Soutien de l'État
Face à l'ampleur de la catastrophe, une vaste mobilisation populaire s'est organisée. Des convois d'aide ont été rapidement mis en place et acheminés vers les zones sinistrées, témoignant de la solidarité nationale. Les citoyens ont apporté leur soutien aux victimes sous diverses formes, allant des dons de première nécessité à l'aide bénévole sur le terrain. Le sénateur Aboudjerra Soltani s'est rendu dans un village de Djemaâ Beni Hbibi afin d'évaluer l'étendue des dégâts et de constater de visu la détresse des habitants. Il a décrit le village comme étant déserté, affirmant que « Personne n’habite plus ici. » Aboudjerra Soltani a également évoqué la transformation du paysage, déclarant : « Ici, à Djemaa Beni Habibi (Jijel), il y avait de la vie autrefois. Il y avait des olives, des figues, des abeilles, des fermes. Aujourd’hui, il n’y a plus de vie, il n’y a que des cendres. » Il s'est interrogé sur le sort des habitants, se demandant « s’ils sont morts ou s’ils ont simplement fui », et a constaté que « tout est vide, à gauche et à droite, et qu’il ne reste sur terre que des cendres. »
En parallèle de cette mobilisation citoyenne, l'État a également initié une campagne visant à indemniser les victimes des incendies et à reconstruire les régions dévastées. Cette initiative gouvernementale vise à apporter un soutien concret aux familles touchées, à restaurer les infrastructures détruites et à relancer l'activité économique dans les zones affectées. La présence du Premier ministre Sifi Ghrieb aux funérailles des victimes le 28 août a également marqué l'engagement des autorités à accompagner la population dans cette épreuve. Les efforts combinés de la population et de l'État sont essentiels pour permettre à Djemaâ Beni Hbibi et aux autres villages sinistrés de se relever de cette tragédie et d'entrevoir un avenir, malgré les cicatrices profondes laissées par les flammes.