Le football africain plaide pour plus de places en compétitions continentales

Hany Abou Rida, président de la Fédération égyptienne de football, a interpellé la Confédération africaine de football (CAF) jeudi pour plaider en faveur d'une augmentation des places allouées aux clubs africains dans les compétitions continentales. La proposition, formulée par Hany Abou Rida, vise à accorder à chaque association nationale membre de la CAF un siège supplémentaire dans la Ligue des Champions africaine et la Coupe de la Confédération africaine. Cette initiative a pour but d'élargir la participation aux compétitions continentales, reflétant le développement du football africain et offrant ainsi davantage d'opportunités aux clubs de concourir au niveau continental. L'objectif est de permettre à un plus grand nombre d'équipes de vivre l'expérience des joutes africaines et de contribuer à l'essor du football sur le continent.

Détails de la proposition

Ces places supplémentaires seraient attribuées selon des critères de classement et des règlements préalablement approuvés par l'instance dirigeante du football continental. Le classement continental permettrait à certaines fédérations de voir leur quota augmenter jusqu'à trois clubs pour la Ligue des Champions africaine et trois clubs pour la Coupe de la Confédération africaine. Cette augmentation significative représente un changement majeur par rapport au système actuel. La participation de ces clubs additionnels débuterait dès les tours préliminaires des deux compétitions concernées, assurant ainsi une intégration progressive dans le calendrier des matchs. La mise en œuvre de ces critères et règlements garantirait une répartition équitable et basée sur le mérite sportif à travers le continent.

Actuellement, les douze nations les mieux classées sur le continent sont autorisées à présenter deux équipes en Ligue des Champions et deux équipes en Coupe de la Confédération. Cette règle permet aux pays ayant les meilleures performances d'avoir une représentation plus forte. Les autres pays participants, quant à eux, inscrivent une équipe dans chacune de ces compétitions continentales. La proposition de Hany Abou Rida cherche à modifier cette structure en offrant une place additionnelle à toutes les associations nationales, indépendamment de leur classement initial, tout en permettant aux nations les plus performantes d'atteindre un plafond de trois représentants.

Contexte actuel et exemples

Pour illustrer la situation actuelle et la manière dont les quotas sont attribués, l'Algérie sera représentée par deux clubs lors de la Ligue des Champions africaine 2026-2027 : le MC Alger et la JS Saoura. Cette représentation reflète le système en vigueur pour les nations les mieux classées, leur permettant d'aligner plusieurs équipes dans la compétition phare du continent, en l'occurrence deux dans ce cas précis. Le choix de ces clubs est basé sur leurs performances en championnat national.

Parallèlement, l'Algérie engagera également deux clubs dans la Coupe de la Confédération. L'USM Alger, en tant que tenant du titre de la compétition, bénéficiera d'une place directe, soulignant l'importance de la victoire continentale pour la qualification. Le CR Belouizdad complétera la participation algérienne dans cette compétition secondaire mais prestigieuse. Ces exemples concrets mettent en lumière la structure actuelle des qualifications, où les performances passées et les classements nationaux déterminent le nombre de représentants de chaque pays dans les compétitions continentales, ainsi que l'avantage accordé aux vainqueurs en titre.

Réaction et perspectives

La Confédération africaine de football (CAF) n'a pas encore communiqué de position officielle concernant cette demande. De même, aucun calendrier n'a été annoncé pour l'examen de cette proposition par ses instances compétentes. La proposition de la Fédération égyptienne de football, formulée par son président Hany Abou Rida, vise à octroyer une place supplémentaire dans la Ligue des Champions africaine et la Coupe de la Confédération africaine à chaque association nationale membre de la CAF. Cette initiative, qui permettrait à certaines fédérations d'aligner jusqu'à trois clubs dans chaque compétition, attend désormais une réaction du principal organe dirigeant du football africain. L'absence de réponse de la CAF maintient le suspense quant à l'avenir de cette révision potentielle des quotas de participation continentale et les implications pour le développement futur du football de clubs en Afrique.