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Le procureur de la République près le tribunal d'El Harrach a requis cinq ans de prison ferme à l'encontre de 34 accusés impliqués dans des violences survenues dans des stades. Cette demande de peine maximale intervient dans le cadre d'un procès qui vise à sanctionner sévèrement les actes de vandalisme et d'agression. Le procureur a demandé les peines maximales contre ces prévenus accusés de troubles, d'incitation à la violence dans les enceintes sportives, de destruction intentionnelle de biens et d'agression envers les forces de l'ordre. Décrivant les incidents comme « graves », le procureur a sollicité du tribunal une peine de cinq ans d'emprisonnement effectif pour les 34 suspects, parmi lesquels figurent des mineurs et des individus ayant des antécédents judiciaires, soulignant la gravité des faits reprochés et la nécessité d'une réponse judiciaire ferme.
Détails des violences au stade
Les incidents se sont déroulés le 10 avril, après le deuxième but encaissé par l'USM El Harrach lors d'un match contre la JSMB. Ce moment clé a déclenché une série d'actes de violence et de destruction. Les émeutiers ont alors tenté d'envahir le terrain, démontrant une volonté manifeste de perturber le déroulement du match et de semer le chaos. Dans leur fureur, ils ont détruit des chaises, des sièges, la clôture métallique du stade ainsi que la tribune VIP, causant des dégâts matériels considérables. L'ampleur des destructions ne s'est pas limitée aux infrastructures du stade. Ils ont également forcé l'entrée de deux salles de sport servant d'entrepôts, d'où ils ont dérobé du matériel, notamment des pots de peinture, aggravant ainsi les charges qui pèsent contre eux. Une tentative d'incendie d'un véhicule de sécurité a aussi été enregistrée, témoignant de la dangerosité des actions menées. Trois policiers ont été blessés au cours de ces violences, deux d'entre eux souffrant de fractures et un troisième ayant subi une blessure à l'œil, ce qui met en lumière la violence directe exercée contre les forces de l'ordre.
Demandes financières et sanctions
Les accusés sont poursuivis pour émeutes, incitation à la violence dans les stades, destruction intentionnelle de biens et agression envers les forces de l'ordre. Ces chefs d'accusation reflètent la diversité et la gravité des actes commis. La municipalité de Kallitouch a réclamé une indemnisation d'un milliard six-cents millions de centimes pour les pertes matérielles subies, soulignant l'impact financier direct des destructions sur les finances locales. Le Trésor public a également demandé un million de dinars par accusé en compensation des dommages causés au patrimoine public, insistant sur la responsabilité collective et individuelle des prévenus face aux préjudices. Ces demandes s'inscrivent dans le cadre du procès visant 34 personnes impliquées dans les violences survenues dans un stade, où des dégâts importants et des agressions contre des policiers ont été enregistrés. Le procureur a requis des peines de prison fermes pour l'ensemble des prévenus, estimant que la gravité des faits justifie une sanction exemplaire.
Contexte judiciaire et verdict
Les premiers verdicts dans cette affaire sont attendus le mercredi 13 mai, marquant une étape décisive pour les personnes impliquées. Cette date est très attendue par toutes les parties prenantes, car elle déterminera le sort des accusés. Plusieurs mesures provisoires ont déjà été prises à l'encontre des accusés. Quatorze des prévenus ont été placés en détention provisoire suite à leur implication présumée dans les incidents, une mesure conservatoire visant à prévenir toute récidive ou tentative de fuite. D'autres individus ont été soumis à un régime de contrôle judiciaire, impliquant des obligations spécifiques en attendant leur jugement, comme des présentations régulières aux autorités. Dix membres du comité des supporters, également mis en cause, ont été libérés, ce qui suggère une distinction dans le degré d'implication ou la nature des preuves à leur encontre. Six personnes ont bénéficié d'un acquittement, leur innocence ayant été reconnue à l'issue de l'instruction préliminaire, démontrant que la justice a examiné chaque cas individuellement. Ces décisions initiales précèdent le prononcé des peines définitives par le tribunal, qui statuera sur la culpabilité et les sanctions finales. ---