Rapport sur la situation des prisonnières palestiniennes

تفاصيل صادمة.. أزيد من 90 أسيرة فلسطينية يواجهن الجحيم
Photo via Echoroukonline

Plus de 90 femmes palestiniennes sont actuellement détenues dans les prisons et centres de détention israéliens. Cette situation a fait l'objet d'une déclaration conjointe publiée par le Prisoners' Club, Addameer et la Commission of Detainees and Ex-Detainees Affairs. Ces trois organisations ont diffusé ce document à l'occasion de la Journée nationale de la femme palestinienne. Le texte détaille le cadre de cette détention pour les femmes concernées par ces mesures. La publication de ce rapport note l'attention particulière portée par ces structures au sort des femmes incarcérées, en mettant en lumière les procédures judiciaires et les conditions de vie quotidiennes auxquelles elles sont soumises au sein du système pénitentiaire.

Détention administrative et conditions carcérales

Vingt-deux femmes palestiniennes sont actuellement maintenues en détention administrative. Ce régime juridique permet une incarcération sans inculpation ni procès. Les autorités compétentes prolongent régulièrement ces mesures, privant les détenues de la connaissance des charges retenues contre elles ainsi que de la possibilité de contester leur détention devant un tribunal classique. Ce mécanisme, qui repose sur des procédures souvent qualifiées de confidentielles par les autorités, empêche les détenues et leurs représentants légaux de préparer une défense effective face aux décisions d'incarcération répétées.

Les conditions de détention subies par les prisonnières palestiniennes font l'objet d'accusations graves de la part du Prisoners' Club, d'Addameer et de la Commission of Detainees and Ex-Detainees Affairs. Ces trois organisations documentent des abus incluant la torture physique et psychologique. Les rapports transmis par ces structures mentionnent également des situations de privation de nourriture, qualifiées de famine, ainsi qu'un refus systématique de soins médicaux pour les détenues malades ou blessées. Les témoignages recueillis font état de fouilles à nu imposées de manière répétée, ainsi que de cas de harcèlement sexuel au sein des établissements pénitentiaires. Selon les organisations, ces pratiques constituent une atteinte directe aux droits fondamentaux des personnes privées de liberté, créant un environnement de détention marqué par la contrainte et l'absence de protection pour les femmes concernées.

Le Prisoners' Club, Addameer et la Commission of Detainees and Ex-Detainees Affairs affirment par ailleurs que les conditions de détention des femmes palestiniennes ont subi des changements radicaux depuis le début de la guerre à Gaza en 2023. Selon ces organisations, les protocoles de surveillance et les règles de vie quotidienne en prison se sont durcis de manière significative au cours de cette période. Les entités signataires considèrent que ces évolutions marquent une détérioration prolongée du traitement réservé aux femmes incarcérées, impactant leur intégrité physique et leur état de santé mentale. Les organisations insistent sur le fait que le durcissement des mesures de contrôle et la restriction accrue des droits des détenues sont devenus des constantes depuis le déclenchement des hostilités. Cette transformation des conditions carcérales, telle que décrite par les trois organisations, témoigne d'une transformation des pratiques de gestion des populations détenues dans le contexte actuel, exacerbant la vulnérabilité des femmes palestiniennes placées sous l'autorité des services pénitentiaires.