Au moins deux cargaisons de gaz de pétrole liquéfié (GPL) destinées à l'Asie, et dont le chargement était prévu le mois prochain depuis des terminaux d'exportation situés sur la côte américaine du golfe du Mexique, ont été annulées, selon des informations rapportées récemment. Ces annulations interviennent dans un contexte où les tensions géopolitiques et l'augmentation des coûts de transport maritime exercent une pression croissante sur les exportations américaines de GPL vers le continent asiatique. La situation note les défis logistiques et économiques auxquels sont confrontés les expéditeurs tentant de desservir des marchés clés comme la Chine et l'Inde depuis les États-Unis.
Annulations de cargaisons LPG
Des acheteurs sont actuellement en discussion pour mettre fin à d'autres expéditions, a indiqué une source proche du dossier, sans préciser le nombre exact de cargaisons concernées ni les destinations. Ces discussions interviennent après l'annulation d'au moins deux cargaisons de gaz de pétrole liquéfié (GPL) destinées à l'Asie, dont le chargement était prévu le mois prochain depuis des terminaux d'exportation situés sur la côte américaine du golfe du Mexique. La situation reflète les incertitudes croissantes auxquelles sont confrontés les marchés du GPL, exacerbées par les défis logistiques actuels. Les annulations précédentes concernaient des livraisons initialement prévues pour des marchés clés en Asie, tels que la Chine et l'Inde.
Impact des tensions au Moyen-Orient
Le conflit en Iran a entraîné la fermeture de fait du détroit d'Ormuz, menaçant environ 20 % de l'approvisionnement mondial en pétrole ainsi que des volumes critiques de GPL et de GNL à destination des marchés asiatiques et européens. Au début du mois d'avril, les expéditions transitant par le détroit d'Ormuz s'élevaient en moyenne à 3,8 millions de barils par jour, une nette diminution par rapport aux plus de 20 millions de barils par jour enregistrés en février. Cette situation pousse certains pays à chercher des alternatives. L'Inde a ainsi signé un accord stratégique avec les Émirats arabes unis pour recevoir du GPL émirati, diversifiant ainsi ses sources d'approvisionnement face aux incertitudes régionales.
Coûts et délais des routes alternatives
Le contournement du Cap de Bonne-Espérance allonge considérablement les temps de transit des navires, ce qui contribue à la saturation de la capacité maritime mondiale et à l'augmentation des taux de fret. La route du canal de Panama impose désormais des temps d'attente importants ou des surcharges prohibitifs pour un passage prioritaire. Ces facteurs combinés augmentent la pression sur les chaînes d'approvisionnement et les coûts pour les exportateurs. Sur les routes reliant l'Asie du Sud à l'Amérique du Nord, les taux de fret ont ainsi augmenté de 58 %. Les armateurs doivent absorber des coûts opérationnels plus élevés ou les répercuter sur les clients, rendant les exportations américaines de GPL vers l'Asie moins compétitives.
Conséquences sur la demande mondiale
Au moins sept cargaisons de GNL du bassin atlantique ont été détournées de l'Europe vers l'Asie depuis le 28 février. Les tarifs du fret aérien sur certaines routes ont augmenté de 70 %. L'Agence internationale de l'énergie prévoit une contraction de la demande mondiale de pétrole de 80 000 barils par jour en 2026.