Le ministère de la Santé du Koweït a officiellement interdit les pratiques de soins énergétiques sur le territoire. Cette mesure prohibe désormais le recours au Reiki, aux chakras, aux cristaux, à l'aura ainsi qu'à la loi de l'attraction. Les autorités sanitaires koweïtiennes ont acté cette décision pour encadrer strictement les méthodes thérapeutiques accessibles à la population. Ces techniques, autrefois pratiquées dans divers centres de bien-être, ne peuvent plus faire l'objet de prestations de soins ou d'accompagnement. Le ministère de la Santé a rendu cet arbitrage effectif pour réguler le secteur de la santé au Koweït. L'application de ces nouvelles règles concerne l'ensemble des professionnels et des établissements proposant ces services sur le sol koweïtien.
Conflits avec la doctrine islamique
Des critiques avancent que les pratiques de soins énergétiques tirent leurs fondements du bouddhisme et de l'hindouisme, entrant ainsi en contradiction avec la doctrine islamique du monothéisme. Belkacem Z. Professeur de charia islamique, explique cette position : « Parce qu'il repose sur des rituels et des pratiques tirés des religions d'Asie de l'Est comme le yoga et le reiki, et qu'il inclut des idées métaphysiques et des philosophies ésotériques qui contredisent la doctrine du monothéisme, comme l'attachement à autre chose que Dieu Tout-Puissant en attribuant avantage et influence à l'énergie supposée de l'univers, au lieu de Dieu Tout-Puissant. »
Les théologiens musulmans contemporains ont majoritairement interdit ces méthodes thérapeutiques en raison de leur association avec des origines philosophiques païennes et bouddhistes. Cette interdiction repose sur la volonté de préserver la conformité des pratiques spirituelles et de santé avec les textes religieux.
Amna Aichouni, conseillère familiale et guide religieuse, soutient pour sa part que les soins énergétiques ne disposent d'aucun fondement scientifique. Elle attribue les effets ressentis par les pratiquants à la suggestion ou à l'effet placebo. Cette analyse rejoint les préoccupations d'autres observateurs sur la nature réelle des bénéfices allégués par les promoteurs de ces techniques.
Le docteur Mohamed Al-Awadi a également exprimé son inquiétude concernant le détournement des cadres factuels par ces pratiques. Il a déclaré : « Le danger dans les sciences de l'énergie et ce qui en découle ne réside pas seulement dans des affirmations étranges, mais dans leur transformation en un système qui réinterprète la maladie, les relations, la religion et la vie elle-même, loin de la science et de la réalité. » Selon le docteur Mohamed Al-Awadi, ces méthodes imposent une grille de lecture qui déforme la compréhension des enjeux de santé, des interactions sociales et des préceptes religieux, en s'éloignant des cadres établis par la science et les faits.