Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a réagi mardi aux informations concernant une note émise par la Cour pénale internationale (CPI) à propos d'un mandat d'arrêt à son encontre. Il a menacé de répondre à une telle déclaration par une « guerre féroce ». Smotrich considère que l'Autorité palestinienne est le principal instigateur de ces démarches judiciaires et diplomatiques dans les forums internationaux. Une source diplomatique a par ailleurs indiqué à Haaretz que la CPI avait émis de nouveaux mandats d'arrêt visant cinq autres responsables israéliens.
Réponse à la CPI
Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a affirmé que l'émission de mandats d'arrêt à l'encontre du Premier ministre Benjamin Netanyahou, du ministre de la Défense Yoav Gallant et de lui-même constituerait une déclaration de guerre. Selon Smotrich, « l'Autorité palestinienne a commencé une guerre et recevra une guerre ». Il a également prévenu que « ce n'est que le début ». Ces déclarations interviennent alors que la CPI examine des accusations graves à l'encontre de plusieurs responsables israéliens. Les accusations portées contre les responsables israéliens comprennent des faits de déplacement forcé, d'expansion des colonies et de persécution. Smotrich fait en outre face à une accusation d'« apartheid », ce qui, si elle était confirmée, marquerait le premier mandat historique de ce type sous cette catégorie juridique. Cette accusation est particulièrement lourde et pourrait avoir des répercussions significatives sur la scène internationale.
Ciblage de Khan al-Ahmar
En réponse directe à la perspective de ces mandats, Bezalel Smotrich a annoncé son intention de signer un ordre d'évacuation de Khan al-Ahmar. Le ministre israélien des Finances aurait choisi le village bédouin de Khan al-Ahmar, situé stratégiquement à l'est de Jérusalem occupée, comme première cible de représailles. Smotrich chercherait à mettre en œuvre un ordre d'évacuation et de démolition pour Khan al-Ahmar. Pour ce faire, il s'appuierait sur ses pouvoirs de supervision au sein du ministère de la Défense (Sécurité) afin d'obtenir le contrôle total de la Zone C et d'étendre les colonies. Cette action, si elle était menée à bien, serait perçue comme une escalade majeure dans la région et pourrait entraîner de vives condamnations internationales. L'utilisation de ses prérogatives ministérielles pour une telle opération note la volonté de Smotrich d'agir concrètement face à ce qu'il perçoit comme une agression judiciaire.
Contexte des poursuites
Bezalel Smotrich fait face à de lourdes accusations du Bureau du Procureur de La Haye en lien avec des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité dans la الضفة الغربية المحتلة. Ces accusations sont détaillées et comprennent des allégations de déplacement forcé, d'expansion illégale de colonies et de persécution systématique de la population palestinienne. Le journal hébreu Haaretz a récemment révélé que la المحكمة الجنائية الدولية avait émis des mandats d'arrêt « secrets » contre cinq responsables israéliens. Cependant, Reuters a démenti cette information, créant une certaine confusion quant à l'étendue réelle des mandats. Malgré ce démenti, cette nouvelle a ramené les noms de بن غفير et بتسلئيل سموتريتش sur le devant de la scène concernant de potentielles poursuites, soulignant la pression croissante exercée par la CPI sur les personnalités politiques et militaires israéliennes. Ces ordres auraient été émis secrètement afin de protéger le déroulement des enquêtes et les témoins, une pratique courante dans les affaires sensibles devant la CPI. En novembre 2024, la المحكمة الجنائية الدولية a émis des mandats publics contre le Premier ministre israélien بنيامين نتنياهو et l'ancien ministre de la Défense يوآف غالانت pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité à غزة. La cour a officiellement rejeté les appels et contestations juridiques déposés par Israël pour annuler ces mandats d'arrêt, confirmant ainsi la poursuite de leur procédure judiciaire et la détermination de la CPI à faire avancer ces dossiers.
Implications et sanctions
Betzalel Smotrich a menacé de cibler tout objectif économique ou autre relevant de son autorité en tant que ministre des Finances et de la Sécurité, en réponse aux mandats d'arrêt de la CPI. Il a également averti qu'il imposerait des sanctions financières asphyxiantes à l'Autorité palestinienne. Ces mesures viseraient à saper économiquement l'Autorité palestinienne en retenant les recettes fiscales palestiniennes, également appelées fonds de compensation, pour affaiblir son fonctionnement. La menace de retenir ces fonds, cruciaux pour le budget palestinien, est une tactique de pression économique qui pourrait avoir des conséquences humanitaires et politiques désastreuses dans les territoires palestiniens. Smotrich a clairement indiqué que ces actions ne seraient que le début d'une série de représailles si les mandats d'arrêt de la CPI étaient confirmés et mis en œuvre. La portée de ces menaces, émanant d'un ministre ayant des responsabilités clés en matière de finances et de sécurité, indique une escalade potentielle des tensions entre Israël et l'Autorité palestinienne, avec des implications internationales importantes.