Michel Platini demande le départ de Gianni Infantino, invoquant des violations des lois du football

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Photo via Echoroukonline

Michel Platini, ancien président de l'Union des associations européennes de football (UEFA), a exigé le départ de Gianni Infantino, l'actuel président de la Fédération internationale de football association (FIFA), a été rapporté le 31 août 2026. M. Platini a justifié cette demande par le fait que M. Infantino n'aurait pas respecté les lois du jeu. "Infantino «doit partir» parce qu'il n'a pas «respecté les lois» du football", a déclaré Michel Platini, citant notamment l'introduction de pauses d'hydratation systématiques et des mi-temps de 30 minutes lors de la Coupe du Monde 2026, ainsi que des modifications concernant le carton rouge. "Il est le garant des lois et il ne les respecte pas, il doit donc partir", a-t-il affirmé avec conviction. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions croissantes au sein des instances dirigeantes du football mondial.

Pressions sur Infantino

Gianni Infantino fait face à d'importantes pressions, notamment suite à la révélation de son projet avorté d'ouvrir la Coupe du Monde à des investisseurs privés. Ce projet, qui aurait pu transformer radicalement le financement et l'organisation de la compétition phare de la FIFA, a suscité de vives critiques et une forte opposition. L'UEFA, en alliance avec la CONCACAF et la Confédération asiatique de football, mène une campagne visant à destituer l'actuel président de la FIFA. Cette alliance tripartite représente une part significative du pouvoir au sein du football mondial et met en lumière l'ampleur de l'opposition à la direction actuelle d'Infantino.

Gianni Infantino occupe son poste de président de la FIFA depuis 2016. Il a l'intention de briguer un nouveau mandat lors du Congrès prévu au Maroc en mars 2027. Sa réélection est désormais incertaine face à la campagne menée par l'UEFA et ses alliés. Les critiques à son égard ne se limitent pas aux récents projets avortés, mais englobent également des questions de gouvernance et de respect des principes fondamentaux du football.

Platini et le passé judiciaire

Michel Platini était auparavant envisagé comme un potentiel président de la FIFA, mais il a été écarté de la course en raison d'allégations de fraude. Il a été acquitté de ces accusations en Suisse en août 2025, un an avant ses récentes déclarations. Cette exclusion aurait, selon M. Platini, ouvert la voie à l'élection surprise de M. Infantino au poste de secrétaire général de la FIFA en février 2016, puis à sa présidence. Platini a souvent exprimé son amertume quant aux circonstances ayant mené à son éviction et à l'ascension d'Infantino, qu'il considérait comme son ancien bras droit.

L'ancien dirigeant de l'UEFA a intensifié ses actions contre l'actuel président de la FIFA. Il a déposé en juin une plainte contre Gianni Infantino pour « dénonciation calomnieuse » et « abus d'influence ». Cette démarche judiciaire témoigne de la détermination de Platini à confronter Infantino non seulement sur le terrain médiatique, mais aussi devant les tribunaux, cherchant à obtenir réparation pour ce qu'il perçoit comme une injustice personnelle et professionnelle.

Voies de recours possibles

L'UEFA, de son côté, prépare actuellement un recours juridique en Suisse contre Gianni Infantino, l'accusant de « mauvaise gestion » à la tête de la FIFA. Cette démarche s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre les instances dirigeantes du football, où les désaccords sur la vision et la gouvernance de l'organisation sont devenus manifestes. Michel Platini estime que si l'UEFA souhaite écarter Gianni Infantino de son poste, la voie judiciaire sera la seule option viable pour y parvenir. Il a souligné la complexité des mécanismes internes de la FIFA pour destituer un président en exercice sans un fondement légal solide.

Selon l'ancien président de l'UEFA, la destitution du président de la FIFA ne pourra se faire que par des moyens légaux, soulignant l'importance des procédures judiciaires pour résoudre la crise de gouvernance au sein de l'organisation mondiale du football. Cette approche juridique est perçue comme la plus crédible et la plus efficace pour contester le leadership d'Infantino, compte tenu des statuts et des règlements de la FIFA. L'issue de ces procédures pourrait avoir des répercussions majeures sur l'avenir de la direction de la FIFA et sur la gouvernance du football mondial.

Contexte des accusations

Michel Platini a spécifiquement évoqué des exemples de violations présumées des règles du jeu, qu'il considère comme des atteintes fondamentales à l'intégrité du football. Il a cité l'instauration de pauses d'hydratation systématiques durant la Coupe du Monde 2026, une mesure qui, selon lui, altère le rythme naturel du jeu et la stratégie des équipes. Il a également pointé du doigt une mi-temps de 30 minutes lors du match final de cette même compétition, une durée inhabituelle qui déroge aux normes établies.

L'ancien président de l'UEFA a également mentionné un incident particulièrement controversé : l'annulation d'un carton rouge à l'encontre de Folarin Balogun. Cette décision aurait été prise suite à une intervention du président américain Donald Trump, ce qui soulève de sérieuses questions sur l'indépendance arbitrale et l'ingérence politique dans les décisions sportives. Le tournoi de la Coupe du Monde 2026 s'est déroulé conjointement aux États-Unis, au Mexique et au Canada, ce qui a pu créer un environnement propice à de telles pressions extérieures. Ces exemples, selon Platini, démontrent un mépris flagrant de Gianni Infantino pour les lois du jeu qu'il est censé protéger en tant que garant du football mondial.