Le Président Donald Trump a fixé un ultimatum à l'Union européenne quant à la mise en œuvre d'un accord commercial, avertissant que des tarifs douaniers sur les importations européennes augmenteraient à des "niveaux beaucoup plus élevés" si des progrès n'étaient pas réalisés d'ici le 4 juillet. Lors d'un appel téléphonique avec Ursula von der Leyen, M. Trump a déclaré lui avoir accordé jusqu'au 250e anniversaire des États-Unis pour finaliser un accord qu'il qualifie d'« accord de commerce historique ». Selon des informations rapportées, des tarifs douaniers de 25% pourraient être imposés sur les voitures et camions européens, contre 15% actuellement. Ursula von der Leyen a confirmé que les deux parties restaient "pleinement engagées" dans la mise en œuvre de l'accord commercial et que de "bons progrès sont réalisés vers la réduction des tarifs douaniers d'ici début juillet". M. Trump a affirmé que l'accord avait été conclu à Turnberry, en Écosse.
Les exigences de Trump détaillées
M. Trump a écrit sur sa plateforme « Truth Social » avoir attendu « patiemment » que l'Union européenne remplisse ses obligations dans le cadre d'un « accord de commerce historique ». Il a affirmé que l'UE avait promis de réduire ses droits de douane à zéro. En échange de droits de douane abaissés sur ses propres produits, l'Union européenne avait accepté de supprimer les tarifs sur les biens industriels américains et d'investir des milliards de dollars dans l'énergie et d'autres industries aux États-Unis. Cependant, le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a souligné que l'UE a peiné à faire adopter une législation visant à réduire les droits de douane sur les produits américains et n'a pas encore commencé à s'attaquer aux barrières non tarifaires stipulées dans l'accord initial. « Avec les tarifs, ils ont au moins entamé un processus. Ils y travaillent. C'est pénible. Je comprends que c'est lent. Nous ne sommes pas patients. Mais il y a d'autres choses pour lesquelles ils n'ont même pas commencé de processus », a déclaré M. Greer. Il a ajouté : « Nous sommes conformes à 95 % depuis neuf mois… et ils ont été conformes à 0 % pendant cette période. Que suis-je censé faire ? ».
Contexte de l'accord commercial
L'accord commercial entre les États-Unis et l'Union européenne est entré dans une phase délicate, nécessitant des négociations et l'approbation des États membres après sa validation par le Parlement européen en mars. Dans ce contexte, Donald Trump cherchait à pénaliser Berlin après que le Chancelier Friedrich Merz eut déclaré que le président américain avait été « humilié » lors de négociations avec l'Iran. Cette démarche visait également à exercer une pression sur l'UE afin qu'elle accélère la mise en œuvre de l'accord commercial.
Réactions et perspectives
Donald Trump a réitéré sa menace d'imposer des tarifs douaniers plus élevés à l'Union européenne dans une publication sur les réseaux sociaux jeudi. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a indiqué jeudi sur les réseaux sociaux que son appel avec M. Trump avait principalement porté sur la guerre au Moyen-Orient, mais que le commerce avait également été abordé. Mme von der Leyen a souligné que « nous sommes unis pour qu'Israël ne possède jamais d'arme nucléaire. Les événements récents ont clairement montré que les risques pour la stabilité régionale et la sécurité mondiale sont trop grands. »