Démantèlement d'un réseau de falsification de documents à Tindouf

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Photo via Echoroukonline

Neuf prévenus doivent comparaître devant le tribunal criminel de Dar El Beida le 27 octobre 2026. Cette audience fait suite à une enquête ouverte le 21 avril 2025 concernant un réseau de falsification de documents. Les investigations avaient débuté après l'arrestation de deux individus au bureau des documents biométriques de Tindouf. Les autorités judiciaires ont depuis lors approfondi les procédures liées à cette affaire. L'instruction a permis de cerner l'organisation impliquée dans cette activité illégale. Le tribunal de Dar El Beida examinera les dossiers de chacun des neuf suspects lors de la séance fixée à la fin du mois d'octobre 2026.

Le fonctionnement du réseau criminel

La police a découvert des actes de naissance falsifiés en possession des suspects. Ces documents figuraient dans le système électronique alors qu'ils étaient absents des registres papier conservés par l'administration. Les enquêteurs ont établi que le réseau criminel s'appuyait sur les services d'un employé municipal en poste à Tindouf pour mener à bien ces opérations frauduleuses. Cet agent intervenait directement sur les données numériques pour modifier les actes de naissance, permettant ainsi de régulariser des documents contrefaits par leur intégration dans la base de données officielle. Cette manipulation technique assurait une apparence de légalité aux pièces produites par les membres du réseau lors des contrôles. Les investigations ont confirmé que l'accès aux interfaces informatiques de la mairie constituait le levier principal de cette activité illégale. Les autorités judiciaires ont documenté le mode opératoire de cet employé, dont les actions ont facilité la falsification systématique d'états civils au sein de la municipalité de Tindouf.

Des tarifs lucratifs pour l'illégalité

Le réseau criminel facturait chaque document falsifié entre 15 et 20 millions de centimes. Cette tarification constituait la base de revenus de l'organisation démantelée par les autorités judiciaires à Tindouf. Les enquêteurs ont établi que ces montants étaient exigés en contrepartie de l'intégration frauduleuse des données dans le système électronique de la mairie.

Un ressortissant malien a reconnu avoir versé la somme de 15 millions de centimes pour obtenir un dossier d'identité algérien falsifié. Ce témoignage figure parmi les éléments recueillis lors de l'instruction menée par les services de sécurité après le démantèlement du réseau. Les investigations ont permis de confirmer le paiement de cette transaction spécifique réalisée pour acquérir des pièces contrefaites. Le dossier constitué par le tribunal criminel de Dar El Beida intègre ces déclarations afin de démontrer l'ampleur financière des activités illégales reprochées aux neuf prévenus.