Visite de Miri Regev au Maroc : Hashtag de protestation et condamnations

Une visite de la ministre israélienne des Transports, Miri Regev, au Maroc, a provoqué une vague de réactions sur les réseaux sociaux. Le hashtag #إلا_رسول_الله (Sauf le Messager de Dieu) a dominé les plateformes, reflétant une forte mobilisation numérique et une indignation généralisée. Ce hashtag, qui signifie "Sauf le Messager de Dieu", s'est hissé en tête des tendances sur diverses plateformes de médias sociaux, témoignant de l'ampleur de la contestation populaire. Cette mobilisation numérique intervient alors que Miri Regev est associée à des déclarations controversées concernant sa position sur une loi visant à interdire l'appel à la prière dans les mosquées palestiniennes, suscitant ainsi la colère et la condamnation de nombreux internautes et militants.

Contexte de la visite ministérielle

Miri Regev est arrivée au Maroc le 19 août 2026, selon les informations disponibles. La ministre israélienne a voyagé à bord du premier vol direct renouvelé entre l'entité sioniste et Marrakech, marquant une étape dans les relations bilatérales. Sa visite était prévue pour s'étendre jusqu'au 24 août 2026, couvrant plusieurs jours sur le territoire marocain. Il s'agissait de la troisième visite de la ministre sioniste au Maroc au cours de son mandat actuel, soulignant une certaine régularité dans ses déplacements dans le royaume. Le bureau de Miri Regev a qualifié ce déplacement de visite privée, une précision qui n'a pas apaisé les critiques face à la nature de sa présence.

Controverse et déclarations passées

La tendance du hashtag #إلا_رسول_الله a coïncidé de manière significative avec la visite d'une ministre « sioniste » ayant précédemment tenu des propos jugés offensants à l'égard de l'appel à la prière et des musulmans. Miri Regev avait en effet formulé des déclarations considérées comme offensantes envers l'islam en octobre 2018. Ces propos avaient été tenus dans le contexte de sa position sur une loi visant à empêcher l'appel à la prière dans les mosquées palestiniennes, une initiative qui avait déjà suscité de vives réactions à l'époque. Cette visite est survenue alors que les préparatifs pour la célébration de l'anniversaire du Prophète étaient en cours, ajoutant une dimension supplémentaire à la sensibilité du moment. Des militants ont ainsi appelé à relancer le hashtag à l'approche de cette date significative pour la communauté musulmane, amplifiant la portée de la protestation en ligne. La coïncidence de ces événements a ravivé les tensions et a alimenté la campagne de dénonciation sur les réseaux sociaux.

Réactions et manifestations

En réponse à cette visite, des manifestants se sont rassemblés à Marrakech, au Maroc, pour condamner la présence de Miri Regev. Les protestataires ont considéré sa venue pour des « vacances privées » comme une provocation inacceptable, particulièrement compte tenu du contexte de la « guerre de génocide » en cours à Gaza. Cette perception a fortement influencé la nature et l'intensité de la mobilisation sur le terrain.

Ces manifestants ont affirmé avec force leur rejet de la normalisation avec l'occupation israélienne et ont exigé la fin de l'accueil de ses responsables sur le sol marocain. Leurs revendications reflètent une opposition profonde à toute forme de rapprochement diplomatique ou touristique avec l'entité sioniste, surtout dans un climat régional aussi tendu. La manifestation a servi de plateforme pour exprimer un sentiment populaire de solidarité avec la cause palestinienne et de désapprobation face à la politique israélienne.