Une nouvelle enquête publiée par le quotidien israélien Haaretz révèle que les forces d'occupation avaient connaissance de l'ampleur des pertes humaines attendues lors du massacre du camp de Jabalia, survenu fin octobre 2023. Cette investigation met en lumière des informations préalables concernant les conséquences de l'opération. Le bloc 6 du camp de Jabalia, connu sous le nom de zone "Al-Snaida", a été le théâtre de ce massacre à cette date. Des avions sionistes y ont largué six bombes lourdes, chacune pesant 1000 kg (ou l'équivalent de 2000 livres), provoquant des destructions considérables et de nombreuses victimes. L'enquête du quotidien hébreu note que cette connaissance préalable des pertes humaines était un élément central de la planification de l'attaque.
Objectif d'assassinat et bombardement
Des soldats de l'armée d'occupation ont déclaré que l'objectif de l'attaque menée contre le camp de Jabalia le 31 octobre 2023 était l'assassinat d'إبراهيم البياري (Ibrahim al-Bari), l'un des dirigeants des كتائب القسام (Brigades Qassam). Cette information a été rapportée par le quotidien Haaretz. L'armée avait connaissance de la présence d'immeubles habités au-dessus du tunnel où il était censé se trouver. Le journal a cité des soldats de l'armée d'occupation expliquant que, malgré cette connaissance de la présence de structures résidentielles, l'opération avait été maintenue.
Les bombes larguées ont entraîné la destruction complète du quartier visé et ont créé des cratères extrêmement profonds. Ces cratères ont enseveli des dizaines de corps de victimes, rendant difficile leur récupération. La dévastation a été telle que de nombreux corps de "martyrs" sont restés piégés sous les décombres et dans les cratères formés par les explosions.
Estimations des pertes et approbation
Un autre soldat a déclaré que les estimations militaires prévoyaient le « martyre » de 250 à 300 Palestiniens en conséquence de l'attaque. Cette information a été rapportée par le quotidien Haaretz, soulignant une connaissance préalable des pertes humaines potentielles. Les faits rapportés par Haaretz indiquent que cette estimation concernait spécifiquement l'opération menée contre le camp de Jabalia. Cette projection du nombre de victimes civiles a été intégrée dans le processus décisionnel de l'armée.
La décision d'autoriser l'attaque, malgré ces estimations de victimes, a été soumise au chef d'état-major de l'époque, هرتسي هاليفي (Herzi Halevi). Selon Haaretz, هرتسي هاليفي (Herzi Halevi) a approuvé l'opération. Cette approbation s'est faite en connaissance des projections concernant le nombre de « martyrs » palestiniens. La validation de l'opération par le chef d'état-major, malgré les prévisions de pertes humaines significatives, note la gravité des informations révélées par l'enquête.
Réactions et implications
Un des soldats impliqués a rapporté que l'armée avait pris la décision de procéder au bombardement et à la destruction de plusieurs bâtiments sans mener d'opération d'évacuation préalable. Cette approche, selon le soldat cité par Haaretz, a été adoptée par crainte qu'إبراهيم البياري (Ibrahim al-Bari) ne parvienne à s'échapper. Cette déclaration met en lumière la priorité accordée à l'élimination de la cible, même au détriment d'une évacuation des résidents. Les informations révélées par le quotidien israélien suggèrent ainsi que le risque de pertes civiles était un facteur connu et considéré lors de la planification de l'assaut. La décision d'opérer sans évacuation note une stratégie délibérée face à l'objectif militaire, acceptant les conséquences humaines prévisibles. L'enquête de Haaretz apporte un éclairage clé sur les coulisses des décisions militaires israéliennes concernant cette attaque dévastatrice.