Le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, Said Sayoud, a récemment annoncé que ses services ont émis de nouvelles instructions aux gouverneurs de la République. Ces directives portent sur la régularisation des bâtiments construits sans permis de construire avant l'entrée en vigueur de la Loi n° 23-18. Il a été précisé que les départements du ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Said Sayoud, ont officiellement émis ces instructions aux gouverneurs de la République.
Le ministère de l'Intérieur accorde « une attention particulière à la prise en charge des préoccupations des citoyens » concernant la régularisation des constructions non conformes, a déclaré Said Sayoud. Le ministre a précisé que cette démarche s'inscrit « dans le cadre de l'application des dispositions de la Loi n° 08-15... Et du Décret exécutif n° 22-55... Car ils constituent la référence juridique qui garantit la stabilité du tissu urbain et la mise en œuvre des règles d'urbanisme et d'aménagement ». Le ministère de l'Intérieur accorde une attention totale à la résolution des préoccupations des citoyens concernant la régularisation des bâtiments non conformes.
Cadre Légal et Procédure
Ces instructions visent à activer les dispositions de la Loi n° 08-15, laquelle définit les règles de mise en conformité des constructions et leur achèvement. Ce texte législatif a principalement été promulgué pour résoudre les situations en suspens des bâtiments non conformes aux lois d'urbanisme et d'aménagement du territoire. Les dossiers de régularisation des constructions doivent être présentés aux comités techniques établis au niveau des districts. Le processus de soumission des dossiers de régularisation aux comités techniques au niveau des districts constitue une étape clé de cette procédure.
Le Décret exécutif n° 22-55, daté du 3 février 2022, vient compléter ce cadre en définissant précisément les conditions de régularisation des bâtiments qui ne sont pas conformes au permis de construire initialement délivré. L'objectif de ces mesures est de fournir un mécanisme clair et structuré pour l'intégration des constructions existantes dans le cadre réglementaire.
Protection des Terres Domaniales
Une application stricte de la Loi n° 23-18 est prévue concernant la protection et la préservation des terres domaniales. Les autorités entendent veiller à ce que ce cadre légal soit scrupuleusement respecté afin de sauvegarder le patrimoine foncier de l'État. Un engagement ferme a été pris pour une application stricte de la Loi n° 23-18, qui concerne la protection et la préservation des terres domaniales.
Les textes juridiques en vigueur établissent une distinction claire entre les cas éligibles à la régularisation et ceux qui en sont exclus. Sont notamment concernés par l'exclusion les bâtiments construits après l'entrée en vigueur de la Loi n° 08-15, ainsi que ceux édifiés sur des terrains qui ne sont pas aptes à une régularisation. Les textes juridiques existants distinguent clairement les cas éligibles à la régularisation de ceux qui en sont exclus, notamment les bâtiments construits après la Loi n° 08-15 ou sur des terrains impropres à la régularisation.
La Loi n° 23-18 vise à préserver le patrimoine immobilier. Elle exige un engagement total pour ne pas autoriser de régularisations exceptionnelles qui pourraient compromettre les efforts de contrôle urbain et l'intégrité du domaine public. Cette loi requiert un engagement complet afin de ne pas permettre de régularisations exceptionnelles susceptibles de nuire aux efforts de contrôle urbain.
Intégration Urbaine et Sociale
La réponse du ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, Said Sayoud, faisait suite à une question écrite de Hicham Safar, ancien député de l'Assemblée Populaire Nationale. La question de l'ancien député de l'Assemblée Populaire Nationale, Hicham Safar, portait sur la régularisation des bâtiments construits sans permis avant l'entrée en vigueur de la Loi n° 23-18. Said Sayoud a mentionné le quartier d'Ouled Harid, situé dans la wilaya de Guelma, comme un exemple illustrant les défis rencontrés. Le quartier d'Ouled Harid, dans la wilaya de Guelma, a été cité comme un exemple pertinent.
Le ministre a indiqué que son département étudie « diverses solutions juridiques possibles pour intégrer certaines communautés résidentielles dans le tissu urbain ». Le secteur étudie diverses solutions juridiques envisageables pour l'intégration de certaines communautés d'habitation dans le tissu urbain. Il a précisé que cet examen s'effectue « tout en assurant une adhésion stricte aux dispositions de la Loi n° 23-18 concernant la protection et la préservation des terres domaniales ».
Aborder la situation de certains quartiers et communautés résidentielles, comme Ouled Harid et des zones similaires, nécessite une approche équilibrée selon Said Sayoud. Le ministre a affirmé que cette approche doit « concilier la rigueur juridique imposée par les dispositions des Lois n° 08-15 et n° 23-18, avec la prise en compte des conditions sociales des résidents ». Il a souligné l'importance de considérer « la difficulté de se connecter aux réseaux publics et la nécessité d'améliorer les conditions de vie au sein de ces communautés ». Il est impératif de concilier la rigueur juridique et la prise en compte des conditions sociales des résidents, notamment en ce qui concerne la difficulté de raccordement aux réseaux publics et l'amélioration des conditions de vie.