Trois accords-cadres ont été signés en Algérie afin de renforcer la recherche scientifique et l'innovation dans le secteur du dessalement de l'eau. Ces conventions visent à soutenir la recherche scientifique, l'innovation, le développement durable et la sécurité hydrique du pays. La signature de ces accords marque une étape significative dans la stratégie nationale algérienne visant à assurer une gestion durable des ressources en eau et à garantir l'approvisionnement en eau potable pour sa population.
Partenariats stratégiques pour l'innovation
Ces accords ont été conclus entre l'Algérie Company for Water Desalination, une filiale du groupe Sonatrach, et plusieurs institutions nationales ainsi que des organismes de référence. L'établissement de ces partenariats stratégiques note l'engagement de l'Algérie à mobiliser l'expertise nationale pour relever les défis liés à l'eau.
L'un de ces partenariats a été établi avec l'Observatoire National de l'Environnement et du Développement Durable, dans le but de renforcer la coopération en matière de suivi environnemental et de développement durable. Cette collaboration vise à intégrer les préoccupations environnementales dans les projets de dessalement, assurant ainsi que les avancées technologiques se fassent en harmonie avec la protection de l'environnement. L'objectif est de garantir que les méthodes de dessalement soient non seulement efficaces, mais aussi écologiquement responsables, en surveillant leur impact et en cherchant des solutions durables.
Un autre accord a été signé avec la Direction Générale de la Recherche Scientifique et du Développement Technologique. Ce partenariat est destiné à encourager les projets de recherche scientifique appliquée et l'innovation technologique dans le domaine du dessalement de l'eau. Il cherche à stimuler l'émergence de solutions nouvelles et efficaces pour les défis liés à la gestion de l'eau, tels que l'optimisation des processus, la réduction de la consommation d'énergie et l'amélioration de la qualité de l'eau produite. Cette collaboration est clé pour le développement de technologies de dessalement de pointe adaptées aux spécificités algériennes.
Le troisième accord lie l'Algérie Company for Water Desalination à l'Université Kasdi Merbah de Ouargla. Cette convention a pour objectif de consolider les relations entre l'université et les institutions économiques. Elle prévoit des actions conjointes en matière de formation, d'encadrement et de recherche, favorisant ainsi le transfert de connaissances et l'application des résultats de la recherche universitaire aux besoins industriels. Ce partenariat est essentiel pour former une nouvelle génération d'experts en dessalement et pour s'assurer que les découvertes académiques trouvent des applications concrètes dans l'industrie, renforçant ainsi les capacités nationales.
Vision nationale et sécurité hydrique
L'Algérie a adopté une vision stratégique claire dans le cadre de la Stratégie Nationale de l'Eau 2021-2030, orientée vers la diversification des sources d'approvisionnement en eau. Cette stratégie mise particulièrement sur les ressources non conventionnelles, notamment le dessalement de l'eau de mer, pour assurer la sécurité hydrique du pays. L'importance accordée au dessalement reflète la volonté du gouvernement de réduire la dépendance aux ressources en eau traditionnelles, souvent sujettes aux aléas climatiques et à la surexploitation. Le pays dispose actuellement d'une capacité de production totale d'environ 3,85 millions de mètres cubes d'eau dessalée par jour. Cette capacité place l'Algérie parmi les leaders régionaux en matière de production d'eau non conventionnelle.
Cette production d'eau dessalée couvre environ 42 % des besoins en eau potable de la population algérienne. Des efforts sont en cours pour augmenter cette proportion d'eau dessalée afin qu'elle atteigne 60 % d'ici l'année 2030. Cet objectif ambitieux témoigne de l'engagement de l'Algérie à renforcer sa souveraineté hydrique et à garantir un accès durable à l'eau pour tous ses citoyens. Pour atteindre ce but, le pays investit massivement dans la construction de nouvelles usines de dessalement et l'amélioration des infrastructures existantes, tout en développant une expertise locale.
Déclarations ministérielles clés
La cérémonie de signature de ces accords a été supervisée par plusieurs figures ministérielles de premier plan, soulignant l'importance nationale de cette initiative. Étaient présents le ministre d'État, ministre de l'Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, la ministre de l'Environnement et des Ressources en Eau, Kaouter Krikou, et le ministre des Travaux publics et des Infrastructures, Abdelkader Jellal. Leur présence conjointe a mis en lumière la nature intersectorielle de ces efforts et la coordination nécessaire pour la réussite de la stratégie nationale de l'eau.
Mohamed Arkab a déclaré que "ces accords incarnent une volonté partagée de consolider la coopération et l'intégration entre les différents acteurs nationaux pour servir les objectifs du développement durable et renforcer la sécurité hydrique et environnementale". Cette déclaration met en évidence la synergie recherchée entre les institutions de recherche, les universités et les entreprises publiques pour un impact maximal. La publication de l'article intervient le 15 juin 2026.
Ces conventions visent à développer des solutions technologiques innovantes, à renforcer la surveillance environnementale et à former des compétences nationales. Mohamed Arkab a affirmé que "les nouveaux accords jettent les bases d'une phase axée sur la connaissance, l'innovation et la recherche scientifique pour développer des solutions technologiques innovantes, renforcer la surveillance environnementale et former des compétences nationales." Il a également rappelé que "l'Algérie a adopté, sous les directives du Président de la République, une vision stratégique claire dans le cadre de la Stratégie Nationale de l'Eau 2021-2030, qui s'appuie sur la diversification des sources d'approvisionnement en eau et le renforcement de la dépendance aux ressources non conventionnelles, principalement le dessalement de l'eau de mer." Ces propos réaffirment l'alignement de ces initiatives avec la politique nationale et la volonté présidentielle.
Le groupe Sonatrach place la recherche scientifique, l'innovation et le développement technologique au cœur de sa stratégie future. Mohamed Arkab a précisé que le groupe Sonatrach fonde cette démarche sur "sa conviction que la réalisation du développement durable et le renforcement de la souveraineté nationale dans des domaines vitaux passent par l'investissement dans la connaissance, l'encouragement des compétences nationales et la consolidation de la coopération entre les institutions économiques et les centres de recherche et les universités." Cette approche intégrée vise à transformer l'Algérie en un pôle d'excellence en matière de dessalement, en s'appuyant sur ses propres ressources humaines et intellectuelles. Les accords signés aujourd'hui sont une manifestation concrète de cette vision, jetant les bases d'une collaboration fructueuse pour les années à venir dans un secteur stratégique pour le pays.