Le Club Économique Algérien a récemment souligné que les réformes d'investissement en Algérie ne devraient pas se limiter à la simplification des procédures et à la réduction des délais d'obtention de licences. Cette position intervient alors que le premier numéro du magazine « Investment.dz », publié par l'Agence Algérienne de Promotion de l'Investissement (AAIP), est paru en juillet 2026. Le Club Économique Algérien estime que la prochaine phase des réformes doit s'orienter vers une accélération de la production, passant de la facilitation des licences à la concrétisation des projets. Il insiste sur la nécessité de l'exploitation économique des terrains mis à disposition, de la construction industrielle plutôt que de la simple attraction d'investissements, et du passage de l'importation à la sous-traitance et à la production locale. Le Club recommande également de cibler les exportations, notamment vers les marchés africains, plutôt que de se concentrer uniquement sur le marché national. Ces réformes, selon le Club Économique Algérien, ne devraient pas s'arrêter à la simple facilitation des procédures et à la réduction des délais d'obtention de licences, mais devraient être un prélude à un changement plus large orienté vers une économie productive.
Simplification et relation administration-investisseur
Le magazine Investment.dz met en lumière des priorités telles que la facilitation de l'investissement, le rapprochement de l'administration et des investisseurs, le renforcement du guichet unique, ainsi que la simplification des procédures liées aux terrains économiques et aux permis. Le Club Économique Algérien, pour sa part, positionne la relation entre l'investisseur et l'administration au cœur des réformes en cours. L'organisme considère que la consolidation des administrations concernées et le renforcement du guichet unique représentent des étapes essentielles vers une administration plus rapide et plus efficace. Selon le Club Économique Algérien, chaque jour gagné dans le processus d'obtention de licences peut se traduire par une journée de production supplémentaire, une opportunité accélérée de création d'emplois, une valeur ajoutée accrue et une activation plus rapide des capitaux. Cette approche vise à transformer l'aisance de l'investissement en une capacité de production réelle et une économie plus compétitive.
Vers une économie de production
Les réformes doivent précéder un changement plus large orienté vers une économie productive. La phase suivante des réformes doit assurer que les projets passent de l'obtention des licences et des terrains à la production effective. Cette transition est clé pour garantir que les investissements génèrent de la valeur, créent des emplois, stimulent la production locale et favorisent les exportations. La simplification de l'investissement devrait s'accompagner d'une politique intégrant les projets d'investissement, particulièrement ceux de nature industrielle, dans un système de production plus vaste. Le terrain économique est destiné à être un instrument de mise en œuvre de la politique industrielle, privilégiant les projets capables de générer de la production, de créer des emplois, de favoriser l'intégration locale et d'orienter les activités vers l'exportation. L'objectif est de passer de la simple attraction d'investissements à la construction d'une industrie nationale solide.
Stratégies sectorielles et substitution d'importation
Le développement d'un réseau national d'entreprises de sous-traitance qualifiées est présenté comme une condition essentielle pour l'approfondissement de l'industrialisation. Le secteur automobile et celui des pièces de rechange sont spécifiquement identifiés comme des domaines où cette vision peut se concrétiser par le développement d'industries de composants et l'augmentation progressive de l'intégration locale. La construction d'une véritable industrie automobile dépend de la capacité de l'économie nationale à produire ses composants et services localement et à créer un réseau de sous-traitants. La réalisation de la substitution des importations nécessite de passer de simples appels à la réduction des importations au développement d'une carte nationale précise de substitution à l'importation. Cette carte devrait identifier les produits fabriquables en Algérie, les entreprises capables de les produire, la technologie nécessaire, ainsi que les besoins des projets en matière de financement, de sous-traitance, de matériaux et d'expertise. Cette démarche stratégique vise à transformer l'importation en production locale, renforçant ainsi la souveraineté économique du pays.
Vision globale des réformes
Les investissements doivent générer de la valeur, créer des emplois, stimuler la production locale et les exportations. Le succès des réformes se mesurera à la capacité des projets facilités à passer à la production effective, à accroître la valeur ajoutée, à réduire les importations et à dynamiser les exportations. Le véritable test de la réussite des réformes résidera dans la capacité des projets bénéficiant de ces facilités à entrer en production réelle, à créer des emplois durables, à augmenter la valeur ajoutée nationale, à réduire la dépendance aux importations et à stimuler les exportations. L'objectif final est de faire de l'investisseur un partenaire de la production nationale, liant l'investissement à l'industrie et à la substitution des importations. Il s'agit de construire un système qui fait de l'investisseur un partenaire de la production nationale, en reliant l'investissement à la sous-traitance, à l'industrie, à la substitution des importations et à l'exportation.