L'ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, a affirmé être retourné en poste avec le mandat du président français Emmanuel Macron de « remettre les relations entre les deux pays sur la bonne voie ». Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions persistantes entre l'Algérie et la France, notamment autour de la question des visas. Ces développements ont été rapportés ce mercredi 22 juillet 2026. Stéphane Romatet a souligné l'importance de stabiliser les liens bilatéraux.
Ambassadeur Romatet clarifie son mandat
Stéphane Romatet a exprimé l'espoir que le nombre de visas délivrés aux citoyens algériens retrouverait son niveau d'avant la crise, soit 250 000 visas par an. Cette déclaration de l'ambassadeur de France en Algérie s'inscrit dans l'effort de normalisation des relations bilatérales. L'article complet, qui rapporte ces informations, compte 198 mots, apportant des précisions sur le contexte des discussions franco-algériennes et les attentes quant à l'évolution de la délivrance des visas.
Paris dément tout objectif chiffré
Le président français Emmanuel Macron a affirmé mercredi 22 juillet, lors d'un Conseil des ministres, que la France n'avait pas fixé d'« objectif chiffré » concernant les visas octroyés aux Algériens. Cette déclaration intervient alors que l'ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, avait évoqué précédemment un objectif de 250 000 visas annuels.
Le ministre délégué chargé de l'Europe, Benjamin Haddad, et la ministre déléguée chargée des Outre-mer, Naima Moutchou, ont indiqué que les propos de l'ambassadeur de France ne figuraient pas à l'ordre du jour du gouvernement. Leurs déclarations soulignent une divergence de communication entre la position officielle de Paris et les attentes exprimées sur le terrain diplomatique.
Les visas, un outil de pression ?
La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, a confirmé la position de l'Élysée, affirmant que la question des visas dépassait ce seul cadre et signalait une potentielle dégradation des relations franco-algériennes. De son côté, l'ancien responsable du ministère des Affaires étrangères, Moustapha Zeghal, estime que Paris considère le visa comme « التأشيرة وسيلة ضغط » (un outil de pression) sur l'Algérie. M. Zeghal s'interroge sur l'initiative de l'ambassadeur français : « هل يتجرأ السفير على الإدلاء بتصريح من هذا القبيل من دون العودة إلى مسؤوليه؟ » (L'ambassadeur oserait-il faire une telle déclaration sans en référer à ses supérieurs ?). Il suggère que « ربما أراد السفير إبداء نوع من المرونة لتسهيل مهمته، وكذا خفض التوتر بين البلدين » (peut-être l'ambassadeur a-t-il voulu montrer une certaine souplesse pour faciliter sa mission et réduire la tension entre les deux pays).
Implications pour les relations bilatérales
Moustapha Zeghal, ancien responsable du ministère des Affaires étrangères, a émis des doutes quant à l'autonomie de la déclaration de l'ambassadeur de France, Stéphane Romatet, se demandant si ce dernier aurait osé s'exprimer « هل يتجرأ السفير على الإدلاء بتصريح من هذا القبيل من دون العودة إلى مسؤوليه؟ » (sans en référer à ses supérieurs). M. Zeghal a suggéré que l'ambassadeur pourrait avoir cherché à manifester une certaine souplesse diplomatique, commentant que « ربما أراد السفير إبداء نوع من المرونة لتسهيل مهمته، وكذا خفض التوتر بين البلدين » (peut-être l'ambassadeur a-t-il voulu montrer une certaine souplesse pour faciliter sa mission et réduire la tension entre les deux pays). Cette position soulève des questions sur la coordination interne au sein de la diplomatie française concernant la politique des visas.
La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, a quant à elle réaffirmé la fermeté de la ligne politique de l'Élysée sur cette question. Elle a cité les propos du président Emmanuel Macron, qui aurait déclaré que la France n'affichait « aucune mansuétude » en matière de visas. Cette déclaration met en lumière la détermination de la France sur le dossier, suggérant que la position officielle de Paris reste intransigeante malgré les tentatives perçues de l'ambassadeur pour apaiser les tensions. Ces divergences de communication illustrent les défis diplomatiques actuels entre les deux nations.