Un forum national intitulé « Intégration des savoirs entre les sciences cosmiques et les sciences religieuses » s'est tenu à Alger, marquant une étape importante dans le dialogue entre la foi et la science. L'événement a été accueilli par Dar Al-Quran (دار القرآن) au sein de la prestigieuse École Nationale Supérieure des Sciences Islamiques, située au Grand Mosquée d'Alger (جامع الجزائر). Cette rencontre de haut niveau a abordé la confluence des connaissances scientifiques et religieuses, soulignant leur rôle essentiel dans l'enseignement supérieur islamique contemporain. L'objectif principal de ce rassemblement était d'explorer les voies par lesquelles l'université islamique peut s'adapter aux défis et aux opportunités de l'ère moderne, tout en préservant son identité et ses principes fondamentaux.
Un Forum Pour l'Intégration du Savoir
Le forum s'est déroulé le mardi 7 juillet à Dar Al-Quran (دار القرآن), offrant une plateforme d'échange et de réflexion sur des questions cruciales. La participation à cet événement a été notable, avec la présence de personnalités influentes et de nombreux experts. Des conseillers du Président de la République ont assisté à l'événement, témoignant de l'importance accordée par les plus hautes sphères de l'État à cette thématique. Ils étaient aux côtés de représentants de plusieurs secteurs ministériels, soulignant l'implication intersectorielle dans cette initiative. Des délégations d'organismes nationaux étaient également présentes, renforçant la dimension nationale de la discussion. Un groupe conséquent de professeurs, de chercheurs et d'étudiants était aussi présent lors de cette rencontre organisée à l'École Nationale Supérieure des Sciences Islamiques, située au Grand Mosquée d'Alger (جامع الجزائر), garantissant une diversité de perspectives et une richesse dans les débats.
Le Défi de la Spécialisation Moderne
Le cheikh Mohamed El Mamoun Al-Qasimi Al-Hassani, doyen du Grand Mosquée d'Alger, a prononcé une allocution clé, affirmant avec force que l'intégration entre les sciences cosmiques et religieuses représente « l'une des questions les plus importantes de la renaissance scientifique à l'ère actuelle ». Il a mis en lumière la nécessité pressante de réconcilier ces deux domaines pour forger une compréhension plus complète du monde et de la place de l'homme en son sein. Le doyen a également observé que « les connaissances ont doublé, mais les ponts entre elles se sont rétrécis », une analyse qui note la fragmentation croissante du savoir. Il a expliqué que les spécialisations se sont multipliées de manière exponentielle, tandis que « le dialogue entre elles est devenu plus difficile », créant des silos intellectuels.
Selon le cheikh Mohamed El Mamoun Al-Qasimi Al-Hassani, cette tendance à la sur-spécialisation menace l'unité du savoir et entrave une approche holistique de la compréhension. Il a souligné que les grandes universités mondiales, conscientes de ce défi, s'orientent vers une révision des frontières de la spécialisation, favorisant la création de programmes interdisciplinaires et transdisciplinaires. Ces programmes visent à briser les barrières traditionnelles entre les disciplines, encourageant ainsi une collaboration et une synergie accrues. Le doyen du Grand Mosquée d'Alger a enfin indiqué que l'avenir sera façonné non pas par le chercheur qui en sait le plus, mais par celui qui établit le plus de liens, alliant profondeur de spécialisation, capacité à construire des ponts entre les différents champs du savoir et aptitude à transformer les connaissances en solutions concrètes et innovantes.
Revitaliser l'Unité Intellectuelle Islamique
Le projet de Dar Al-Quran, situé au Grand Mosquée d'Alger, cherche précisément à revitaliser l'idée selon laquelle l'université islamique doit retrouver son unité intellectuelle sans pour autant abandonner la spécialisation. L'objectif est de concilier l'héritage intellectuel islamique, qui a longtemps promu une vision intégrée du savoir, avec les exigences de la modernité et de la spécialisation scientifique. Le projet vise à ce que l'université islamique « s'ouvre aux méthodes de l'ère sans perdre sa spécificité et sa référence », selon les organisateurs de l'événement. Cette approche équilibrée est jugée essentielle pour que les institutions islamiques puissent contribuer efficacement au progrès scientifique et sociétal, tout en restant fidèles à leurs principes fondateurs. Cette initiative s'inscrit dans une démarche de modernisation profonde, tout en préservant les fondements et la richesse des études islamiques, en les rendant pertinents pour les défis contemporains.