Réformer l'enseignement des mathématiques en Algérie pour l'ère numérique

نحو نهجٍ جديدٍ في تعليم الرياضيات
Photo via Echoroukonline

L'Algérie prévoit d'introduire une nouvelle filière axée sur l'informatique dans l'enseignement secondaire dès la rentrée universitaire 2027/2028. Ce développement survient alors que la méthode actuelle d'enseignement des mathématiques est critiquée pour son approche, qui privilégie la reconnaissance de la forme des chiffres plutôt que la compréhension de leur signification.

La méthode actuelle : une approche superficielle

Un spécialiste en informatique, auteur de l'ouvrage « مدخل إلى الأرقام والأعداد » (Introduction aux chiffres et aux nombres), observe que les élèves algériens poursuivent leur scolarité pendant neuf ans ou plus sans saisir la distinction fondamentale entre un chiffre (رقم) et un nombre (عدد). Cet auteur soutient que l'enseignement actuel ne permet pas cette compréhension essentielle. Pour remédier à cette lacune, l'ouvrage « مدخل إلى الأرقام والأعداد » a été conçu comme un livret de douze pages, spécifiquement destiné aux élèves de première année du primaire. L'auteur de ce livre rappelle que « واضعُ هذه الأرقامِ هو عالَمُنا ومفكّرُنا المسلمُ محمدُ أبو موسى الخوارزميُّ، في بغدادَ في القرنِ التاسعِ الميلاديِّ ». Il estime que « إنَّ الذين يظنُّونَ أنَّ لغةَ الذكاءِ الاصطناعيِّ هي الإنجليزيّةُ مخطئونَ وإن كثُروا ». Il ajoute que « si l’on veut préparer une génération qui innove en informatique et ne se contente pas d’utiliser les produits des autres, il faut lui donner sa vraie langue dès le début, c’est-à-dire dès la première année du primaire ». L'auteur conclut que « notre véritable révolution ne consiste pas à importer des technologies, des laboratoires et des ordinateurs, ni à construire des bâtiments uniquement, mais elle réside dans la rectification de la pensée dès le début. Permettez-moi donc de vous proposer ce qui suit ».

Les origines et la logique des nombres

Les chiffres, selon l'auteur de l'ouvrage « مدخل إلى الأرقام والأعداد », sont définis comme dix symboles, constituant les « lettres de la langue des mathématiques », à partir desquelles tous les nombres sont construits. L'auteur, dont le nom n'est pas précisé ici, attribue l'invention de ces chiffres à « notre savant et penseur musulman Muhammad Abu Musa al-Khwarizmi, à Bagdad au IXe siècle après J.-C. ». Pour lui, la compréhension de cette origine est fondamentale. Il estime que « ceux qui pensent que la langue de l'intelligence artificielle est l'anglais se trompent, même s'ils sont nombreux ».

L'auteur note l'importance de cette distinction dès le plus jeune âge. « Si nous voulons préparer une génération qui innove en informatique et ne se contente pas d'utiliser les produits des autres », affirme-t-il, « il faut lui donner sa vraie langue dès le début, c'est-à-dire dès la première année du primaire ». Il opère également une distinction conceptuelle entre « zéro » (صفر) et « rien » (لا شيء), affirmant que zéro est une valeur numérique à part entière et non une simple absence. « Notre véritable révolution ne consiste pas à importer des technologies, des laboratoires et des ordinateurs, ni à construire des bâtiments uniquement, mais elle réside dans la rectification de la pensée dès le début », ajoute l'auteur, avant de conclure : « Permettez-moi donc de vous proposer ce qui suit ».

Une nouvelle voie pour l'apprentissage

L'auteur de l'ouvrage « مدخل إلى الأرقام والأعداد » propose une approche renouvelée pour les élèves de première année du primaire. Cette méthode vise à enseigner les concepts mathématiques fondamentaux de manière correcte et à former les enseignants à cette nouvelle pédagogie, en établissant un lien direct entre l'enseignement des mathématiques et l'avenir de l'informatique. L'auteur, dont le nom n'est pas précisé dans ce contexte, insiste sur l'importance de cette réforme dès le jeune âge.

Il rappelle que « واضعُ هذه الأرقامِ هو عالَمُنا ومفكّرُنا المسلمُ محمدُ أبو موسى الخوارزميُّ، في بغدادَ في القرنِ التاسعِ الميلاديِّ ». Cette précision historique vise à ancrer la compréhension des chiffres dans leur origine culturelle et scientifique. L'auteur estime que « إنَّ الذين يظنُّونَ أنَّ لغةَ الذكاءِ الاصطناعيِّ هي الإنجليزيّةُ مخطئونَ وإن كثُروا », suggérant que la maîtrise des concepts mathématiques est plus clé que la langue d'interface. Pour lui, « فإذا أردنا أن نُعِدَّ جيلاً يُبدعُ في المعلوماتيّةِ لا مجرَّدَ أن يستعملَ منتجاتِ غيرِهِ، فيجبُ أن نُعطِيَهُ لغتَها الحقيقيّةَ منذُ البدايةِ أي منذ السنة الأولى ابتدائي ». Il conclut en affirmant que « إنَّ ثورتَنا الحقيقيّةَ لا تكونُ باستيرادِ التقنيّاتِ والمخابر والحواسيب، ولا ببناءِ المبانيِ وحدَها، بل تكونُ بتصويبِ الفكرِ منذُ البدايةِ », avant d'ajouter : « فاسمحوا لي أن أقترحَ عليكم ما يلي: ».

L'enjeu de l'informatique et de l'IA

L'auteur attribue l'origine des formes des chiffres arabes au savant musulman Muhammad Abu Musa al-Khwarizmi, à Bagdad au IXe siècle après J.-C. Affirmant que chaque forme est basée sur son nombre d'angles. « واضعُ هذه الأرقامِ هو عالَمُنا ومفكّرُنا المسلمُ محمدُ أبو موسى الخوارزميُّ، في بغدادَ في القرنِ التاسعِ الميلاديِّ », déclare l'auteur. La logique des symboles limités, de la valeur de position et du zéro, établie par Al-Khwarizmi, est la même que celle utilisée par les ordinateurs, la programmation et l'intelligence artificielle, selon lui.