L'Espagne a rappelé son ambassadeur au Maroc le 21 août en réponse à des déclarations de ministres marocains concernant les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, a annoncé le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez. Cette information a été rapportée par le journal EL PAÍS, selon une publication datée du 3 septembre 2026. M. Sánchez a déclaré : « لقد سمعنا تصريحين غير مقبولين من وزيرين بشأن سبتة ومليلية » (Nous avons entendu deux déclarations inacceptables de deux ministres concernant Ceuta et Melilla), précisant qu'il les avait « رفضتهما بشكل قاطع » (rejetées catégoriquement).
Propos marocains jugés inacceptables
Pedro Sánchez a qualifié d'« inacceptables » deux déclarations de ministres marocains concernant Ceuta et Melilla, justifiant ainsi le rappel de l'ambassadeur espagnol. Le ministre marocain de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a notamment affirmé que Ceuta et Melilla représentent un « حق تاريخي وجغرافي للمغرب لا يمكن الصمت عنه » (droit historique et géographique pour le Maroc qui ne peut être tu). Ces propos ont été perçus comme une remise en question de la souveraineté espagnole sur les enclaves nord-africaines. La déclaration de M. Ouahbi s'inscrit dans un contexte de revendications marocaines récurrentes concernant ces territoires. Cette position a conduit Madrid à exprimer son vif désaccord par la voie diplomatique.
Réaction diplomatique espagnole
L'Espagne a rejeté catégoriquement les revendications marocaines concernant Ceuta et Melilla, considérant ces enclaves comme des territoires espagnols inaliénables. Cette position ferme fait suite aux déclarations du ministre marocain de la Justice, Abdellatif Ouahbi, qui avait évoqué un « droit historique et géographique pour le Maroc » sur ces villes. Le gouvernement espagnol a réaffirmé que Ceuta et Melilla font partie intégrante de l'Espagne, soulignant l'importance de leur souveraineté et de leur intégrité territoriale. Cette réponse diplomatique marque une tension significative dans les relations bilatérales, Madrid insistant sur le respect de ses frontières et de sa souveraineté nationale. Le rappel de l'ambassadeur espagnol à Rabat témoigne de la gravité avec laquelle l'Espagne perçoit ces revendications sur ses territoires nord-africains.
Contexte historique et géographique
Les villes de Ceuta et Melilla sont sous souveraineté espagnole en Afrique du Nord, un statut qui est régulièrement au cœur de tensions diplomatiques. Des rapports ont indiqué que le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Tawfiq, a décrit les villes de Ceuta et Melilla comme « occupées ». Cette déclaration s'ajoute aux revendications marocaines qui considèrent les enclaves comme faisant partie intégrante de leur territoire. L'Espagne a constamment rejeté ces allégations, réaffirmant la pleine souveraineté de Madrid sur ces deux cités.
Implications et portée
Ces tensions diplomatiques surviennent dans un contexte où les relations bilatérales entre l'Espagne et le Maroc sont souvent sujettes à des discussions concernant le statut des enclaves de Ceuta et Melilla. Les déclarations des ministres marocains, Abdellatif Ouahbi et Ahmed Tawfiq, qualifiant ces villes de « droit historique » ou de territoires « occupés », ont ravivé le débat sur leur souveraineté. Madrid considère ces propos comme une atteinte à son intégrité territoriale, entraînant le rappel de son ambassadeur pour consultation. Cette action note la gravité perçue par le gouvernement espagnol et marque une escalade significative dans le dialogue entre les deux nations voisines.