Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a évoqué la possibilité que l'Égypte rejoigne l'« accord de La Mecque » pour la défense conjointe, lors d'une interview avec Al Jazeera au Qatar. Cet accord inclut actuellement la Turquie, l'Arabie saoudite et le Pakistan. « L’accord de La Mecque permet l’adhésion d’autres pays à l’avenir », a déclaré M. Erdoğan, ajoutant que « la participation de l’Égypte est possible ». Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel Aty, a confirmé que l'Égypte « était au courant au préalable de l'accord de défense conclu par l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ». Il a souligné que « ce type d'accords de défense nécessite une étude minutieuse avant de prendre position, compte tenu des considérations juridiques et constitutionnelles qu'ils impliquent ». Le ministre a également affirmé que « l'Égypte entretient des relations privilégiées avec l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie, dans le cadre des relations et de la coordination existantes entre les quatre pays ». Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, avait déjà abordé cette éventualité le 8 août.
Détails de l'accord de La Mecque
L'« accord de La Mecque pour la défense conjointe » a été signé entre l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan dans le but de renforcer la coopération en matière de défense. Cet accord a été formalisé lors d'un sommet réunissant le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le président turc Recep Tayyip Erdoğan et le Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif. Il stipule que les pays signataires s'engagent à prendre des mesures unifiées si l'un d'entre eux est soumis à une agression extérieure. Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a précisé que cet accord de défense conjoint est techniquement équivalent au principe de défense collective énoncé à l'article 5 de la Charte de l'OTAN. L'article 5 de la Charte de l'OTAN stipule qu'une attaque armée contre l'une des parties à l'accord est considérée comme une attaque contre toutes les parties. L'accord de La Mecque prévoit également la formation d'un comité ministériel et d'un secrétariat général, similaires aux mécanismes de travail de l'OTAN. Le président Erdoğan a déclaré que l'accord envoyait un message important au monde.
Réaction égyptienne à l'accord
Le Caire étudie l'accord sous tous ses aspects, a fait savoir Badr Abdel Aty. Le ministre égyptien des Affaires étrangères a affirmé lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue turc Hakan Fidan, tenue jeudi, que l'Égypte avait été informée de l'accord de défense entre l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan. M. Abdel Aty a souligné que ce type d'accord de défense exige une étude minutieuse avant toute prise de position, en raison des considérations légales et constitutionnelles qu'il implique. L'Égypte entretient des relations privilégiées avec l'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie, a-t-il ajouté, dans le cadre des relations et de la coordination existantes entre les quatre pays. De son côté, le président turc Recep Tayyip Erdoğan avait déclaré lors de l'émission « Al-Muqabala » qu'il était possible pour d'autres pays de rejoindre l'« accord de La Mecque » à l'avenir.
Contexte des alliances régionales
L'Égypte a rejoint une coalition militaire navale dirigée par l'Arabie saoudite le 30 juillet dernier, aux côtés de la Turquie et du Pakistan. Cette adhésion marque un renforcement des liens régionaux. En septembre 2025, l'Arabie saoudite et le Pakistan ont conclu un accord de défense stratégique conjoint. Cet accord stipule qu'une attaque contre l'un des pays serait considérée comme une attaque contre les deux nations, soulignant une étroite coopération militaire bilatérale. Ces développements interviennent dans un contexte d'évolution des alliances régionales.
Implications et perspectives futures
L'éventuelle adhésion de l'Égypte à l'« accord de La Mecque » pour la défense conjointe pourrait redéfinir l'équilibre stratégique régional. Cet accord, impliquant actuellement l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan, vise à une coopération renforcée en matière de défense, avec un principe de défense collective. L'intégration de l'Égypte, un acteur majeur du Moyen-Orient, étendrait la portée géographique et militaire de cette alliance. La décision du Caire, qui évalue l'accord à la lumière de ses considérations légales et constitutionnelles, sera déterminante pour l'avenir de cette initiative. Elle pourrait signaler une nouvelle ère de collaboration sécuritaire entre ces puissances régionales.