Une faction intransigeante au sein de l'établissement diplomatique français, incarnée par l'ancien ambassadeur de France en Algérie Xavier Driencourt, domine désormais le discours relatif aux relations bilatérales franco-algériennes. Cette influence est mise en lumière dans un article publié le 11 septembre 2026, analysant les dynamiques complexes entre les deux nations. La position de Monsieur Driencourt reflète une approche ferme, qui contraste avec les appels au calme émis par d'autres voix diplomatiques. L'analyse des tensions actuelles note l'importance des acteurs et de leurs prises de position dans la gestion de cette relation bilatérale souvent délicate.
Critique de la stratégie actuelle
Michel Duclos estime que la gestion récente des relations de la France avec l'Algérie a été dictée par l'agitation politique et médiatique plutôt que par une stratégie cohérente, permettant ainsi à l'Algérie de gagner du terrain. Il a exhorté l'administration du président français Emmanuel Macron à éviter une succession de visites ministérielles en Algérie, souvent suivies de gels médiatisés des relations. À ce titre, des déplacements en Algérie ont été effectués par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez en février 2026, le ministre de la Justice Gérald Moussa Darmanin en mai 2026, et la ministre déléguée aux Armées Alice Rufo également en mai 2026. Monsieur Duclos a critiqué la gestion de l'accord migratoire de 1968, que des personnalités politiques d'extrême droite ont cherché à utiliser comme levier pour les laissez-passer consulaires destinés aux Algériens sous le coup d'une expulsion. « Il faut être clair : revenir sur l’accord de 1968 ne règlera pas pour autant la question des laissez-passer consulaires nécessaires pour renvoyer dans leur pays les Algériens dont on ne veut plus en France », a déclaré Michel Duclos.
L'approche préconisée par Duclos
Une voix contrastée dans le débat diplomatique est celle de Michel Duclos, diplomate français, qui rejette la politique d'escalade. Il estime que cette approche a fait perdre à Paris son influence sur l'Algérie, plaidant pour une stratégie plus mesurée dans les relations bilatérales. Monsieur Duclos a occupé des postes au sein d'importantes ambassades françaises, notamment à Moscou, Bruxelles, Bonn et Damas, ce qui lui confère une expérience significative des affaires internationales.
Michel Duclos a également mis en garde contre l'idée que l'abrogation de l'accord migratoire de 1968 puisse résoudre les difficultés actuelles. « Il faut être clair : revenir sur l’accord de 1968 ne règlera pas pour autant la question des laissez-passer consulaires nécessaires pour renvoyer dans leur pays les Algériens dont on ne veut plus en France », a déclaré le diplomate. Ce point de vue note la complexité des enjeux migratoires et la nécessité d'une approche nuancée au-delà des mesures symboliques.
Risques d'une escalade
Michel Duclos a mis en garde contre les dangers d'une confrontation ou d'une rupture des relations franco-algériennes. Selon le diplomate, une telle situation pourrait entraîner une escalade des tensions des deux côtés. Monsieur Duclos a averti que cette escalade risquerait d'affecter la liberté de circulation des ressortissants algériens. Il a également souligné la menace potentielle pour la stabilité sociale en France, dans un contexte où les relations bilatérales sont déjà sous pression. L'analyse de Michel Duclos suggère la nécessité d'une approche prudente pour éviter que les différends actuels ne dégénèrent en une crise plus large aux répercussions importantes.
Appel à la désescalade médiatique
Dans une tribune publiée par Le Monde le vendredi 11 septembre, Michel Duclos a appelé à une gestion plus sereine des relations franco-algériennes. « La relation bilatérale gagnerait à être gérée loin des projecteurs et avec plus de calme, » a-t-il affirmé. Selon le diplomate, « du côté français, notre levier sera plus fort si nous cessons de donner à l’Algérie l’occasion de capitaliser sur la dramatisation systématique des différends. » Michel Duclos préconise ainsi de « désensibiliser » la relation bilatérale en abaissant les tensions et les émotions, et en la gérant discrètement, loin de l'attention médiatique.