Le 6 juin 1986, le stade Jalisco de Guadalajara a accueilli environ 42 000 spectateurs pour une rencontre de football mémorable. Ces spectateurs étaient majoritairement des supporters de l'équipe du Brésil, venus en nombre pour soutenir leur sélection nationale. Trois minutes après le coup d'envoi, une action offensive coordonnée des Algériens a vu Belloumi transmettre le ballon à Salah Assaad, dont la frappe puissante a été repoussée sur la ligne de but par Júnior, sauvant ainsi les cages brésiliennes d'une ouverture du score précoce, selon les observateurs présents. Ce moment a donné le ton d'un match où l'Algérie a affiché une détermination notable.
Le match décisif
La FIFA, instance dirigeante du football mondial, a confié l'arbitrage de cette rencontre d'envergure à Mendez, un arbitre originaire du Guatemala, soulignant l'importance de l'événement. La composition initiale de l'équipe d'Algérie alignait Dureid dans les buts, avec une ligne défensive solide composée de Majadi, Mansouri, Gandouz et Megharia. Le milieu de terrain était animé par Guesi El-Saeed, Ben Mabrouk et Belloumi, ce dernier étant remplacé par Zidane à la 79e minute pour apporter du sang neuf. L'attaque était menée par le trio Madjer, Menad et Assaad, ce dernier cédant sa place à Taj Ben Saoula à la 68e minute.
Côté brésilien, le onze de départ comprenait Carlos Waedson, qui fut malheureusement blessé et remplacé par Falcao dès la 11e minute, ainsi que Julio Cesar, Edinho, Branco, Alemão, Sócrates, Júnior, Elzo, Careca et Casagrande, lui-même suppléé par Müller à la 60e minute. Le match a été marqué par une phase notable au cours de la première mi-temps, où les joueurs algériens ont maintenu la possession du ballon pendant près d'une minute, réalisant une série de passes précises, dont certaines effectuées avec une grande habileté technique, notamment avec le talon, démontrant leur maîtrise du jeu et leur confiance face à un adversaire de taille.
Occasions manquées et but encaissé
Le déroulement de la partie a été riche en rebondissements. À la 55e minute, un centre incisif de Menad sur le flanc droit a trouvé Belloumi en position avantageuse. Sa frappe a été détournée avec brio par le gardien Carlos, empêchant ainsi le Brésil d'encaisser un but certain qui aurait pu changer le cours du match. Malgré cette occasion manquée, l'Algérie continuait de presser. Cependant, plus tard, à la 66e minute, une mésentente regrettable entre le gardien Dureid et le défenseur Abdallah Majadi a permis à Careca de s'emparer du ballon et de marquer contre le cours du jeu, ouvrant le score pour le Brésil et donnant l'avantage à la Seleção. Ce but fut un coup dur pour les Fennecs, qui avaient pourtant montré de belles dispositions offensives.
Performance du gardien algérien
Malgré le but encaissé, le gardien de but algérien Nasreddine Dureid a réalisé une performance remarquée tout au long de la rencontre. Son jeu, caractérisé par des arrêts décisifs et une présence rassurante, a été comparé à celui de la légende soviétique Lev Yashin par l'entraîneur brésilien Zagallo lui-même. Ce dernier a déclaré, visiblement impressionné : « Je n'ai pas rencontré de gardien géant comme Nasreddine Dureid depuis l'ère du chat noir soviétique Yashin. » Cette déclaration note l'impact exceptionnel du gardien algérien sur le match. L’article note également la prédominance des joueurs issus du championnat algérien dans la sélection nationale lors de cette rencontre, plutôt que des professionnels évoluant à l'étranger, ce qui témoigne de la force du football local à cette époque.
Contexte de la rencontre
L'équipe du Brésil, entraînée par le renommé Telê Santana, abordait cette rencontre avec une confiance inébranlable. Elle avait dominé son groupe avec autorité, enregistrant des victoires convaincantes, notamment un succès écrasant contre l'Irlande du Nord sur un score de 3-0. Les Brésiliens avaient ainsi achevé la phase de groupes avec trois succès en autant de matchs, affichant une performance solide et un statut de favori avant d'affronter l'Algérie, ce qui rend la performance des Fennecs d'autant plus remarquable.